Créée en 2000 et reconnue d’utilité publique en 2005, la Fondation François Schneider poursuit un double engagement éducatif et artistique, en proposant des expositions et une programmation culturelle autour de l’eau.
A travers sa fondation, François Schneider a souhaité aider financièrement des jeunes à poursuivre leur formation au-delà du baccalauréat malgré des revenus modestes. Près de 200 bourses d’études supérieures sont octroyées chaque année.
À travers le concours Talents Contemporains, François Schneider soutient de jeunes artistes par l’acquisition de leurs œuvres et leur mise en valeur au centre d’art contemporain de la Fondation, dédié à la rencontre de l’art et de l’eau.
Conçue autour des productions d’artistes de renom et en devenir, la collection a pour vocation de rapprocher le public de l’art contemporain. Les œuvres acquises au fil des années sont présentées en intérieur ou dans le jardin de sculptures.
L’art contemporain au fil de l’eau
Chaque année, trois à quatre saisons d’expositions sont programmées, présentant les œuvres des Talents Contemporains ou d’artistes confirmés. Destinées à un large public, elles abordent la création contemporaine sous de multiples facettes.
27 rue de la Première Armée
Du 16 janvier au 2 mai 2027
Julie Bourges・Ladislas Combeuil・Alioune Diagne・ Éléonore Geissler・Mehrali・Enrique Ramírez
À l’occasion de la 14ᵉ édition du concours Talents Contemporains, l’exposition Traversées réunit les sept artistes lauréats qui font de l’eau le théâtre du voyage, de la résistance et de la mémoire.
Le parcours s’ouvre avec l’écoute de l’œuvre Elegías a un paisaje d’Enrique Ramírez, dont la sculpture sonore réactive un savoir précolombien pour donner voix à l’eau et à l’air. La matière trouve ensuite un souffle minéral chez Ladislas Combeuil, dont les 45 toiles de Mes petites fenêtres laissent la peinture créer d’elle-même des horizons silencieux. L’immersion se poursuit avec Le plus vieux film du monde d’Éléonore Geissler, installation hybride transformant un aquarium et son cœlacanthe préhistorique en un véritable théâtre optique. Le regard glisse vers les eaux de la mer Caspienne avec Raw Reverie de Mehrali, qui fixe la force des vagues au cyanotype pour raviver des souvenirs d’enfance. Puis, la toile vibrante Géeju Neefare – Plastic Sea d’Alioune Diagne donne au parcours une portée géopolitique, dénonçant la pollution plastique et l’exil forcé des communautés de pêcheurs sénégalais. Julie Bourges propose ensuite Les eaux-fortes, un conte visuel de sept photographies où le quotidien d’une femme marin-pêcheur devient une quête d’émancipation face à la mer. Enfin, Paul Heintz clôt le parcours avec Nafura, une traversée urbaine et nocturne en Arabie Saoudite où trois femmes sillonnent Djeddah en voiture pour s’offrir une parenthèse de liberté face aux normes sociales.
Alioune Diagne, Géeju Neefare – Plastic Sea, 2024, acrylique sur toile | 75.5 × 73.5 cm | Courtoisie de l’artiste et Templon, Paris – Bruxelles – New York Photo Laurent Edeline
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