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Quatre artistes pour quatre médiums différents, c’est ce que propose cette exposition de fin d’année : des céramiques brillantes et colorées, des figures humaines et animales en matériaux récupérés, des peintures avec pour motifs des arbres et des fleurs, des photos offrant différents points de vue sur les formes de la nature. Le lien entre toutes ses approches, si différentes ? Chacune restitue à sa manière quelque chose du vivant. L’exposition se tient du 9 décembre au 5 janvier prochain à l’AIDA Galerie. 

Margareta Goyk-Galvan (céramique)

Elle a apporté une série de céramiques, à la fois oniriques et inventives, comportant toutes un décor peint puis émaillé particulièrement riche et détaillé, réalisé en couleurs à la fois vives et profondes. Les thèmes de ces céramiques sont divers : masques, têtes, totems, figures inspirées des poupées russes, formes abstraites… Les volumes de départ sont volontairement simples et très stylisés. Leur simplicité les prépare à recevoir leur décor peint, qui constitue une part vitale et décisive de chaque création. Ce décor comprend un mélange de figures géométriques et de motifs figuratifs. Il est généralement graphique, net, tranché, contrasté, fortement rehaussé de couleurs franches, parfois orné d’or ou de patine. Son éclat est de surcroît avivé par un émaillage transparent. Elle parvient ainsi à construire une forme d’expression à la fois très originale et personnelle, et en même temps parfaitement ludique et attractive.

m.goyk-galvan céramiques

Pinto (sculpture)

C’est pour l’essentiel à partir de matériaux de récupération qu’il élabore son répertoire visuel : métal, bois, pierre, objets manufacturés, toujours assemblés avec beaucoup d’à-propos. Il entrevoit déjà, dès qu’il les ramasse, ce qu’ils contiennent de possibilités d’expression, de vie et de mouvement. Leur assemblage visent en fait à faire jaillir l’étincelle de vie que cette matière collectée semble d’emblée déjà contenir en elle. Car pour lui, aucun matériau abandonné et ramassé n’est jamais totalement inerte. Toujours vivantes et porteuses de possibilités d’évolution, les matières qu’il collecte l’invitent en permanence au jeu et au dialogue. Invitation à laquelle il ne manque pas de répondre, avec une remarquable économie de moyens, une absolue fluidité de style et une parfaite justesse d’expression. Pour cette exposition, il a apporté quelques-unes de ses dernières pièces, figurant notamment tout un bestiaire d’oiseaux divers, car : « il y a toujours un oiseau à l’atelier, tantôt colibri, moineau, héron, ibis, oiseau chimérique et, selon le médium utilisé, tantôt sombre ou coloré, petit ou majestueux ».

Sculptures pinto

Anne-Marie Rodic (peinture)

Les motifs végétaux et les thèmes de l’arbre et de la forêt habitent depuis longtemps déjà ses travaux. Ils lui offrent une source d’inspiration qui se traduit par des expressions qui se sont constamment renouvelées et diversifiées au fil du temps.
Elle a d’une part apporté pour cette exposition des peintures acryliques ayant pour trait commun leur forte composante arborescente et végétale. Il s’agit de compositions présentant tantôt des arbres et leur feuillage, tantôt des motifs végétaux se confondant en entrelacs et linéaments. Les couleurs utilisées forment des harmonies subtiles et recherchées. Elles apportent leur contribution à ces compositions tout en recherche de parfait équilibre. Elle a également apporté d’autre part un ensemble de réalisations élaborées à partir de motifs floraux, bouquets et portraits de fleurs, réalisées en plus petits formats.

a-m.rodic peintures

Jean Valera (Photo)

La photo entre dans sa vie pour ses 18 ans avec l’achat d’un appareil photo argentique. Il s’ensuit une longue période de prises de vues qu’il qualifie lui-même de « vernaculaires ». Ce n’est que 30 ans plus tard plus tard que l‘envie de se saisir de la photo comme d’un moyen d’expression à part entière s’est pleinement imposée à lui. Dès lors, il s’est mis à réaliser des séries sur des thèmes élaborés à partir de lectures ou de conversations diverses. Les séries qu’il réalise, toujours autour d’un thème, sont tout simplement le reflet du regard qu’il porte à des histoires et à des lieux particuliers. Il présente pour cette expo des photos en noir et blanc et en couleur, tirées de 5 séries thématiques. On y verra : des arbres, des paysages de bord de mer très épurés, des horizons vosgiens aux ciels barrés de nuages, des morceaux de bois récupérés sculptés par le temps et par les saisons, un amusant bestiaire arboricole et une curieuse série de lampes-légumes.

j.valera photos

AIDA Galerie 130, Grand’rue à Strasbourg du 9 décembre 2021 au 5 janvier 2022
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