Age : 33 ans
Spécialité : tatouage graphique
Dans ton casque : Wu-Tang Clan, MF Doom, Sage Francis, Cecil Otter, Stupeflip, Aesop Rock
QG à Strasbourg : le Nelson, la Mandragore ou le Grincheux et pour le resto, Com’O’Resto, chez Manu à la Krutenau
Site web : www.kofi-olive.fr   – facebook.com/kofi.olive

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La nouvelle saison est signe de nouveautés. Après les nombreux graphistes, peintres, illustrateurs mais aussi photographes, votre magazine Coze s’essaye à un tout autre type d’artistes : les tatoueurs. De plus en plus nombreux à Strasbourg, ils ont tous LA fibre artistique et une envie de dessiner qui dépasse l’entendement.  Du haut de ses 33 ans et de ses milles et une créations, kÖfi s’est prêté au jeu de la couverture, avec une ponctualité irréprochable, une dextérité hors-normes et un talent sans failles. Focus sur cet artiste en devenir.

Aussi loin qu’il s’en souvienne, kÖfi a toujours dessiné. Ça a d’abord été un passe-temps d’enfant, qui s’est ensuite transformé en véritable passion, pour être maintenant son travail et sa vie.

Après un parcours scolaire plutôt banal, kÖfi s’est lancé sur une longue autoroute vers l’ennui. Le bac en poche, il est entré en école d’Arts Appliqués à Chambéry, où il s’est fait renvoyer après un an et demi, ne correspondant pas au « moule » de l’école. Il a ensuite bifurqué vers les Beaux Arts d’Annecy, formation qu’il a très vite quittée, ne se sentant pas à sa place. En plein carrefour, on lui disait qu’en arts appliqués, son travail était trop proche du plasticien, et qu’en arts plastiques, il était trop illustratif. kÔfi a alors décidé de tracer sa propre route. Un peu par hasard, au détour d’une ruelle, il est devenu tatoueur, et a fini par s’installer à Strasbourg avec sa femme, où ils travaillent main dans la main à Baron Samedi ( 19 Rue des Bateliers ).Un parcours chaotique pour une arrivée triomphale, en somme.

kÔfi

D’une signification très primaire, il date de l’époque où notre artiste du mois graffait, et fait référence au café, boisson qu’il affectionne, sans rien de plus intellectuel ou de sous-entendu. Quant à la factory « Auber Subjekt », elle est une traduction approximative de hors sujet, terme que l’on lui a le plus souvent dit durant son parcours scolaire. Une sorte de dédicace à sa propre vie.

Son art  

Touche-à-tout, ses spécialités sillonnent entre le tattoo graphique, la peinture et le street art, autant de techniques qui lui permettent de s’exprimer. Au menu des mille et une choses qui l’inspirent, on retrouve notamment la culture hip-hop des 90’s,  les films de Terry Gilliam, l’artiste américain Basquiat, l’art de la propagande soviétique, mais aussi des peintres bien plus classiques tels que Ingres et j’en passe.

Véritable travailleur, kÔfi consacre ses journées au tattoo et ses soirées pour ses projets dessin, le tout toujours en musique. Un seul et même travail finalement, qui lui est impossible de dissocier : le dessin et le tattoo restent étroitement liés, où la seule différence réside dans le sujet. L’explication est simple, kÔfi a forcément plus de liberté dans le dessin, puisque pour le tattoo, le client est roi.

Côté couleurs, il ne s’en sert que pour le fond, avec un rôle bien particulier : elles sont là pour faire ressortir l’idée principale et lui donner une consistance. Ses dessins ne représentent pas toujours quelque chose, ils sont souvent « gratuits » et se suffisent à eux-mêmes. Ils sont une simple retranscription d’une envie, d’une idée, d’une blague. La preuve en images.

Et sa technique ? On l’aura remarqué, kÔfi utilise quasiment tout ce qui est possible en peinture, bien qu’il préfère l’acrylique, les bombes et les  marqueurs Posca. Mais notre artiste du mois n’attache pas grande importance aux outils : « ils ne sont qu’accessoires,  la création est le plus important, qu’importe ce que tu utilises ». Paroles d’un professionnel !

Le tatouage

Véritable tatoueur, kÔfi en a fait sa vie, sa profession et son gagne-pain. Travaillant en collaboration avec bien d’autres artistes dans le shop de Didier Jornod, il s’est fait une place dans le métier et s’octroie alors une liberté totale pour tout le reste. C’est en parallèle qu’il continue à peindre et à faire du graphisme, quand l’envie lui prend, et quand le temps libre lui permet, surtout !

Ses actualités

La fin d’année de notre artiste local sera consacrée au tattoo à Strasbourg, avec en bonus quelques conventions à venir, notamment à Liège et Perpignan. Mais il ne va pas sans dire que quelques projets d’expositions de peinture pour 2015 sont en cours de réflexion, bien qu’ils ne soient encore qu’au stade embryonnaire. Stay tuned…

 

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