© Isabelle Schenckbecher

AIDA Galerie ouvre avec « Doux vent d’art » son cycle de 3 expositions d’été avec 7 artistes de la galerie dont une sculptrice. On y verra des peintures abstraites, des paysages, des cathédrales, des arbres sous verre, des aquarelles, des oiseaux, des personnages électriques et des figures féminines. Un début d’été qui se veut très divers et surtout très vivant !

Gözde Juliette (peinture):

Elle explore les possibilités d’expression de la technique traditionnelle de l’ebru. Cette très ancienne technique orientale n’est connue en Europe que depuis le XVIIIème siècle sous la forme du « papier marbré », utilisé en reliure pour décorer les papiers de garde. L’ebru consiste à réaliser à l’aide de couleur déposée à la surface de l’eau des motifs et des compositions pour les transférer et les fixer directement sur du papier ou sur d’autres supports. La tradition turque de l’ebru, comprend l’utilisation de pigments minéraux naturels et de gomme adragante pour densifier l’eau et permettre aux couleurs de flotter en surface. Se l’appropriant, elle développe avec cette technique traditionnelle, séculaire et très ludique une expression toute contemporaine.

Albert-Georges Mehl (peinture):

Il a apporté pour cette exposition des toiles illustrant parfaitement ses motifs de prédilection : quelques paysages et quelques cathédrales tout fraichement réalisés à l’acrylique sur toile. On reconnaît d’emblée la vigueur charpentée des compositions, le côté fauve des choix de couleurs… Cette livraison comme les précédentes se distingue par un parti pris toujours plus délibéré de simplification du dessin et des formes, qui amène notamment de grandes séquences d’aplats et des compositions encore plus clairement géométriques. S’agissant de ses cathédrales, c’est avec une vigueur très marquée qu’il traite son sujet : angles, points de vue, couleurs… les plans se détachent avec force, marquant des contrastes appuyés de valeurs et de couleurs. La vue en contre- plongée devient, pour embrasser ce monument, l’un des recours visuels de privilégiés.

Monique Meyer (peinture):

Elle pratique depuis une vingtaine d’année la peinture sous verre, dont elle explore inlassablement et avec assiduité toutes les options et toutes les possibilités expressives. Parmi les thèmes qu’elle affectionne plus particulièrement figure en particulier la nature, et surtout les arbres et la forêt, qu’elle restitue sous verre, à l’huile et à l’encre de chine. En dépit de l’exigence de cette technique, qui nécessite de réaliser les travaux à l’envers et de faire apparaître au-dessus ce qui est réalisé en-dessous, elle opte pour une facture très libre et expressive, afin de rendre particulièrement vivantes ses évocations de la nature. Le verre apporte à cette touche franche son côté précieux. Il saisit, retient et magnifie la trace du geste, restituant dans leur fraîcheur et leur luminosité toutes les nuances de couleurs.

Muriel Meyer Chemenska (aquarelle):

Elle a apporté une série d’aquarelles représentant des paysages de bords de mer. L’atmosphère marine d’un bord de mer peut être très différente selon les instants d’une même journée au début de l’été. La marée descend et laisse apparaître le goémon sous le soleil. Soudain, l’air se sature de l’odeur des algues. Elle arpente souvent les plages du Nord ou celles de Bretagne lors de ses
balades. Frappée par les paysages changeants de ces bords de mer, elle est passionnée par le spectacle différent qu’ils offrent à chacune de ses promenades. C’est cela qu’elle cherche à nous restituer.

Renée Sanz (sculpture): 

Elle a apporté des pièces en terre cuite représentant toutes, comme la plupart du temps dans son travail, des figures féminines. Ses sculptures peuvent être rehaussées de couleurs et portent la marque d’une empreinte évoquant des ambiances exotiques, notamment africaines. Ses figures féminines semblent vouloir cerner autant la diversité que l’essence du féminin. Elles sont voluptueuses, exubérantes et dignes. Leur attitude est souvent statique dans l’ensemble, mais parfois ces figures sont saisies dans un mouvement dynamique très caractéristique.

Isabelle Schenckbecher (peinture):

Elle puise son inspiration dans le spectacle de la nature, les paysages, l’observation des végétaux et des minéraux. Visant la limite du figuratif et du non figuratif, son expression est dominée par les couleurs des saisons, composant une forme qu’elle dénomme elle-même « écriture imagée ». Elle a apporté pour cette exposition des toiles évoquant des contextes de pleine nature habités par quelques oiseaux fugitifs, ainsi que quelques-unes de ses cathédrales, qu’elle représente dans les variations d’ambiances et de couleurs dues aux saisons.

SmaK-titi (peinture):

Artiste d’inspiration street-art, elle découvre ce mouvement aux Etats-Unis dans les années 90, à New York et Chicago. C’est à cette époque que ses premières toiles sont exposées sur Broadway avenue. De retour en France elle y expose régulièrement ainsi que dans d’autres galeries d’Europe et des Etats-Unis. Son univers artistique baigné de pop art et d’art brut se peuple de personnages imaginaires et colorés, caractéristiques de l’évolution de sa recherche personnelle. Les couleurs vives, fluorescentes et subtilement associées donnent un vrai dynamisme et de la profondeur à son univers plastique. Les graffitis, lettres et chiffres lui apportent du rythme et une tonalité très personnelle.

Du 7 au 28 juillet 2022 du lundi au samedi de 14h00 à 19h00 – Plus d’infos

Toutes les expos en Alsace ici 

L’agenda culturel alsacien dans ta boîte mail. S'inscrire à la newsletter Coze

Ajoutez coze.fr sur mon écran d’accueil !

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts.