« Né un soir de 1999 dans un sauna désaffecté de Sausheim, KG est le fruit d’une collision cosmique entre une boîte à rythmes soviétique, un synthétiseur astrologique et un écho de raï diffusé sur ondes courtes. Dès sa première bouffée d’ozone, le projet décide de ne jamais suivre les routes balisées : ni techno, ni pop, ni art contemporain — mais un peu des trois, passés à l’acide chlorhydrique de l’intuition brute.
L’unique membre officiel, sosie officieux de Klaus Nomi version hard rock, affirme n’avoir jamais vraiment choisi de faire de la musique. “C’est elle qui m’a choisi, comme un virus un peu doux.” Il compose ses morceaux dans des toilettes en inox ou dans des grottes thermales, selon l’humeur.
KG croit aux esprits de synthèse, aux chœurs inversés, et aux textes écrits en langues mortes qu’on ne traduit jamais. Chaque live est un rituel, une tentative de contact avec les formes de vie semi-humaines qui dansent dans les caves humides. Les visuels sont générés par une intelligence artificielle en panne, les rares paroles sont chantées par erreur, et les beats tombent toujours à côté, mais avec style.
En 2002, “Adieu à l’électronique” pose les bases : une musique qui fait suer les murs. Puis c’est le silence — jusqu’à ce que “Passage Secret” (2014) déboule, comme une lettre d’amour envoyée par un fax en surchauffe. En 2019, “Jesus Weint Blut” devient l’album préféré des fantômes des années 80, et en 2022, “Ein Mann Ohne Feind” est lancé dans l’espace à destination des formes de vie non binaires de la constellation de l’Aigle. Avec un peu de chance, ce nouvel opus “Le règne la Puissance et la Gloire” de 2026 devrait enfin signer l’arrêt des hostilités.
Aujourd’hui encore, KG ne cherche pas la célébrité, mais les failles, les craquements, les bizarreries qui disent “tu es peut-être vivant”, mais en 0,5 bits. Et il continue de jouer – dans les interzones, pour ceux qui aiment l’inconfort élégant et la transe bancale. »
Kim Salmon & The Smoked Salmon
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