• Marie-Pierre Arpin (photos)
    Peintre à d’autres heures, c’est en coloriste qu’elle prend ses
    photos. Elle rapporte de Venise des vues lui offrant une
    nouvelle déclinaison de quelques uns de ses thèmes préférés :
    les esquifs, les reflets dans l’eau et les couleurs fauves. Elle
    saisit à l’angle des plus vives saturations de couleurs les reflets
    de ce qui vogue à Venise. Elle fait voir des façades d’ocres
    renversées dans l’eau et des balcons d’ombres noyés par les
    pagaies qui en dispersent le miroir. Venise est là en photos,
    figée dans son bain de lumières toujours changeantes. Au gré
    des obliques du soleil, la photographe en a immortalisé
    quelques promenades avec, comme meilleure intention, d’en
    sublimer les nuances et d’y embarquer les regardeurs.
  • Doris Châtaigner (photos)
    Elle présente pour cette exposition une série doublement
    intitulée « 50 nuances de pluie » et « Le tout et les parties »).
    Son approche se présente sous deux angles. D’un côté, ses
    photos chantent la pluie sous toutes ses forme et sa beauté :
    les gouttes ruisselantes se forment, se réunissent et se
    séparent, rencontrent la lumière et forment des paysages
    oniriques. La pluie se reflète aussi sur l’asphalte, allumant un
    feu d’artifice de couleurs dans la nuit.
    D’un autre côté, ces photos de pluie se présentent en deux
    mosaïques d’images. Réunies en un tout cohérent, elles se
    perçoivent chacune comme une nouvelle image. De chaque
    mosaïque, deux images sont également présentées
    séparément, ce qui met en évidence leur singularité
    individuelle, et par la même occasion, la singularité de toutes
    les images composant chacune des mosaïques.
    Cette présentation suggère que les ensembles, les groupes, les
    foules, ne sont rien d’autre que des collections d’individus
    singuliers, dont l’identité de chacun se trouve fatalement
    écrasée ou uniformisée lorsqu’elle est confondue dans la
    masse.
  • Philippe Freyd (volumes)
    C’est en découvrant à la Fondation Beyeler des créations de
    Louise Bourgeois composées de morceaux de bois trouvés
    dans la nature que sa pratique artistique s’est orientée vers la
    création de volumes. Pour cette exposition, il présente des
    volumes de formes simples (parallélépipèdes simples ou
    assemblés), réalisées en bois et en carton, revêtus d’une
    couverture composée d’éléments végétaux collectés dans les
    bois : samares d’érable (fruit sec pourvu d’une membrane en
    forme d’aile), gousses d’acacia, graines de catalpa ou feuilles
    de ginkgo. Une fois posé, ce revêtement est mis en couleur à
    la peinture acrylique, l’ensemble apportant à chaque pièce sa
    texture singulière. Les volumes sont munis d’ouvertures leur
    apportant un peu de légèreté, des effets de transparence,
    d’ombre et de lumière. Leurs dimensions sont diverses ; ils
    peuvent être de taille modeste (30 à 50 cm de haut), mais
    peuvent aussi atteindre deux mètres de haut et prendre figure
    de totem.
  • Michel Friz (photo)
    C’est notre paysage rural régional qui lui offre son champ
    d’action, et plus particulièrement lorsqu’il est animé de vie
    pastorale. Il s’y immerge en profondeur pour saisir le lien noué
    entre ce paysage modérément anthropisé et le vivant qui s’y
    investit. Un lien porteur de poésie et générateur de formes
    plastiques originales.
    Pour cette exposition, il présente une série intitulée « fantaisie
    pastorale » réalisée en suivant un troupeau de moutons, guidé
    par son berger traversant au gré des saisons les pâturages
    bordant le Piémont des Vosges.
    Le temps semble s’arrêter dans ce vagabondage qui fait la part
    belle au silence et à la lumière. Si ces photographies évoquent,
    avec quelque nostalgie, le lien ancestral entre le pastoralisme
    et le paysage rural, elles soulèvent également des questions :
    celle du devenir de cette pratique menacée de disparaître, et
    celle de l’impact sur le paysage de l’éventualité de cette
    disparition.
  • Michel Giesi (photo)
    Il nous propose une série intitulée « Singulier pluriel »,
    illustrée par cette citation d’Albert Camus : «…si les formes ne
