Emotions, puissance et tension spectaculaire, la danse de Nach, alias Anne-Marie Van, captive. Issue du krump, intensément expressive, la jeune artiste fait de son corps androgyne un emblème aux images changeantes et multiples. Un solo en guise d’autoportrait qui donne la mesure de son engagement.   

Krump – de l’acronyme anglais KRUMP, Kingdom Radically Uplifted Mighty Praise, en français signifie : élévation du royaume par le puissant éloge. Cette danse très codifiée et hiérarchisée conçue pour les espaces publics est née à Los Angeles vers la fin des années 90 suite à des tensions sociales et des émeutes raciales. Nach, dans son propre travail en a fait un langage à part. Dans son solo Cellule, comme enfermée par les images projetées sur scène, elle ouvre un autre espace à l’expressivité de cette danse explosive. Cheminant sur les voies de l’autoportrait, elle dit « explorer le territoire de ses clairs-obscurs intérieurs (…) et jouer avec l’ambiguïté de son corps androgyne, deux êtres qui conversent dans un même corps ». Car, comme tous les krumpers, Nach est à la fois elle-même et son avatar, son personnage. La danseuse, familière des danses urbaines, des espaces publics comme de la scène – elle a aussi été interprète pour le chorégraphe lyonnais Heddy Maalem – s’y dévoile jusqu’à la nudité entre ombres et lumières. Un kaléidoscope d’images structure cette pièce puissante et énergique habitée par les multiples visages de l’interprète qui finalement se dévoile jusqu’à l’apparition d’une autre forme poétique, la fragilité de la présence.  

mercredi 19 janvier de 19h00 à 20h00
Pôle Sud - Strasbourg
prix : 17€
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