© Bartosch Salmanski - 128db.fr

Pour commencer cette nouvelle année, c’est une illustratrice strasbourgeoise à l’univers singulier qui réalise notre couverture et vous emmène dans son univers : rencontre avec Margaux Dancot. 

Les couvertures des magazines sont disponibles à l’achat dans leurs versions print sur notre boutique en ligne

Qui es-tu et quel a été ton parcours ?

Je m’appelle Margaux Dancot, j’ai fait des études de graphisme, mais ça ne me plaisait pas trop je me suis donc dirigée vers l’illustration alternative, au début surtout pour moi-même. Je suis arrivée à Strasbourg il y a six ans et par le hasard des choses j’ai eu la chance d’y trouver un atelier et aujourd’hui j’y imprime moi-même mes illustrations. Au départ je suis originaire de la Marne, dans la campagne, en pleine nature. Je suis ensuite allée à Troyes dans l’Aube où j’ai fait un bachelor en design graphique, c’était une filière spécialisée dans une école de commerce. J’y ai appris beaucoup de choses et le lieu était très chouette, les cours se passaient dans une ancienne abbaye, mais l’enseignement était très axé autour de la communication d’entreprise et du corporate, je ne m’y reconnaissais pas vraiment. J’ai donc préféré laisser ça de côté pour me concentrer sur des projets qui me correspondaient plus et qui sont plus en accord avec moi-même !
Une fois ces études terminées, je suis arrivée à Strasbourg pour une année sabbatique au départ puis je pensais peut-être à reprendre des études plus axées vers l’aspect artistique et puis finalement j’ai trouvé un job. Ce qui m’a permis d’être vraiment libre dans mes créations puisque je n’avais pas de pression financière de ce côté-là. J’ai ensuite rejoint un atelier d’artiste, la Fabrique à Nuage, rue Thiergarten dans le quartier gare à Strasbourg avant de m’installer dans mon propre atelier, l’Atelier Cerbère, que je partage avec deux autres artisans et où nous sommes installés maintenant depuis 2019 !

Margaux Dancot
Margaux Dancot

C’est quoi l’Atelier Cerbère  ?

C’est avant tout un espace de travail. Camille (Petit Pallas) y réalise des bijoux, Christophe (Alphonse et moi) des objets en béton et de mon côté j’y dessine et imprime mes travaux. J’y fais des reprographies classiques mais aussi de la sérigraphie de manière tout à fait artisanale et je dirais même do it your-self !
Ma technique est complètement autodidacte, je ne fais sans doute pas ça dans les règles de l’art mais j’apprends tous les jours et ça fonctionne ! Ces sérigraphies sont pour la plupart imprimées soit pour moi ou des amis ou en très petites séries. Au-delà de l’aspect purement atelier, on avait aussi envie que cet espace puisse être un espace de transmission et d’échange. Avec le covid, nous n’avons pas eu de nombreuses occasions d’ouvrir nos portes mais l’idée est que l’on puisse y partager nos savoir-faire, inviter aussi d’autres artistes et artisans.
En décembre dernier on a pu faire un marché de Noël avec plu-sieurs autres créateurs invités par exemple ! On va aussi développer la partie atelier pour que le public puisse venir s’essayer à nos pratiques ! L’atelier est ouvert lors des événements ou sur rendez-vous !

Comment tu travailles ? 

Au départ je dessinais beaucoup à la main, ça m’arrive encore évidemment mais depuis que j’ai une tablette je l’utilise beaucoup, ça facilite vraiment la vie ! Sinon je travaille aussi beaucoup au feutre et à la mine noire. Au départ mes dessins n’étaient pas très colorés, je commence à intégrer de la couleur seulement dernièrement ! J’aime aussi beaucoup le collage, qu’il soit manuel ou numérique, mais je crois que ce que je préfère finalement c’est le carnet de croquis. J’étais plutôt complexée par mes croquis au départ, mais finalement c’est là que ressortent beaucoup de choses.

J’étais plutôt complexée par mes croquis au départ, mais finalement, c’est là que ressortent beaucoup de choses. 

Quel est le projet réalisé que tu préfères ?

Je dirais qu’il y en a deux qui m’ont vraiment marquée : le premier est la pochette que j’ai dessiné pour le groupe de musique strasbourgeois Peace me off. J’ai vraiment aimé travailler pour eux, c’était mon premier gros projet, l’illustration que j’ai réalisée a été imprimée sur différents supports. J’ai eu carte blanche et en écoutant leur musique, j’ai dessiné assez naturellement ce qui m’est venu. J’avais un prof qui disait que la première idée était souvent la bonne et que parfois il ne fallait pas chercher sans cesse, je suis assez d’accord avec ça et pour ce projet c’est tout à fait ce qu’il s’est passé !
Le second projet c’est une sérigraphie trois couleurs. C’était une première pour moi et aussi un petit challenge. Et puis cette illustration qui représente une femme en boule avec un trou dans le ventre est très personnelle et finalement elle a parlé à beaucoup de monde et j’ai trouvé ça vraiment cool que des gens s’identifient à mon travail.

Margaux Dancot
Margaux Dancot

Peux-tu nous parler de ton univers ? 

Comme je le disais plus tôt, j’ai grandi à la campagne et je garde un attrait particulier pour la nature, mais toujours avec une pointe d’étrangeté. J’aime bien quand il y a un twist sur un dessin, quelque chose d’un peu bizarre, qui dérange un peu. Mes travaux ne sont pas des illustrations mignonnes, finale-ment ce sont plutôt mes angoisses qui ressortent dans mes dessins, on y retrouve souvent les sensations que je ressens. J’aime beaucoup l’univers du fanzine, du graphisme alternatif. Dans mes inspirations, je peux citer Le Dernier Cri, un éditeur marseillais, Makoto Chi ou encore Ludovic Debeurme.

J’aime bien quand il y a un twist sur un dessin, quelque chose d’un peu bizarre, qui dérange un peu. 

Quel serait ton projet de rêve ? 

Je pense que bosser pour un artiste musical dont j’apprécie le travail serait vraiment chouette ou alors une BD, je lis beaucoup de romans graphiques et en faire un serait vraiment fou !

Quoi de prévu pour cette nouvelle année ? 

J’aimerais varier mes supports d’impression, de proposer plu-sieurs petits objets artisanaux. Proposer mes dessins encadrés devient un peu ennuyeux pour moi, j’aimerais développer et tester de nouvelles choses. En ce moment je fais beaucoup de couture, j’aimerais pourquoi pas imprimer mes dessins sur du textile, ce serait fait à la main de A à Z. J’ai beaucoup d’idées de déclinaison des supports, il faut juste que je me lance maintenant ! C’est un peu mon challenge pour 2022 ! Et puis à l’atelier on aimerait proposer au moins une exposition ou un atelier par saison !

Où peut-on trouver ton travail ? 

En ligne sur ma boutique Etsy , sur place à l’atelier et aussi à la commande si des personnes s’identifient à mon univers !

La couv’ vue par l’artiste Margaux Dancot

Cette illustration n’est rien de plus qu’une invitation à plonger dans une atmosphère incongrue où cohabitent nature paisible et créatures espiègles. 

 
 
 
 
 
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Questions du tac au tac

1. Ton lieu culturel favori en Alsace ? Le cinéma Vox, j’aime beaucoup l’ambiance que ce cinéma renvoie.
2. Ton spot pour boire un verre ? Le barbu’to !
3. Ton film préféré ? Amélie Poulain, j’aime bien son côté bizarre !
4. Ta bonne résolution pour 2022 ? Être plus assidue dans mon travail.
5. Ta recette pour se réchauffer ?
Le canapé, le jogging, le plaid et le tricot !

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Atelier Cerbère au 19a rue de Molsheim à Strasbourg

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