L’une nous apporte pour cette exposition ses moments baignés de lumière, suspendus tout autant que le sont ses « cabanes »… L’autre nous offre la restitution visuelle de fragments versifiés de la Renaissance… Mais c’est en fait tout un tissu de poésie que leurs réalisations
tissent ensemble !

Michel Colin (peinture)
Il a apporté pour cette exposition une série de réalisations sur papier, toutes inspirées
par la lecture approfondie d’œuvres poétiques des 14è et 15è siècles : de Charles
d’Orléans jusqu’à Pierre de Ronsard, en passant par François Villon, Jean Molinet et
Sébastien Brandt… Chaque pièce est composée d’éléments divers tels que dessins et
graphismes, lettrines, collages, couleurs et taches réalisés à l’aquarelle. Chacune se
rapporte au fragment d’une œuvre poétique, évoquant les images suscitées, voire
convoquées par ce moment de poésie. Et chacune comporte, écrits à la main, quelques
vers, parfois une strophe entière, cursivement calligraphiés et figurant comme partie de
la composition. Les thèmes de ces poésies sont intemporels : amour, mort, mélancolie,
conflits, doutes…, ce qui leur assure une parfaite actualité, en dépit de l’épreuve du
temps…

Sylvie Colin (peinture et volumes)
Elle présente pour cette exposition des toiles aux tons clairs, où dominent les gammes
noir et blanc, baignées d’une lumière douce et diffuse. Elles mettent en scène la figure
humaine, silhouette imprécise, saisie dans une représentation souvent ambivalente,
captée dans la pesanteur d’un instant qui dure, immobile. Elles suscitent pour le
regardeur surprise et questionnement, éveillant une durable attention. A la richesse et à
la multiplicité des plans de lecture possibles concourent : les transparences, les
lumières… et les ombres, les graphismes, les calligraphies, les textures et les matières
incluses…
Elle présente cette fois également des volumes qu’elle a baptisés « cabanes ». Il lui
fallait durant le confinement, et pendant la fermeture administrative des commerces,
une matière accessible naturellement : et c’est du bois qu’elle a ramassé à l’occasion de
ses promenades quotidiennes que sont faites ces « cabanes ». Elles ont été source
d’évasion et en même temps elles ont réveillé ses souvenirs d’enfance… La nécessité de
trouver à ces constructions la stabilité de l’équilibre a été la seule contrainte qu’elle
s’est imposée pour ce jeu à la fois totalement ludique et légèrement introspectif.

AIDA Galerie, 130 Grand’Rue, 67000 Strasbourg
du lundi au dimanche de 14h00 à 19h00
+ d’infos 

L’agenda culturel alsacien dans ta boîte mail. S'inscrire à la newsletter Coze

Ajoutez coze.fr sur mon écran d’accueil !

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts.