© Bartosch Salmanski - 128db.fr

À l’occasion de leur nouvelle sortie en salles au mois de Mai, nous vous proposons de revenir sur ces films si peu longtemps à l’affiche, qu’il était trop tentant de vous les (re)présenter ici. 

Drunk de Thomas Vinterberg 

Cinéma Coze

Drunk n’est pas un très mauvais film. Jouissant d’un bon rythme (pas jusqu’à sa fin), il évite un schéma répétitif que le sujet (nous y venons) semblait inciter. Mais malgré quelques adresses stylistiques, on peine à ne pas buter sur l’amoncellement de clichés qui se forment les uns après les autres. Le film présente un groupe d’amis quadragénaires en pleine crise, qui décident de mettre en pratique la théorie d’un psychologue norvégien, selon laquelle alcoolisé un individu serait plus performant. On vous laisse imaginer les résultats désastreux d’une telle expérience qui devient rapidement hors de contrôle. L’ivresse ici n’est point filmée comme une rébellion, ni même comme une beauté chaotique de l’insouciance, elle devient conventionnelle et fade. 

Le petit + : Quand même, Mads Mikkelsen…

Michel-Ange d’AndreÏ Konchalovsky

cinéma Coze

Une œuvre de reconstitution historique est chose délicate. Ce à de nombreux égards : en termes de fidélité, d’exotisme ou d’originalité (certaines périodes, en l’occurrence ici la Renaissance, ont été abondamment représentées). Néanmoins, le cinéaste russe parvient avec une solide maîtrise à éviter tous les écueils du genre et propose « une vision ». En un véritable tour de force, jamais l’artiste sculpteur peintre et architecte n’est montré à l’œuvre. Le film s’intéresse davantage à ce qui permet la création (matières, ouvriers, finances…), à l’humanité de Michel-Ange, génie terrible et nerveux, et à ses relations avec les puissantes et rivales familles mécènes.

Le petit + : Au sein d’une composition de plans tels des tableaux et par des jeux de lumières, une photographie qui nous laisse Rome à « sentir ». 

L’Avventura de Michelangelo Antonioni 

Bien que sa date de sortie remonte à 1960, comment ne pas céder à la tentation de vous le rappeler en mémoire lorsque ce dernier vit sa 134ème vie en salles ? L’avventura d’Antonioni. Un film qui a su marquer les esprits et continue de le faire. Un film qui pousse l’esthétique moderne et son art de la dis-narration à l’extrême, dans une remise en cause des conventions du récit comme on en a rarement vu. Il est question d’Anna, une jeune mondaine romaine, plus certaine d’aimer Sandro, son amant architecte. Qui finalement se tourne vers Claudia, lorsque cette première disparaît. 

Le petit + : incompris à sa sortie, il résonne encore aujourd’hui.

Lauriane Albouy

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