La Biennale les Giboulées qui avait vu sa dernière édition annulée en 2020 du fait de la crise sanitaire est de retour cette année pour vous en mettre plein les yeux avec pas moins de 34 propositions artistiques réparties dans 14 lieux de l’Eurométropole de Strasbourg ! Cette édition mettra comme toujours en lumière la marionnette contemporaine en dialogues avec d’autres arts mais elle sera aussi toute particulière puisqu’elle rendra hommage à André Pomarat, fondateur du TJP en 1974 et créateur des Giboulées. Les Giboulées 2022 seront aussi les dernières sous la direction de Renaud Herbin.
Du 4 au 19 mars, c’est un riche programme qui va s’emparer de Strasbourg ! Dans plusieurs salles de spectacles de l’Eurométropole ou dans l’espace public, de nombreuses propositions mêlant plusieurs pratiques artistiques vous attendent, notamment plusieurs en entrée libre !
Voici une sélection de rendez-vous à ne pas manquer :

L’anglais Tim Spooner est de retour au TJP avec //Poison Marcas// ! L’artiste que l’on connaît pour ces spectacles qui s’approchent souvent de l’expérience autour des matières ou des processus, s’intéresse ici à la tentative de disparition. Le résultat donne à voir un spectacle de marionnettes mêlant doigts de sorcières, figures de Pinocchio et rôle du manipulateur ! Cette petite forme est proposée en entrée libre et dure 15 minutes ! Une jolie mise en jambe pour débuter les Giboulées !
Le 4 mars à 19h
TJP Petite Scène
Entrée libre

Depuis le début de cette saison le TJP propose des expérimentations artistiques dans l’espace public intitulées //Les Cosmodélies//. Durant les Giboulées vous pourrez participer à trois de ces rendez-vous ! Ceux-ci sont en accès libre, vous pouvez regarder ou participer avec les artistes. Les trois //Cosmodélies// proposées dans le cadre du festival seront orchestrées par Renaud Herbin, David Séchaud et Stéphanie Félix
2 et 9 mars de 15h à 17h avec Renaud Herbin
5 mars avec David Séchaud
19 mars avec Stéphanie Félix
Participation libre et gratuite

Renaud Herbin, actuel directeur du TJP, propose ici pour la première de son dernier spectacle. //Par les bords// est une interrogation existentielle, de l’ordre de l’intime et des émotions. Sur scène on retrouve un travail autour du corps, de l’espace et du son, où le spectateur est témoin d’un combat avec des forces invisibles.
Le 4 mars 21h
Le 5 mars 18h
Le 6 mars à 19h
TJP Grande Scène

Alice Laloy, de la Compagnie S’appelle Reviens, travaille depuis 2014 autour de la figure de Pinocchio. Après avoir explorer plusieurs formes artistiques autour de ce sujet, de la photographie à la performance, elle propose ici //Pinocchio Live #2//. Ce spectacle est une réflexion autour de la désarticulation des corps et donne à voir une vision nouvelle, quelque peu déroutante, de la figure de la marionnette.
Le 11 mars à 18h30
Le 12 mars à 11h
Palais des fêtes

Dans le cadre des Giboulées, plusieurs //Précipités d’expérience// sont proposés. Il s’agit de rendez-vous durant lesquels vous pouvez être au plus proche des artistes et de leur travail en cours. Petites formes, étapes de recherche ou de créations vous y seront proposés par des artistes œuvrant dans les champs du Corps-Objet-Image, projet artistique du théâtre.
Le 12 mars avec Emily Evans et Rafi Martin – TJP Grande Scène
Le 13 mars avec Anniek Vetter et Annina Mosimann – TJP Grande Scène
Les 18 et 19 mars avec Renaud Herbin – TJP Grande Scène
Le 19 mars avec Antoine Cegarra – Espace K

David Séchaud pose de nouveau ses fondations au TJP. Il est bien connu du théâtre de puisque le scénographe performeur y a déjà présenté //Archivolte// et //Monsieur Microcosmos//. David Séchaud est un explorateur des architectures, il aime construire et déconstruire et a un goût plus que prononcé pour l’accident et la catastrophe. Dans son précédent spectacle //Archivolte// on assistait au casse d’un musée finissant par un effondrement. Avec //Le Gonze du Lopiphile// l’architecture est encore une fois au cœur du propos et plus précisément la ruine. Sur scène un comédien, une acrobate et un musicien s’inventent archéologues et tentent de retracer l’histoire d’un paysage abandonné en enquêtant sur les débris. Une enquête pas toujours honnête, qui frôle parfois le délire et l’absurde et qui emmène les trois comédiens à s’emmêler dans une forêt de signes indéchiffrables. //Le Gonze du Lopiphile// questionne notre fascination pour l’Histoire, la science et les objets qui nous ont été légués.
Les 12 et 13 mars
Théâtre de Hautepierre

Rendez-vous sur le campus Esplanade pour découvrir //Gadoue// ! Au cœur du spectacle : Nathan Israël accompagné de la harpiste Delphine Benhamou et beaucoup de boue ! Cette petite forme d’une trentaine de minute met en scène un dandy tiré à quatre épingle qui tente de ne pas glisser… Bien entendu, on sait d’avance que tout ça va déraper !
Les 16, 17 et 19 mars
Campus de l’Esplanade + Espace public
Au-delà des spectacles, les Giboulées sont aussi un temps d’échanges et de rencontres. Vous pourrez par exemple participer à des plateaux radios, aux Cosmodélies, des rencontres pour les professionnelles auront aussi lieu les 11 et 18 mars, sans oublier les after qui proposent des concerts pour prolonger les soirées durant les week-ends du festival !
Retrouvez la programmation complète des Giboulées sur le site du TJP !