© site internet Destinées Juives

L’exposition virtuelle Ports d’exil, ports d’attache met en lumière les destins de Juifs persécutés par le régime nazi. Lancée en 2020 dans le cadre du réseau FRench American Museum Exchange (FRAME) et accessible sur le site internet Destinées Juives , ce projet, initié par la Réunion des Musées Métropolitains Rouen Normandie, connaît une deuxième phase de son développement avec la mise en ligne de ressources et de recherches menées par le Musée Historique et le Musée Alsacien de Strasbourg, de même que le Musée d’Aquitaine et le Centre Jean Moulin à Bordeaux.

Soixante-quinze ans après la libération d’Auschwitz, cette exposition s’attache à transmettre l’histoire juive et à célébrer le courage des victimes, témoins et survivants de la Shoah, pour ne jamais oublier.

Ports d’exils, Ports d’attache : une exposition en 5 lieux

Ayant pour cadre la Seconde Guerre mondiale, l’exposition fait ressurgir des archives des œuvres d’art, des photographies et des objets souvent inédits qui évoquent l’Histoire à l’échelle humaine. L’exposition se décline en cinq volets dont le cinquième portant sur :

1.       Bordeaux : Destinées juives à Bordeaux durant la Seconde Guerre mondiale

2.       Elbeuf : Destinées juives en terre normande

3.       Marseille : Ville refuge, ville piège

4.       Montréal : Terre d’accueil, port d’attache

5.       Strasbourg : Fuir pour survivre. Les Juifs d’Alsace dans la tourmente nazie

Ce programme est né au cœur de la pandémie de 2020 grâce à un soutien d’urgence de l’organisme de coopération culturelle FRench American Museum Exchange (FRAME) afin d’aider les membres de ce réseau à entretenir le lien entre eux et à développer de nouveaux contenus en ligne pour continuer à mobiliser leurs publics à distance.

Ce projet à l’initiative de la Fabrique des Savoirs à Elbeuf, l’une des onze institutions de la Réunion des musées métropolitains Rouen Normandie, a fédéré dans sa première version le Musée d’Histoire et le Mémorial des déportations de la Ville de Marseille, ainsi que le Musée des Beaux-Arts de Montréal, en association avec le Musée de l’Holocauste Montréal. FRAME apporte son soutien à la seconde phase de développement de cette exposition qui s’est enrichie des ressources et des recherches menées par le Musée Historique et le Musée Alsacien de Strasbourg, de même que le Musée d’Aquitaine et le Centre Jean Moulin à Bordeaux. Ces institutions sont toutes membres de FRAME.

Outre la valorisation d’archives importantes qui restituent l’histoire telle qu’elle s’est écrite dans ses pages les plus sombres, les témoignages sonores recueillis auprès de descendants de familles juives exilées apportent une force supplémentaire à cette exposition dépositaire de la mémoire à jamais vive de destins individuels et collectifs ayant un temps été enfouis. Cette exposition participe de la dynamique de FRAME en matière de valorisation de la diversité des mémoires à l’aune de la redécouverte des collections.

L’exposition vue de Strasbourg

Les Musées de la Ville de Strasbourg (Musées Historique et Alsacien), en lien avec l’Université de Strasbourg (Institut d’ethnologie), la Société d’Histoire des Israélites d’Alsace et de Lorraine et le Musée judéo-alsacien de Bouxwiller se sont associés pour développer le volet « Fuir pour survivre. Les Juifs d’Alsace dans la tourmente nazie ».

Après être revenue sur l’ancienneté de la présence juive dans la région, la section alsacienne aborde l’évacuation de 1939 puis la nazification en œuvre à partir de 1940 et du rattachement de l’Alsace au Reich nazi. De l’expulsion des Juifs jusqu’aux actes de résistance, la déportation et le retour en Alsace, l’exposition se fonde sur de nombreux documents inédits ou des témoignages collectés auprès de témoins directs ou de leurs descendants pour retracer les destins des Juifs d’Alsace. Elle pose aussi la question de la résilience et de la transmission de cet héritage, celle du judaïsme alsacien dont nous pouvons tous être dépositaires.

Ce sont ainsi des témoignages de résistance, de combat, de résilience et d’espoir dans ce long voyage vers l’exil, la reconstruction et la réparation. Ces objets et témoignages nous parlent d’Alfred, Ernest, Fanny, Gilbert, René, Simone et de tant d’autres. Écoutons leurs voix.

L’exposition vue de Bordeaux

 L’histoire de Bordeaux est inséparable de la présence d’une importante communauté juive anciennement établie et grandement dynamique. L’Occupation et la Collaboration ont profondément marqué cette communauté pourtant pleinement intégrée à la société civile en obligeant ses membres à trouver le chemin de l’exil ou à rentrer dans la clandestinité afin d’échapper à l’extermination. De capitale éphémère d’une France qui signa l’armistice et se soumit à l’occupant allemand, en juin 1940, à la tenue, en 1997, du procès du préfet Papon, qui soutint la déportation près de 1600 juifs, Bordeaux fut indubitablement le théâtre d’événements tragiques liés à la Seconde Guerre mondiale.

L’exposition Ports d’exil, ports d’attache décline ainsi l’histoire des destinées juives à Bordeaux durant cette période. Elle s’appuie principalement sur les objets et documents appartenant aux collections du Centre national Jean Moulin. De l’émergence de l’antisémitisme à la répression systématique, l’exposition témoigne de drames humains tout en rendant hommage aux Justes, qui ont permis le sauvetage de milliers d’individus voués à une mort atroce.

Cette exposition virtuelle fait aussi écho à l’exposition O candelabro. Aristides de Sousa Mendes, un consul en résistance, présentée au musée d’Aquitaine jusqu’au 8 janvier 2023, et qui retrace les jours de juin 1940 où ce consul du Portugal, alors en poste à Bordeaux, contrevint aux ordres du dictateur Salazar en délivrant des visas à des milliers de réfugiés fuyant l’invasion allemande, nombre d’entre eux ont trouvé refuge aux Etats-Unis.

Commissariats des expositions virtuelles : 

Commissariat général :

Sylvain Amic, directeur de la Réunion des Musées Métropolitains Rouen Normandie et conservateur en chef du patrimoine ; Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef du MBAM ; Fabrice Denise, directeur du Musée d’Histoire de Marseille ; Paul Lang, directeur des Musées de la Ville de Strasbourg ; Laurent Védrine, directeur du musée d’Aquitaine.

Commissariat :

Marie Sanchez, conservatrice en chef honoraire du patrimoine ; Laurence Garson, responsable du Mémorial des déportations à Marseille, Ann Blanchet, conservatrice, Musée d’Histoire de Marseille ; Iris Amizlev, conservatrice des arts interculturels, Musée des Beaux-Arts de Montréal ; Marie- Blanche Fourcade, cheffe, conservation et expositions, et Andréa Shaulis, conservatrice, Musée de l’Holocauste Montréal ; Monique Fuchs, conservatrice en chef du Musée Historique de la Ville de Strasbourg et Marie Pottecher, conservatrice en chef du Musée Alsacien, Jeanne Teboul et Lise Faure, Université de Strasbourg ; ainsi que Christian Block, conservateur du patrimoine et responsable du Centre national Jean Moulin.

L’agenda culturel alsacien dans ta boîte mail. S'inscrire à la newsletter Coze

Ajoutez coze.fr sur mon écran d’accueil !

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts.