Vernissage en présence de l’artiste.

Pour sa première exposition institutionnelle en France, l’artiste coréenne Jeongmoon Choi (née en 1966 à Séoul, vit et travaille à Berlin), explore à travers le dessin, le fil et la lumière, les thèmes de la ligne et de l’espace, du mouvement et du temps, du corps et de l’environnement.

Au centre de l’exposition, une installation tridimensionnelle dans 250m2, produite in situ et réalisée avec du fil élastique et de la lumière UV, évoque le pouls de la terre lors d’un séisme et transforme la vitrine du FRAC en un dessin immersif, tel un sismogramme en trois dimensions.

« Je dessine les mouvements et les vibrations de la terre. Quelles traces et mémoires matérielles et immatérielles les tremblements de terre laissent-ils derrière eux ? L’exposition se concentre sur le processus de visualisation avec mon langage artistique. » explique l’artiste.  

Le matériel historique utilisé reprend des enregistrements sismographiques du tremblement de terre de Tohoku en 2011, qui a déclenché l’un des plus grands tsunamis et conduit à la catastrophe nucléaire de Fukushima.  Les mouvements tectoniques sont traduits visuellement à travers des fils dans l’espace, des dessins et des objets et peuvent être vécus physiquement. Un « espace intermédiaire » est créé par le jeu entre les lignes et les visiteurs qui avec leur corps forment ensuite un autre dessin dans l’espace.

Une œuvre sonore traduit le battement du cœur de l’artiste en ondes sismiques, le pouls de la Terre peut fusionner avec celui des visiteurs

Lorsque nous parcourons les installations de Jeongmoon Choi, surgissent des impressions contradictoires. Ses architectures sont stables et vulnérables, les lignes, surfaces et espaces semblent virtuels, mais sont réels et jouent avec les limites de notre perception pour tendre vers le transcendant, l’intangible. Les œuvres oscillent entre le visible et le tactile, entre le sensuel et l’abstrait, entre l’émerveillement de la beauté et la fragilité de la création pour laisser place à un sentiment de menace et d’instabilité face aux effets des phénomènes et catastrophes naturelles. Les visiteurs peuvent percevoir l’installation individuellement, de manière différentié : comme un lieu d’énergie, de méditation, de sécurité, mais aussi d’irritation et de sensibilité.

vendredi 28 février de 18h30 à 20h30
FRAC Alsace - Sélestat
Gratuit
L’agenda culturel alsacien dans ta boîte mail. S'inscrire à la newsletter Coze

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts.