© Leto, de Kirill Serebrennikov.

CE QU’IL NE FALLAIT PAS MANQUER : 

Amanda
de Mikhaël Hers

Après que sa soeur ait été tuée lors d’un attentat dans un parc parisien, David, jeune homme qui vit de petits boulots, doit s’occuper de sa nièce, Amanda. Loin du pathos, c’est avec grâce et douceur que Mikhaël Hers explore les relations intimes d’êtres en deuil qui (ré)apprennent à vivre. En toute humilité, ce mélodrame traite le traumatisme collectif avec pudeur, le traumatisme personnel avec malice et délicatesse.

Le petit + : Vincent Lacoste, puissant et sublime

CE QUE VOUS AURIEZ DÛ MANQUER :

Carmen et Lola
d’Arantxa Echevarría

Carmen et Lola, affiche

Au sein d’une communauté gitane traditionnelle de la banlieue madrilène, Carmen et Lola ne peuvent s’aimer. La première n’ose pas et se plie aux exigences familiales, tandis que la seconde dessine et rêve de liberté. Malgré une certaine énergie, le drame aux enjeux téléphonés manque de subtilité et emprunte gratuitement au documentaire. Le regard trop extérieur de la réalisatrice tend à la stigmatisation des personnages plus qu’il ne leur rend justice.

Le petit + : lumière solaire des deux actrices

À NE PAS MANQUER :

Leto
de Kirill Serebrennikov

Sorti le 5 décembre

Accusé par le pouvoir, le cinéaste russe est assigné à résidence. Il n’est pas étonnant de noter une résonance de cette violente oppression de la création dans son dernier film, Leto. Au début des années 80, temps du récit, l’URSS de Brejnev voit l’émergence de la scène rock contestataire alors que les disques de Bowie et Talking Heads s’échangent sous le manteau. La censure fait rage sans parvenir à opprimer la pureté des sentiments d’une jeunesse fougueuse qui tente de s’affranchir de toute convention.

Le petit + : faux biopic de Viktor Tsoï, leader de Kino

Lauriane Albouy

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