C’est à un poème lumineux et visuel que nous convient Caroline Cornelis et son éclairagiste Frédéric Vannes. S’adressant à la sensorialité des enfants, la chorégraphe prend le parti de jouer avec les vibrations de la lumière pour les faire voyager entre peur de l’ombre et fascination pour l’éclat. Elle relève le défi de donner une consistance à la lumière, à en faire le personnage principal de sa découverte. En jouant sur certaines expressions comme “lumière noire”, ou “nuit blanche”, elle convoque une vaste palette d’effets : transparence, translucidité, ombre, contre-jour, brillance, miroitements, …
De l’éclairage, on devine les sources par intermittence, et l’éclairagiste les manipule parfois à vue. Mais ce dévoilement de la machinerie théâtrale n’empêche jamais la magie. Car la lumière, coupant des silhouettes humaines reconnaissables ou étranges, perçant à travers la fumée, filtrant derrière un paravent, se fraye un chemin pour activer leur imaginaire en éveil.
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