RIDES DE PIERRES, Exposition de François JEKER

Le travail de François JEKER a été largement inspiré de la culture japonaise :

le singulier rapport au temps et à la nature, l’esthétique âpre qui ne laisse pas de place à la séduction et au clinquant, l’architecture, les jardins notamment les karesansui, l’art du bonsaï, le kintsugi, les romans de Kawabata, les films de Kurosawa, l’œuvre d’Hokusaï, la musique de Shakuhachi…

Il a exposé pour la première au Japon en 1995, au Sogetsu Keikan à Tokyo. Son travail avait été sélectionné par Hiroshi Teshigahara, maître d’Ikebana, peintre, collectionneur d’art, cinéaste (son film « Femme des sables » avait été primé à Cannes en 1964), créateur de décors d’opéras.

Il y a ensuite exposé plusieurs fois avec son ami Itsuki YANAÏ et en 2022, il a montré son travail à Tokyo, Iwate et Gifu.

On trouve aujourd’hui, plus que jamais, les traces de la culture japonaise dans ses œuvres, en particulier :

  • le rapport à la nature ; la religion shinto considère que l’homme n’est qu’un tout petit élément de la nature, fragile, vivant d’interactions fines avec elle. En occident, nous pensons souvent être le centre et les propriétaires de la nature

  • le rapport au temps : le Japonais se reconnaît dans l’éphémère. Il construisait ses maisons, mais aussi ses palais en bois et en papier. Il a une vision cyclique du temps et non linéaire comme en occident.

  • le rapport au beau : le Japonais admire la beauté simple, âpre, sobre, par exemple d’un vieil objet patiné par le temps. Wabi-Sabi.

Un peintre japonais, ITO Hiroyoshi, l’a baptisé « le peintre de la pénombre ». François JEKER a fait graver un sceau japonais à ce nom, qu’il utilise pour signer ses toiles et photos, en regard de sa signature occidentale.

Les thèmes essentiels de son travail tournent autour de la place de l’homme dans la nature, le fait d’accepter avec bonheur les règles imposées par la nature, à commencer par celle du temps qui passe. C’est pour cela que François JEKER est fasciné par l’usure du temps sur les roches les plus dures. Ses œuvres représentent donc un monde minéral marqué par l’altération lente des roches. D’où le nom de l’exposition à la cour des Arts : « Rides de pierres ».

Le vernissage débutera par un petit événement de près de 30 minutes.

  • Hideaki TSUJI va faire un mini concert de Shamisen

  • Auguste VONVILLE va réciter un texte

  • Denise LACH va calligraphier un poème sur une toile de François JEKER.

Pourquoi ? Créer un pont entre les différentes formes d’art.

Takeshi SEYA a dit : « Tous les artistes gravissent la même montagne, plus ils s’approchent du sommet, plus s’estompent les différences entre les arts ».

HORAIRES : ​Vendredi 5 avril : Vernissage 18h30
Samedi 6 avril : 10 h – 18h
Dimanche 7 avril : 10h – 17h

Cour des Arts
301 avenue d’Altkirch
68350 Brunstatt

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