© Bartosch Salmanski

Depuis de nombreuses années, une belle diversité d’artistes urbains rayonnent dans la région. Parmi eux, l’incontournable Stom500, qui a par ailleurs réalisé la toute première couverture de Coze Magazine en octobre 2011 !

Graphiste, illustrateur et artiste graffiti, il n’a de cesse de pousser sa technique et ses multiples outils le plus loin possible, avec son univers délirant et humoristique nourri de l’énergie euphorique des dessins animés. Très investi dans la vie artistique et culturelle locale, Stom500 se nourrit des rencontres qu’il fait sur les différents événements de la région et à travers le monde, où il a présenté et réalisé de nombreuses œuvres. Au fil du temps, le graffeur s’est créé un riche réseau et s’est fait une place sur la scène de l’Art Urbain mondiale. En 2019, Stom500 a intégré le projet COLORS et est intervenu sur la Direction Artistique du festival consacré à l’Art Urbain Contemporain, complémentaire au projet de customisation des coffrets électriques et murs à Strasbourg. À l’issue de cet événement inédit, qui a remporté un franc succès, il a monté avec Julien Lafarge l’association COLORS . Pour en savoir un peu plus sur le festival et sur la seconde édition, qui se tiendra du 4 au 27 septembre 2020 au Studio 116 à Strasbourg, nous lui avons posé quelques questions.

Coze : Bonjour Stom500 ! Pour commencer, pourrais-tu nous expliquer en quelques phrases ce que c’est COLORS, s’il te plait ?
Stom500 : COLORS est le nom d’un collectif qui a pour but de faire la promotion et d’organiser des événements autour de l’Art Urbain. C’est le nom d’un projet qui a débuté sur les boîtiers électriques de Socomec, présents un peu partout à Strasbourg et dans l’Eurométropole. Il a évolué et a grandit sur des murs, puis sur des façades et enfin la création d’un festival dans un endroit insolite.

Coze : En septembre dernier, s’est tenue la première édition du COLORS Contemporary Urban Art Festival au garage du Graffalgar. D’où est née l’idée d’un tel événement ?
Stom500 : L’idée était de réaliser un festival sous forme d’exposition dans un endroit méconnu du public et d’en faire un lieu d’exposition et de vie éphémère. Pour la première édition, nous étions dans le garage du Graffalgar et avons investi les 500m2 avec une bonne quinzaine d’artistes internationaux. Si les expositions classiques ont pour habitude d’être sur toiles, là, l’idée c’est d’intervenir directement sur le mur ou de créer des installations. On se rend tout de suite plus compte de l’impact que cela peut avoir en vrai. Pour les artistes, c’est un moment intéressant parce que cela permet à chacun de se rencontrer et d’échanger, voir même de collaborer ensemble. C’est un moment très enrichissant qui devient une sorte de résidence artistique.

Coze : Ce premier opus a remporté un franc succès, pourrais-tu nous en dire un peu plus ?
Stom500 : Effectivement, on n’avait pas imaginé accueillir autant de monde. Presque 9 000 personnes sur quatre week-ends d’ouverture, si je me souviens bien. On s’est rendu compte qu’il y avait un vrai intérêt de la part des strasbourgeois et visiteurs, venus parfois de loin pour découvrir les œuvres. On est évidemment ravis de pouvoir partager notre culture et donner quelques explications sur la différence entre le writing, le pochoir, le mural, l’illustration et toutes les techniques et univers qu’on retrouve là-dedans. La sélection artistique est pensée pour pouvoir présenter un maximum de médiums et créer quelque chose de riche à visiter.

Coze : La seconde édition se tiendra tout au long du mois de septembre au Studio 116. Pourquoi avez-vous choisi ce lieu ?
Stom500 : Comme dit, le but est d’être dans un endroit insolite et méconnu du grand public. Le studio 116 est assez cohérent avec ça puisqu’on a de grands espaces pour créer et ça va de soit que les danses urbaines, pratiquées dans cet espace et le graffiti vont de paire.

Coze : Le programme complet n’a pas encore été dévoilé, pourrais-tu nous donner quelques noms d’artistes que l’on pourra découvrir lors de cette seconde édition ?
Stom500 : Comme lors de l’édition précédente, on va avoir des artistes qui ont des univers assez variés, à commencer par Musa71 qui est une artiste espagnole qui réalise des lettrages depuis plus de 20 ans. Cette année, on aura aussi des artistes qui sont plus dans la recherche et se consacrent à des oeuvres abstraites comme l’Outsider . On a aussi la chance de recevoir le collectif 123 Klan , qui vient de Montréal et qui est une réelle référence dans le milieu, tout comme de jeunes artistes locaux qui gagnent à être connus! La programmation complète du festival ainsi que la programmation « hors les murs » sont à découvrir sur notre site.

Coze : Comment concoctes-tu ta programmation artistique ?
Stom500 : Encore une fois, l’idée c’est d’avoir une programmation assez variée, avec des ponts entre certains artistes. C’est assez dur parce que des styles, il y en a énormément et pas autant de murs, malheureusement. La programmation se fait grâce à des rencontres que j’ai pu faire sur d’autres festivals ou alors j’invite tout simplement des artistes qu’on a envie de rencontrer. C’est un moment de partage avant tout, alors on essaye de créer une bonne équipe pour créer de l’émulation et du partage entre les artistes. Je pense que ça s’est ressenti au Graffalgar et devrait être pareil cette année !

Coze : Est-ce qu’il y aura des événements de prévus dans le cadre du festival, au studio 116 et en hors les murs ?
Stom500 : Avec cette crise sanitaire, il est assez compliqué et long d’avancer sur la programmation « hors les murs », mais nous y travaillons actuellement et nous pourrons vous annoncer de belles surprises. Nous avons déjà pu valider une façade à Schiltigheim, une sur le campus de l’Esplanade, un énorme mur à la Krutenau et un projet exceptionnel au Château des Rohan de Saverne. On travaille aussi sur la mise en place de quelques conférences et rencontres avec les artistes. Le programme sera chargé, alors restez connectés !

Coze : En raison de la crise sanitaire, comment vous organisez-vous pour mettre en place les différentes mesures ?
Stom500 : On va, évidemment, tout mettre en place pour que les mesures et les gestes « barrière » puissent être respectés. On travaille encore sur le dispositif, mais tout devrait bien se passer, sans que ça soit trop anxiogène et dangereux pour le public.

Coze : Que peux-tu nous dire de plus ?
Stom500 : On débranche W9 et NRJ12 et on vient au COLORS – Contemporary Urban Art Festival powered by Socomec ! 

www.stom500.com
colors-art.eu

Emilie Jade Vauban

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