© Filabel

Du 17 juillet au 15 octobre 2020

Après cette longue période de confinement, vous pourrez aérer vos oreilles cet été en vous rendant au magnifique jardin médiéval du musée. Dans cette parenthèse végétale blottie au cœur du centre historique, une source sonore fera jaillir des légendes liées à la symbolique des plantes, des murmures de voix et de chants d’oiseaux, une musique intemporelle… De ce havre phonique, s’évaporeront des parfums acoustiques, des fragrances inouïes dans l’effervescence touristique du quartier.

« Il faut que l’œuvre d’art soit associée aux horizons d’une province, à ses bois, à ses eaux, à l’odeur de ses fougères et de ses prés » C’est avec ces mots empruntés à l’historien d’art Emile Mâle qu’Hans Haug, fondateur du Musée de l’Œuvre-Notre-Dame, justifie la présence de ce jardin médiéval.

L’installation sonore Le jardin de l’ouïe transcrit un certain état d’esprit du Moyen Âge qui vivait près de la nature. Les plantes présentes dans ce courtil, qu’elles soient médicinales, ornementales ou condimentaires, ainsi que la présence de l’eau et l’aspect clos du lieu participent à une représentation symbolique du Jardin d’Eden ou de l’Hortus Conclusus, thèmes iconographiques chers à l’époque médiévale.

Au gré de vos pas, vous découvrirez la symbolique des plantes de ce jardin, les croyances et légendes populaires qu’elles ont contribué à fabriquer ainsi que les vieilles recettes et autres élixirs qu’elles ont suscités.

Comme pour donner voix à de discrètes sculptures représentant des sonneurs de trompe, un ensemble de sacqueboutes (ancêtres du trombone) ainsi que d’énigmatiques polyphonies vocales interprètent de façon épisodique des fragments de L’amour de moy, un air du XVe siècle.

Une halte sous l’ombre du tilleul vous permettra d’écouter des extraits du Roman de la Rose (XIIIe siècle), véritable best-seller de la littérature courtoise.

Mais ce jardin ne saurait être un paradis terrestre sans la présence céleste de quelques oiseaux virtuoses se mêlant à de mystérieuses stridulations d’insectes.

Création et installation sonores : Philippe Aubry / Cie Le Bruit qu’ça coûte

Musée de l’Oeuvre Notre-Dame
3 Place du Château – Strasbourg
www.lebruitquçacoute.fr

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