Derrière l’étrange titre de ce « ciné-spectacle » se cachent deux destins qu’apparemment tout oppose : Natacha Wouters, comédienne qui s’apprête à jouer Phèdre de Racine lorsque commence l’histoire, et Max, homme mystérieux qui partage son mobil-home avec sa souris de compagnie. Avec cette performance astucieuse, La Cordonnerie nous plonge dans un thriller aux accents poétiques fait de jeux d’ombres et de reflets multiples, à commencer par cette bande son produite sur scène commune aux deux premières parties du récit que le public, partagé en deux groupes, suit simultanément. Avant de découvrir, dans un troisième temps, le fil fragile qui relie ces deux existences. Une fois encore, Métilde Weyergans et Samuel Hercule conjuguent la maîtrise de la technologie visuelle et un goût prononcé pour la matérialité du bruitage afin de mieux immerger le public dans un récit où les vers de Racine semblent rencontrer le laconisme visuel d’un Aki Kaurismäki.
Plus d'informations :