Dés le 29 juin
Si la majeure partie de la Biennale Photo de Mulhouse  a été reportée en septembre et en octobre, une double exposition sera visible dès le 29 juin sur les berges de l’Ill.
Cette édition intitulée This is the End » (« C’est la fin ») est enracinée dans la relation que la photographie noue avec la fin imminente. Cette édition s’avère, bien malgré elle, au plus proche du moment de bascule que nous vivons, entre un avant et un après.

L’exposition des Berges de l’Ill réunit deux photographes autour de la transformation des paysages par le tourisme. La Canadienne Jessica Auer examine les façons dont les paysages ont été préservés ou modifiés pour le tourisme. À travers ses photographies, elle exprime une profonde préoccupation pour la nature et la vulnérabilité des sites et des communautés éloignées face au tourisme de masse.

Le Suisse Guillaume Collignon interroge la transformation et l’aménagement du paysage par l’homme en montrant des sites touristiques ou des infrastructures sportives monumentales quasiment inexploitées. Des coins les plus reculés de la Turquie au glacier du Rhône (Alpes suisses), partout, le paysage fait face à des altérations majeures résultant des diverses activités de l’homme. Ces images engagent de nombreux questionnements sur notre rapport à la nature.

RE-CREATIONAL-SPACES (2005-2020) LOOKING NORTH – JESSICA AUER : 

Travaillant principalement avec la photographie grand format, Jessica Auer crée des photographies qui adoptent la forme tableau pour examiner les façons dont les paysages ont été préservés ou modifiés pour le tourisme. À travers ses photographies, elle exprime une profonde préoccupation pour la nature et la vulnérabilité des sites et des communautés éloignés face au tourisme de masse. Ses images révèlent les réalités sociales et politiques du tourisme et le paradoxe de tenter de préserver les mêmes sites que l’industrie cherche souvent à exploiter. Les photographies présentées à la Biennale de la Photographie de Mulhouse ont été prises au cours des quinze dernières années. En tant que photographe canadienne d’origine française et latino-américaine, Jessica  Auer a commencé cette exploration en photographiant des destinations populaires en Amérique du Nord et du Sud. En photographiant des lieux qui rappellent « les colonies de peuplement qui ont poussé vers l’ouest », ses images montrent comment l’industrie du tourisme transforme et romance le paysage. Plus récemment, Auer s’est concentrée sur l’Islande. Elle vit maintenant dans une petite communau

DÉAMBULATIONS ENTROPIQUES – GUILLAUME COLLIGNON : 

Qu’il s’agisse de la fonte des glaciers, de sites touristiques ou encore d’infrastructures sportives monumentales quasiment inexploitées, les photographies de Guillaume Collignon interrogent la transformation et l’aménagement du paysage par l’homme. Des coins les plus reculés de la Turquie au glacier du Rhône (Alpes suisses), partout, le paysage fait face à des altérations majeures résultant des diverses activités de l’homme. Lorsqu’il photographie les vains efforts de ceux-ci pour contrer le recul inexorable des glaciers, Guillaume Collignon garde une distance avec le sujet. Ces images silencieuses engagent de nombreux questionnements sur notre rapport à la nature. Notamment dans ses photographies alpines, dans lesquelles les touristes qui se pressent sur les sommets observent et participent inévitablement au destin tragique de ces montagnes de glaces. Les tremplins de sauts à skis tirés de la série Monuments of Madness présentent de véritables ovnis architecturaux exploités le temps d’une olympiade. Derrière les exploits d’une poignée de sportifs, il faut observer une infrastructure extrêmement coûteuse et spectaculaire qui transforme radicalement le paysage et ses environs. Bien souvent, ces réalisations ambitieuses tombent en désuétude. Leur entretien trop gourmand ne peut être assuré par les collectivités qui dans le meilleur des cas, parviennent à les détourner de leur utilisation première en les exploitant en tant que lieux touristiques et restaurant panoramique, alors que dans d’autres cas, ces structures sont abandonnées pour ne garder que le vague souvenir d’une utilisation qui aura duré le temps d’une compétition.

Berges de l’Ill – Mulhouse
la Biennale photo de Mulhouse.

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