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L’exposition est consacrée aux modes traditionnels d’impression et de tirage sur papier. Autrement dit, aux estampes : lithographies, monotypes, xylogravures, linogravures, gravures sur zinc et sur cuivre et autres épreuves obtenues à partir de matrices mises sous presse. C’est tout un univers matériel et sensible qui se trouve ainsi invoqué, avec ses encres, ses qualités de papiers, ses plaques de bois, de métal et autres matériaux, patiemment attaquées à l’aide de burins, de gouges et de pointes sèches, mordues à l’eau-forte et à l’aquatinte, encrées puis fortement pressées. Les expressions graphiques en noir et blanc tiennent là leur belle part, même si les tirages colorés sont également de la partie. Lui aussi en noir et blanc, un ensemble de volumes choisis pour l’occasion accompagne ces estampes.

Charles Goetz – estampes

Les estampes de Charles Goetz, aujourd’hui disparu, ont pour cette exposition été sélectionnées et sont présentées par son fils Marc. Il a retenu un ensemble de pièces dont plusieurs gravures au burin. Attiré par les motifs figuratifs empruntés à la nature et aux paysages autant que par les formes totalement abstraites ou à la limite de l’abstraction, son expression toujours très empreinte de poésie pure témoigne d’une vision plutôt optimiste de l’ordre de la nature et de l’univers. Dans cette sélection, qui mêle le noir et blanc à la couleur, on trouvera notamment des chouettes noctambules, des arbres et des jardins, ainsi que des paysages plus irréels, à la limite du fantastique. Ces estampes sont le plus généralement tirées sur du papier Arches dont le grain valorise parfaitement le trait du graveur.

Nicole Kopp – sculptures

C’est par la peinture qu’elle a abordé la création artistique, avant de se passionner pour le modelage et le travail de la terre. Elle s’est emparée de sujets variés : figures humaines et animales, thématique du végétal et des arbres, avec pour dénominateur commun la réalisation de volumes généralement très stylisés, aux formes simples et épurées, parfois aux limites de l’abstraction, conjuguant les terres, le verre et le bronze. Afin de dialoguer avec le graphisme des estampes, elle a apporté une série de pièces diverses représentant quelques-uns de ses thèmes de prédilection, de manière à composer par leur réunion une harmonie de contrastes en noir et blanc.

Marie-Jeanne Lejeune – estampes

Elle consacre une part importante de son activité créatrice à la pratique d’un large répertoire de techniques d’estampe très diverses. Elle présente ici quelques-uns de ses travaux récents, consacrés pour l’essentiel à la représentation de la figure humaine : d’une part, une série de xylogravures et, d’autre part, des impressions à tirage unique sur tissu.

Robert Pfeiffer – estampes

Il expérimente de longue date les multiples possibilités des techniques d’estampe, mariant couleurs, textures, graphismes divers avec inventivité et virtuosité, démultipliant les variations de tirages à partir d’une même matrice. Les matrices peuvent évoluer au fil des tirages, qui peuvent eux-mêmes s’enrichir de motifs réalisés au pochoir. Son inspiration est le plus généralement puisée dans le monde végétal, vu en gros voire très gros plan. Les tirages sont généralement colorés, mêlant les encres opaques et les encres transparentes, ce qui apporte aux compositions tout le foisonnement des superpositions de plans et toute la richesse de la profondeur de champ.

Geneviève Pixa – estampes

Elle explore inlassablement et depuis longtemps déjà toutes les disciplines visuelles possibles du noir et blanc, de la mine de plomb jusqu’au sténopé et à la photo en passant par toute la panoplie des techniques de l’estampe. Elle a apporté pour cette exposition une série de gravures sur bois qu’elle a intitulé « Le confinement à la manière de Beckett ». Dépouillement, expressivité, intensité, contrastes… Confirmée par le choix de la xylogravure, la parenté avec les courants expressionnistes s’affirme sans aucun doute possible.

Marie-Odile Wagner – estampes

Elle aime expérimenter, faire, défaire et refaire… Sa recherche picturale se développe autour de la trace et de l’empreinte. Autant de manières de regarder le monde et de rendre visible ce qui apparaît banal au premier regard. Les techniques différentes auxquelles elle recourt (peinture, gravure, sculpture) s’enrichissent mutuellement et révèlent des constantes : la quête du relief et le souci de la matière, la recherche autour de la lumière, du visible et de l’invisible.
Ses œuvres suscitent le questionnement autour du multiple, de la série, de la répétition, du rythme visuel.

AIDA Galerie
130 grand’rue – 67000 Strasbourg
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