Yun Poq écrit comme on encaisse : avec ironie, lucidité et un sens aigu du réel. Chez lui, le sarcasme n’est pas un gimmick, c’est un mécanisme de survie. Une manière de tenir debout dans un monde qui tangue. Ses textes, eux, frappent net : directs, parfois désabusés, souvent justes.
Nourri au boom bap, il en garde la rigueur et le goût des phases qui marquent. Mais Yun Poq ne se fige pas. Il glisse aujourd’hui vers des formats plus hybrides, où le rap affiné – comme un fromage sur les étals du second job de l’artiste – croise des mélodies plus ouvertes, entre introspection nocturne et tensions club. Une écriture qui s’étire, sans jamais perdre en précision.
Sur scène, le propos prend corps. Aux côtés de Goomar, il impose un live dense, habité, sans distance. Ça transpire, ça percute, ça reste !
Avec Tout doit disparaître sorti fin février – un titre clin d’œil à son quotidien de commerçant – Yun Poq pose une pierre de plus à son parcours. Un projet lucide, qui capte quelque chose de l’époque sans chercher à l’adoucir. Dans sa playlist concoctée pour Coze comme dans sa musique, les frontières bougent : de Mobb Deep à Fred again.., de Lino à Tyler, the Creator. Un spectre large, à l’image d’un artiste qui capte, digère et restitue sans jamais lisser !
La suite s’écrit déjà : vous pouvez le retrouver en live ce mois de mai au NL Contest , aux côtés de Ugo Ayss, en première partie d’Assassin pour un show commun qui s’annonce de haute volée ! Clips et collaborations sont aussi au programme de 2026, affaire à suivre !
Chanson Bonus, le son pour le 1er barbecue de l’année : Asap Rocky – Sundress