Cheap House c’est le groupe accompagné par l’Espace Django dans le cadre de l’Opération Iceberg. Ils ont été choisis dans la sélection 2020 des iNOUÏS du Printemps de Bourges ! Les iNOUïS c’est le premier dispositif national de repérage et de sélection de nouveaux talents artistiques. Ce réseau unique, piloté par Réseau Printemps, participe depuis 35 ans, au développement et à la professionnalisation des projets artistiques émergents, et offre la possibilité aux artistes/groupes de rencontrer professionnels et public lors d’un concert. Initialement prévu en avril 2020, les iNOUÏS du Printemps de Bourges ont été reporté et auront finalement lieu du 16 au 18 septembre 2020 à Bourges. Evènement lors duquel vous pourrez découvrir la performance des Cheap House et des autres talents sélectionnés !

 
 
 
 
 
Voir cette publication sur Instagram
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Une publication partagée par iNOUïS du Printemps de Bourges (@lesinouisdupdb) le

Pour découvrir l’univers de ces quatre alsaciens, voici un entretien réalisé par Emmanuel Dosda :

House organique de Caribou ou musique contemporaine métronomique de Brandt Brauer Frick… quelles sont vos principales influences ?

Nos premières influences sont venues de Londres avec des artistes comme Kamaal Williams, Yussef Dayes ou encore – notre groupe maître à tous – The Comet Is Coming… Nous ne sommes pas du tout certains de l’influence purement electro à la base, mais les producteurs et DJs eux-mêmes ne s’inspirent-ils pas de tous les genres pour construire leur musique ? Très rapidement ont suivi les français de Magnetic Ensemble ou encore Cabaret Contemporain, dont l’ingé’ son nous accompagne en studio depuis plus d’un an. Chez Cabaret, il y a un truc hyper tight, quelque chose de chirurgical dans l’exécution : ces gars viennent de la musique contemporaine, ce sont des brutes de concentration, mais le côté distant de leur live est largement compensé par la puissance de leur son et la qualité de leurs tracks. Et puis bien sûr MEUTE, fanfare techno allemande tout aussi rôdée, mais d’un autre genre, avec un son live fantastique… Depuis un peu moins d’un an, on a beaucoup creusé du côté de l’ambient, des producteurs comme Jon Hopkins, Solee, Weval… Ce qui ne veut pas dire que Cheap House devient plus tranquille, au contraire !

Jouer de la musique électronique sans machines, est-ce pour l’amour de la performance, le goût du risque ?

C’est à la fois pour l’amour de ces musiques, du live bien sûr, et pour l’amour du collectif. Nous formons une équipe, une machine dont les membres sont indissociables. Toute notre histoire ensemble constitue une cohésion et une force qui font l’efficacité de nos lives : on fait bloc ensemble. Il y a toujours ce petit stress avant de rencontrer le public et partager ce sentiment en groupe, faire cercle en backstage et se chauffer en écoutant du Comet is coming avant de monter sur scène… Et puis le rapport au public n’est pas le même. Pendant les concerts, nous agissons sur le même plan et échangeons constamment. Enfin, quand tu détournes une musique en modifiant les moyens de création qui lui sont a priori liés, tu crées forcément quelque chose de neuf. C’est excitant de chercher dans cet espace.

Votre musique de transe semble avoir des vertus thérapeutiques : peut-elle vaincre de Coronavirus comme Rainbow Saxman mettrait Zornax le terrible à terre ?

Vaincre le virus je ne sais pas, mais elle fait du bien au moral, pour sûr ! Elle permet de relâcher ou de faire exploser un tas de tensions. Et c’est un shot de vitalité assez puissant… Quand avec le public nous suons pendant deux heures dans une même pièce, en partageant la même énergie, le même son, le même mouvement, ça peut avoir un effet extrêmement intense sur le corps et l’esprit… Positivement bien sûr. D’ailleurs je ne vois pas comment on pourrait s’en passer : nous restons convaincus que ces expériences sont nécessaires pour supporter le stress de nos sociétés, surtout dans les villes. On a davantage peur de l’absence prolongée de ces échanges-là que du Coronavirus ! La morosité, l’immobilité, c’est le pire qui puisse arriver dans une société. Alors on va rien lâcher, on va tout faire pour continuer à créer ce lien, à jouer pour et avec le public.

Emmanuel Dosda

En concert :
17/9, Les Inouïs du Printemps de Bourges
1/10, L’Autre Canal à Nancy
23/10, La Lune des Pirates à Amiens
6/12, La Vapeur à Dijon (première partie de Salut c’est Cool)
Le clip de Mélanine de Cheap House sortira le 17/09
Un EP 4 titres sortira le 12 février 2021
www.facebook.com/CheapHouseBand

L’agenda culturel alsacien dans ta boîte mail. S'inscrire à la newsletter Coze

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts.