Rassemblant les œuvres d’une quinzaine d’artistes et collectifs internationaux, l’exposition Qalqalah قلقلة : plus d’une langue​​​​​ nous invite à une réflexion linguistique autour de trois langues : le français, l’arabe et l’anglais. Chacune porteuse d’enjeux politiques, historiques et poétiques qui s’entrecroisent et se répondent. L’exposition est ainsi traversée de signes et de voix, rappelant que les langues sont inséparables des corps qui parlent et écoutent.

Faute de pouvoir accueillir le public dans ses locaux, la Kunsthalle propose une visite vidéo de l’exposition ainsi qu’un accompagnement assez exceptionnel : une visite et médiation par téléphone ! Ainsi vous pouvez vous inscrire sur le site de la Kunsthalle pour échanger durant 30 minutes environ avec l’équipe de médiation du centre d’art !

Les œuvres se font l’écho de langues multiples, hybrides, acquises au hasard de migrations familiales, d’exils personnels ou de rencontres déracinées. Langues maternelles, secondaires, adoptives, migrantes, perdues, imposées, vulgaires, mineures, inventées, piratées, contaminées… Comment (se) parle-t-on en plus d’une langue, en plus d’un alphabet ? Comment écoute-t-on, depuis l’endroit et la langue dans lesquels on se trouve ?

Qalqalah puise son nom de deux nouvelles de la chercheuse et commissaire d’exposition égyptienne Sarh Rifky. L’héroïne éponyme, Qalqalah est une artiste, linguiste et l’histoire se déroule dans un futur proche. Par ailleurs, Qalqalah est devenu le nom de la plate-forme en ligne d’échanges artistiques et linguistiques autour de trois langues et deux alphabets, fondée par Virginie Bobin et Victorine Grataloup, chercheures et commissaires invitées à La Kunsthalle. Et enfin  l’un des sens possibles du mot Qlaqalah en arabe قلقلة  signifie un mouvement du langage, une vibration phonétique, un rebond ou un écho .

 Qalqalah قلقلة : plus d’une langue a été présentée en 2020, au Centre Régional d’Art Contemporain Occitanie à Sète et repensée pour les espaces de La Kunsthalle.

Les réflexions résonneront d’autant plus que Mulhouse est une ville polyglotte, riche de plus de 120 nationalités et la question d’apprentissage des langues en contexte de migration est prégnante. Une traduction inédite du texte curatorial vers l’arabe et une intervention graphique in situ de Montasser Drissi mettra en relation les alphabets latin et arabe et les langues anglaise, arabe et française. L’exposition sera accompagnée d’un atelier autour des enjeux politiques et linguistiques du Français Langue d’Intégration.

Artistes invités : Lawrence Abu Hamdan, Sophia Al Maria, Mounira Al Solh, Noureddine Ezarraf, Fehras Publishing Practices, Benoît Grimalt, Wiame Haddad, Vir Andres Hera, institute for incongruous translation (Natascha Sadr Haghighian et Ashkan Sepahvand) avec Can Altay, Serena Lee, Scriptings #47 : Man schenkt keinen Hund, Ceel Mogami de Haas, Sara Ouhaddou, Temporary Art Platform (Works on Paper)

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