portrait

Fiche d’identité :

Marie MEIER

Age : je vais faire ma coquette, je suis dans le métier depuis 2000 !

Spécialité : imagère, au sens médiéval, sorte d’illustratrice

Ses influences : Frida Kahlo

Dans son casque : Punish yourself

Ses QG à Strasbourg : L’épicerie, pour ses tartines aux pruneaux et leur mousse au chocolat blanc, et chez Primitive Abstract, tatoueuse

Site web : www.mariemeier.fr

Grande gagnante de la cérémonie des Hopl’awards dans la catégorie meilleure affiche de festival pour le Hard Rock Session, Marie Meier se devait d’être dans nos pages. Alors quoi de mieux que de débuter l’année 2014 avec une artiste d’exception ? Dans le métier depuis 2000, elle s’illustre dans la couleur, à l’image de ses tatouages parsemés sur son corps. Aquarelles, gravures ou objets, curiosités ou même coques d’Iphone, Marie Meier est une touche-à-tout. Et plutôt douée dans son genre !

A l’âge de dix-huit ans, Marie Meier se voyait pasteur. Mais toujours passionnée par le monde du dessin, elle se tourne finalement vers des études d’arts plastiques. Son DEA en poche, elle aurait pu se destiner au professorat, mais s’oriente finalement sur la voie du freelance. C’est là qu’est née l’artiste aux multiples talents.

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Son travail

Petit oiseau de nuit, notre artiste du mois est très productive entre 1h et 3h du matin. Bien au chaud dans son cocon qu’est son appart atelier dressing « un peu bizarre et bordélique », elle écoute, regarde et s’inspire de tout. La peinture devant Doctor Who, c’est son truc, tiens.

Débutant dans l’illustration musicale avec le magazine Rock & Folk, elle évolue ensuite vers ce qu’elle aime, c’est-à-dire vers l’univers du folklore européen, de l’imaginaire populaire, avec un point d’orgue pour le folklore mexicain, ses crânes et ses tatouages.

Attirée par le mysticisme et le paganisme, elle avoue vouer une inspiration autour de la mort et de ses mystères. A fortiori, son style reste très violent et sombre, contrairement à son conjoint qui lui, étonnamment, réalise des œuvres plus féminines.

Son ami Liliome, parlons-en. Marie Meier et lui sont justement en train de travailler sur une série en binôme, sorte de cadavres exquis avec des morceaux qu’ils assemblent. Ce dessin imaginaire est leur première vraie collaboration.

Ses œuvres sont plutôt colorées, preuve à l’appui. Fana des aquarelles, Marie Meier travaille aussi beaucoup sur ordinateur, notamment pour les impressions de journaux, livres ou CDs. Question pratique, puisqu’il est difficile de garder les belles couleurs de l’aquarelle en les transposant : le travail en numérique se veut plus facile, et elle peut ainsi veiller à une certaine cohérence pour ce qu’elle voit imprimé.

Véritable artiste, Marie Meier est un peu comme sa peintre culte, Frida Kahlo : son travail est cathartique,  illustrer, graver et créer de l’art lui permet d’extérioriser ses traumatismes vécus.

Et comme elle est de nature généreuse, elle tient à partager son savoir-faire : elle fait souvent des démonstrations de gravure sur place, pour en donner une vague idée aux novices, pour permettre aux intéressés de comprendre les techniques et les dessous de la gravure. Transmettre fait partie de son art et de son métier, tant mieux pour nous !

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Ses expériences

Répondant à des commandes privées comme publiques, elle a pu, en treize ans d’exercice, toucher un peu à tout. Parmi ses expériences notables, on retiendra l’illustration de la couverture du livre King Kong Théorie de Virginie Despentes et la fresque réalisée pour son film Bye Bye Blondie sorti en 2012.

Marie Meier a aussi beaucoup travaillé pour le monde musical, avec six ans de collaboration chez Rock & Folk. Elle regrette d’ailleurs de ne plus pouvoir illustrer l’actualité musicale, supplantée par la photographie.

Son travail d’aujourd’hui se focalise beaucoup sur sa boutique-atelier, Duo Désordre, où toutes ses créations et pièces uniques sont exposées et en vente. A bon entendeur, pour vos cadeaux de Noël en retard !

Ses actualités consensuelle, avec une œuvre aux accents gothiques, des murs rouges avec des femmes allongées aux regards pénétrants. Bonne nuit !

Article : Charlotte Baechler

Photo : Fred Hurst

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