© Thomas Mailaender

Vernissage le vendredi 1er avril à 18h 

Thomas Mailaender est né à Marseille en 1979. Il a étudié aux Arts Décoratifs de Paris puis à la Villa Arson de Nice. Il vit et travaille entre Marseille et Paris et est représenté par la galerie Michael Hoppen à Londres. Il a montré son travail dans de nombreuses expositions en France et à l’étranger comme sa première rétrospective The Fun Archive au NRW Forum à Düsseldorf, à la Saatchi Gallery et à la Tate Modern à Londres, au Palais de Tokyo, au Festival Images Vevey en Suisse, aux Rencontres d’Arles, ou encore au MOMA de San Francisco. Il collabore régulièrement avec Erik Kessels, artiste néerlandais, avec qui il développe une oeuvre à quatre mains également fortement orientée vers la question de la réappropriation de l’image.

Thomas Mailaender est un photographe collectionneur, depuis dix ans à l’affût de trouvailles iconographiques récoltées tant sur les marchés aux puces que dans les ventes aux enchères ou sur internet. Il se rattache en ce sens aux artistes pratiquant l’appropriation, un procédé qui a connu son essor dans les années 1970-80, faisant écho, déjà, à la multiplication des images dans le quotidien. Ces milliers de documents sont rassemblé sous le titre The Fun Archeology, un nom qui évoque à la fois le goût de l’artiste pour le drôle, le décalé, et sa démarche de mémoire qui s’intéresse à la photo telle que pratiquée par “Monsieur Tout-le- monde”. En effet, dès la démocratisation de la photographie au tout début du 20ème siècle, les amateurs l’ont utilisée aux ns les plus diverses, avec un humour intentionnel ou apparaissant a posteriori dans le regard du spectateur, l’incongru naissant de la perte du contexte. Puisant dans cette banque d’images, Thomas Mailaender les réinterprète et s’attache à redécouvrir certaines techniques datant de la préhistoire photographique. Jouant sur la correspondance ou la discordance entre l’image, la technique de tirage et le support, il explore le médium photographique à la manière des pionniers toujours en quête d’innovation technique. Il questionne le statut de l’image en la transférant sur des matériaux inattendus, où sa pérennité est tantôt optimisée, tantôt compromise. Il s’agit tant d’une archéologie de la photographie que de celle des hommes depuis un siècle et demi, laissant des traces de vie sous forme d’images anonymes révélant le quotidien, l’accidentel, l’intimité et le spectaculaire.

La Chambre
Place d’Austerlitz, 67000 Strasbourg
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