© Gabrielle Brin - Arnaud Wolff

Pour ce numéro d’octobre, nous avons convié Gabrielle Brin, une jeune illustratrice et designer graphique touche à tout. Dans son univers coloré et extravagant se mêlent dessins, photographies et vidéos. Strasbourgeoise d’adoption, elle partage aujourd’hui ses activités entre Croûte pour le côté artistique, professeure pour le côté transmission et Coupable pour le côté entrepreneurial. Gabrielle était aussi en passe de devenir une grande skateboardeuse, mais une cheville dans le plâtre plus tard, elle remet finalement ses aspirations sportives à un autre jour.

Son travail

Pour se présenter Gabrielle nous explique qu’elle a 23 ans et qu’elle est sagittaire ascendant cancer. Sur le moment, on rigole, mais sagittaire ascendant cancer, pour les néophytes en astrologie que nous sommes, ça ne nous parle pas tellement. Finalement, après quelques recherches, on se rend compte que ça a toute son importance pour comprendre l’univers de Gabrielle. En effet, selon plusieurs magazines féminins hautement qualifiés sur le sujet, ce profil astrologique renvoie à des adjectifs tels que rêveuse, illuminée, dynamique ou encore originale. Vous verrez par la suite pourquoi ça a son importance… Gabrielle donc, a rejoint nos terres alsaciennes il y a sept ans pour suivre des études de communication à l’ISCOM de Strasbourg. C’est là qu’elle y découvre le graphisme et son premier amour : Photoshop. Après différentes expériences comme graphiste en agence, elle devient designer graphique en free lance et se dirige vers l’entrepreneuriat l’année dernière.

« Photoshop c’est mon premier amour »

Depuis petite le dessin prend une grande part dans sa vie, mais c’est véritablement lors de la découverte de logiciels de conception assistée par ordinateur que sa créativité prend un tournant considérable. Gabrielle commence à s’y essayer assidûment avec ce qu’elle a à sa disposition : sa tête, son téléphone et bien sûr son ordinateur. Elle crée alors une série d’autoportraits dans lesquels elle se transforme. Des réalisations qui nous font penser au travail de Cindy Shermann mais dans une version 2.0. Elle se prend de passion pour le montage avec Photoshop, découvre aussi Illustrator et se lance dans différents projets. Elle travaille notamment autour de paysages urbains dans lesquels elle incruste des vidéos de mer ou d’éléments naturels en mouvement. Dans ses créations, elle transforme le monde réel et quotidien en l’emmenant dans une version fantasmée, plus poétique et parfois même complètement surréaliste.

Gabrielle Brin

On retrouve dans le travail de Gabrielle différentes séries de travaux qui peuvent s’identifier à des périodes de sa vie. Elle se passionne pour un sujet ou un autre, des barbies aux aliens, en passant par la nudité ou le monde religieux ; chacune de ses séries racontent finalement toutes à leurs manières une partie de sa vie. Suite à une mauvaise expérience professionnelle, Gabrielle se retrouve avec une paralysie faciale, tout un côté de son visage reste figé. Au repos chez ses parents, elle tombe sur les barbies de son enfance dans le grenier familial et commence à travailler avec elles. Elle les photographie puis crée des montages, des tableaux avec ces images. Les poupées prennent la place de La jeune fille à la Perle dans les toiles de Vermeer ou se retrouvent attablées sur La Cène de Vinci. Gabrielle imagine aussi une fondation fictive d’aide aux femmes autour des poupées et c’est tout un projet qui prend vie. Par la suite, elle se retrouve à travailler dans le cadre d’un projet scolaire autour du sujet des aliens. Thématique qui la passionne aussitôt et que l’on retrouve donc forcément dans son travail avec de nombreuses créations dans lesquelles des personnages à l’apparence humaine mais à la peau bleue ou verte se retrouvent sur fond de ciels étoilés.

Gabrielle Brin

Gabrielle finalement c’est un peu comme une éponge qui absorbe tout ce qui l’entoure et le retranscrit en image. Mais pas une éponge classique, plutôt une éponge pétillante et farfelue !

C’est là qu’arrive Croûte.
Elle nous explique qu’à cette époque, la description de son compte Instagram mentionne : j’adore les chats mais je déteste le mot Croûte. La sonorité, le sens du mot, l’imaginaire qu’il renvoie… dans croûte tout la répugne mais c’est finalement ce mot là qui va devenir l’étendard de l’ensemble de ses créations. Gabrielle nous explique qu’un peu à la manière de Batman qui n’aime pas les chauve-souris, elle n’aime toujours pas les croûtes mais c’est finalement sa force et puis une croûte, dans le monde de l’art, c’est aussi une toile qui n’est pas forcément très réussie et le côté modeste de Gabrielle ne se vante pas de réaliser de grands chefs d’œuvre mais s’amuse volontiers de finalement faire des croûtes.

« C’est comme Batman, il n’aime pas les chauve-souris, mais c’est sa force. Croûte c’est pareil »

Avec Croûte comme nom d’artiste, elle continue à réaliser de nombreux projets et expose même ses créations à Strasbourg avec le Collectif La Zoim. Elle commence également à réaliser des commandes de portraits pour des particuliers. Son travail est très marqué par l’univers du photographe David Lachapelle et aussi par Robin Eisenberg. Pour les artistes locaux, elle admire tout particulièrement l’univers de Buckwild et de Hudada Doodies , ainsi que le travail photographique d’Arnaud Wolff . Gabrielle c’est une pile électrique qui touche à tout, d’ailleurs elle conseille à chacun de ne pas s’imposer de limite, de pas pas avoir peur de partir en vrille. Ainsi elle s’inspire de tout ce qui l’entoure et ne se limite pas à une pratique, après le dessin, la photo et la vidéo, Gabrielle s’essaie aussi à l’argile et à la peinture sur toile. On a hâte de voir le résultat !

Ses actus

Depuis cet été, vous pouvez retrouver les dessins de Gabrielle sur les tee-shirts de sa marque Coupable. Tee-shirts que l’on peut découper pour qu’ils s’adaptent à toutes les morphologies et dont une partie des bénéfices est reversée à l’ONG Octopus, qui œuvre entre autre pour la protection des fonds marins !

Test du tac au tac

Ton film préféré ? Le Cinquième Élément 
La musique qui te met de bonne humeur ? Toutes les musiques de Miley Cyrus
Ton Spot préféré en Alsace ? L’Atlantico
Si tu pouvais crier quelque chose tout de suite ? J’ai maaaal à la cheville !

instagram.com/gabriellebrin
coupable.org

L’agenda culturel alsacien dans ta boîte mail. S'inscrire à la newsletter Coze

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts.