Exposition à découvrir jusqu’au 6 mars 2021

Bernard Langenstein nous propose l’aventure d’une immersion dans les entrailles et les mystères de la forêt, sa beauté source de sensations inouïes.
Elle vous enveloppe de cette incroyable puissance qui jaillit de ses
grands arbres, de ses odeurs d’humus au printemps.
Lianes, racines, buissons et futaies enchevêtrées s’emparent de notre imagination jusqu’à y entrevoir des corps et des visages cachés,
dissimulés au coeur de la forêt.
 

 » Je pense à elle tout le temps est une réflexion photographique sur la forêt, sur mes errances, mon éducation, mes croyances… Dans mes nombreuses et longues déambulations, j’ai souvent pensé à cette phrase de Jim Harrisson découverte dans son roman  Nord Michigan : “ La vie en de très rares occasions peut offrir des choses aussi absolues et aussi merveilleuses que celles qui naissent parfois dans notre imagination“ J’aime la forêt, me plonger dans ses entrailles, m’immerger dans ses mystères, elle est pour moi une source de sensations inouïes, elle m’enveloppe avec sa beauté, sa force, cette incroyable puissance qui jaillit de ses grands arbres, la fragilité de ses buissons, de ses brindilles, j’aime sous la pluie ses odeurs d’humus au printemps, je redoute les tempêtes et le vent qui la malmènent… J’aime la lumière, les ombres qui enveloppe son mystère, elle impose le respect, elle est généreuse avec ses grandes futaies merveilleusement esthétiques et rassurantes, troublante et même parfois terrifiante dans le noir avec ses craquements  tous les bruits qu’elle génère et qui piquent mon imagination… La forêt est en perpétuel mouvement, des jeunes pousses aux grands arbres frôlant le ciel, qui un jour s’abattront, se décomposeront générant le cycle de son existence. A travers elle, je perçois, mes origines, les femmes, les hommes que j’aime, et tous ces personnages impalpables qui nourrissent mon imagination. Dans la forêt, je suis perdu dans mes pensées, hors du présent, dans une abstraction temporaire et délicieusement agréable, elle nourrit mes questionnements, mes interprétations mystiques, elle est le reflet de notre passage éphémère elle est le reflet de l’âme humaine. La forêt règne sur l’origine de notre existence, loin de la folie des hommes, de leurs conflits, construisant avec un besoin éperdu des centrales nucléaires fragiles et d’ implacables mégalopoles. La forêt est comme un double pour moi, une amie dont je ne peux m’éloigner, je ne l’ai jamais trahie… Je pense à elle tout le temps…  » 

Radial Art Contemporain
11b Quai Turckheim
67000 Strasbourg
Mercredi – Samedi de 14h à 18h
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