Timide mais talentueux. L’un ne va pas toujours sans l’autre. Et c’est le cas de notre artiste du mois de janvier, au style artistique bien particulier. Après avoir fait le tour de (presque) tous les genres artistiques, le collage manquait à l’appel. Julien Bonnaric nous sauve la mise ! Petite interview hivernale de cet artiste colleur, qui redonne vie à nos vieux magazines et à nos canards. On adore !

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Pour la petite histoire, notre artiste du mois est passé par Paris et Lyon avant de s’installer dans notre chère capitale européenne. Et c’est après s’être perdu dans des dessins, dans des marges et des études de comptabilité, que Julien fait un tour à l’école d’art MJM de Strasbourg, pour enfin commencer sa carrière artistique. De là s’enchaine l’école L’iconograf´ – spécialisée dans l’illustration et dans la bande-dessinée – pour enfin se trouver dans les collages : « j’ai commencé à faire des collages à côté des cours, ça plaisait et ça me plaisait aussi » lance-t-il, « pour tout vous dire, le premier c’était une série avec des animaux nazis ». Aujourd’hui, Julien Bonnaric (qui a souhaité garder sa vraie identité pour la crédibilité) s’est lancé à son compte, depuis près d’un an et il en vit bien. Ou plutôt il en survit.

Se définissant comme artiste colleur, Julien utilise en réalité de vieux magazine, pour refaire une œuvre à sa sauce. « C’est ultra pompeux de dire ça, mais ce qui est bien avec le collage, c’est que l’on peut remodeler la réalité » explique-t-il. Chacune de ses créations sont indépendantes, et chaque collage peut raconter quelque chose d’autre, selon le point de vue de celui qui le regarde : le maître-mot est l’interprétation. As des matières brutes, Julien utilise principalement le ciseau et la colle, pour des œuvres de tout format, « j’ai même réalisé une œuvre de la taille d’un timbre-poste » lâche-t-il.

Son travail :

Travaillant à son compte et pour son compte pour le moment, notre premier artiste de l’année s’exerce au feeling, comme ça vient. Et c’est tranquille chez soi, dans son appartement du centre-ville, que Julien s’essaye au collage :  » j’ai mes habitudes de papy. Et puis c’est quand même plus pratique chez moi, avec les bouquins, mes 36 encyclopédies des années 80 c’est vite très lourd ! » ironise-t-il, justement. Sans inspirations propres, Julien Bonnaric est un fana des années 80, des univers kitschs et des films de Carpenter, réalisateur américain pour qui l’horreur est son sujet de prédilection.

Seul mais aussi à trois, Julien fait partie d’un collectif, le Blanc-Bec. Et c’est avec Stéphanie, adepte des dessins aux marqueurs Posca, et Axel, qu’il a déjà sorti un fanzine, intitulé “ Les petits îlots” . Le concept ? à chaque fanzine son thème, son œuvre et son style !

Ses actualités:

Côté nouveautés, un deuxième fanzine réalisé par le collectif est prévu pour ce début d’année , sur le thème des gangsters. Un autre personnel, fait que de collages, est également prévu pour ce début 2016, sur le thème des femmes, « ce vaste sujet » ! Mais aussi en projets, des cartes postales, des carnets en cours de fabrication et puis bien sûr une envie folle de refaire une exposition, à bon entendeur !

TEST DU TAC AU TAC : 

⁃  Ta série TV du moment ? Fargo et Ash vs Evil Dead

⁃ Ta plus grande phobie ? Les rats

⁃ Ta musique que tu écoutes en secret car tu en as un peu honte ? La musique de mexicains

⁃ Ton petit tic ? Je suis plutôt maniaque avec ma collection de jouets, et en général d’ailleurs aussi.

www.niddeciseaux.com

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