© La Source_1881_MJJH © RMN-GP Gérard Blot

Le Musée des Beaux-Arts de Strasbourg rend hommage au peintre alsacien Jean-Jacques Henner à travers une rétrospective ambitieuse, riche d’environ 90 tableaux et 40 œuvres graphiques, réalisée en partenariat avec le musée national Jean-Jacques Henner (Paris).

Grâce à un parcours chronologique, cette rétrospective permet d’appréhender les périodes charnières de l’œuvre de Jean-Jacques Henner et ses thèmes de prédilections : les peintures religieuses, les paysages et nus idylliques, les portraits et têtes de fantaisies. Cette exposition offre une confrontation inédite entre les œuvres majeures de cet artiste, réunies pour l’occasion et provenant de musées et collections privées, tant français qu’étrangers.

Dans les premières salles, le parcours s’attarde sur la jeunesse alsacienne et la formation parisienne de Henner, jusqu’au séjour en Italie (1859-1864), suite à sa réussite au concours du Grand prix de Rome. Marqué par la découverte des maîtres anciens – tels Titien et le Corrège –  il est influencé durablement par leur traitement de la lumière et du clair-obscur, par le contraste entre les chairs et les fonds sombres. L’exposition réunit un ensemble important d’œuvres exposées au Salon annuel et à diverses expositions, notamment universelles. Elle présente aussi ses « œuvres idylliques », d’une grande intensité poétique, qui inspirèrent les poètes parnassiens. Elle permet de découvrir qu’Henner fut aussi un grand portraitiste.  La présence de l’iconique tableau L’Alsace. Elle attend (1871) – prêt exceptionnel du musée national Jean-Jacques Henner- montre son attachement fort et indéfectible à sa province devenue allemande.

La vie officielle et mondaine de l’artiste est également mise en lumière : sa carrière, largement saluée, trouve une consécration avec son élection à l’Institut de France en 1889, puis avec sa nomination au grade de grand officier de la Légion d’honneur en 1903. En opposition formelle avec la technique des impressionnistes, Henner s’intéressa aux innovations de son temps mais au risque de passer pour un classique ou un « académique » il garda toujours sa propre voie. Henner ne fut ni un romantique, ni un impressionniste, ni au sens strict un réaliste, ni un symboliste, peut-être un idéaliste… unique en son temps, simplement un passionné, un poète.

Commissariat : Céline Marcle, assistante de conservation au Musée des Beaux-Arts de Strasbourg, et Maeva Abillard, conservatrice au musée national Jean-Jacques Henner à Paris.
Conseillère scientifique : Isabelle de Lannoy, historienne de l’art et auteure du catalogue raisonné de l’artiste.

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