    sont rien sans la lumière, elles ajoutent à leur tour à cette
    lumière». Chaque photo de la série nous convie à dialoguer
    avec ce que masque l’apparence du réel et ce qui se révèle
    caché derrière les apparences.
    Le singulier tient à ce que la série s’appuie sur la prise de vue
    de poses multiples d’une même chose, que la lumière sculpte
    en déclinaisons successives, qui constituent le pluriel de ce
    singulier. Ces déclinaisons, toutes scénographiées, montrent
    l’image tantôt tel qu’elle résulte de la prise de vue, tantôt
    façonnée par une mise en forme ou par un masquage partiel.
    Derrière le visible singulier du sujet photographique, se
    déploie l’invisible de la sensibilité et de l’imaginaire pluriel de
    chaque regardeur. A chacun de se laisser surprendre par sa
    capacité d’ouverture aux forces de la poésie…
  • Guy Loebl (photo)
    Il redécouvre en 2015 sa passion pour la photo, longtemps
    négligée depuis sa jeunesse. Son parcours professionnel en
    grande partie dans la branche « voyage » lui commande de ne
    pas faire des destinations lointaines ou exotiques son sujet de
    prédilection. Ouvert à un large éventail de motifs, il garde une
    préférence pour la photo conceptuelle et pour la photo
    narrative. En réalité pour un genre de prises de vue incitant le
    regardeur, si possible avec humour, à tenter de déchiffrer « le
    message caché ».
    La série qu’il a apportée pour cette exposition s’intitule
    « Détournements ». D’une part, il a placé des objets familiers
    du quotidien dans des contextes totalement inattendus,
    décalés ou improbables, leur donnant une dimension ou un
    sens totalement différents. Afin de corser la difficulté, il a
    d’autre part associé ces détournements à des expressions, des
    jeux de mots, voire à des noms de spécialités culinaires… Les
    clichés de la série prennent dès lors chacun figure d’énigme à
    résoudre ou, selon le cas, de rébus à déchiffrer !
  • Gilbert de Murcia (photo)
    Il nous propose une série de photos rapportée de Norvège.
    L’opéra d’Oslo est une gigantesque construction récente
    s’élevant tel un iceberg de marbre blanc au dessus des eaux
    de l’Oslofjord. Elle est surmontée d’un spectaculaire toit
    terrasse permettant de découvrir une vue panoramique sur la
    ville et sur le fjord. Sous un ciel tourmenté, gris et pluvieux, il y
    a saisi sur le vif une scène livrant des images suscitant
    curiosité, conjectures et perplexité. Alors que de rares
    touristes encapuchonnés tentaient en vain d’appréhender le
    gigantisme et les vastes proportions de l’édifice, il a observé
    une personne qui semblait chercher quelqu’un. S’agissait-il
    d’un rendez vous, ici, sur le toit de l’Opéra? Au bout d’un
    moment, la rencontre a eu lieu, brève, le temps d’une photo,
    elle avait déjà disparue dans ce monumental décor…
    Il a intitulé cette série de huit photos tirées en noir et blanc
    « Incommunicabilité ».
  • Jean Valera (photo)
    Notre monde d’aujourd’hui a mal à ses frontières : elles
    suscitent des trafics en tous genres, des activités criminelles,
    des conflits armés, elles apparaissent, bougent et
    disparaissent. Elles sont murées, fortifiées et contrôlées, afin
    de se protéger les uns des autres, de plus en plus souvent
    perçus comme une menace existentielle.
    A contrario, qui connaît et remarque encore, de nos jours, les
    paisibles et modestes frontières délimitant les département
    de notre pays ? C’est dans l’optique de découvrir les marques
    et les traces discrètes de ces frontières dans le paysage qu’il a
    réalisé la série intitulée « Discrètes frontières ». Les prises de
    vues s’intéressent aux signalements de ces limites, tels que
    panneaux, bornes ou autres artefacts, ainsi qu’à
    l’environnement paysager dans lequel elles sont insérées,
    détails infimes qui, sans doute, s’effaceront peu à peu dans le
    temps…

Horaires : du lundi au samedi / 14h00 – 19h00
Vernissage jeudi 29 février – 17h00 – 19h00

AIDA Galerie
130, grand’rue 67000 Strasbourg

L’agenda culturel alsacien dans ta boîte mail. S'inscrire à la newsletter Coze

Ajoutez coze.fr sur mon écran d’accueil !

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts.