Le flipper, jeu incontournable dans tout bar qui se respecte, fait malheureusement partie de ces appareils sur le déclin, pour ne pas dire en voie de disparition. Mais, grâce à une équipe de passionnés, ils refont leur apparition et de la plus belle des manières : dans les hôpitaux strasbourgeois, afin de proposer un moment d’évasion et d’émerveillement aux patients et à leurs proches.

Nous avons rencontré Benoit Petit-Demouliere, initiateur du projet et président de l’association Des Lumières Dans Les Yeux , fondée en décembre 2018 à Illkirch-Graffenstaden.

Coze : Bonjour Benoit ! Pour commencer, pourriez-vous nous expliquer en quelques mots quel est le but de l’association « Des Lumières Dans Les Yeux » ? Comment cette aventure a commencé ?
Benoit Petit-Demouliere : L’idée de ce projet est d’améliorer les conditions d’accueil des centres hébergeant des enfants malades et leurs familles, en y installant des jeux qu’ils ne connaissent pas forcément : des flippers. Le but est de développer un point convivial, joyeux, permettant de créer du lien, de faire oublier durant quelques heures la pénibilité de certaines situations, de sortir les enfants de l’isolement pour découvrir ce plaisir du jeu partagé, les lumières et les sons qui éclairent les visages. Le flipper est un jeu que les enfants ne connaissent pas ou peu et leurs parents sont nostalgiques de ce passe-temps qui a disparu des lieux de détente. Ces appareils sont crées dans le but d’attirer l’attention, par les jeux de lumière et les sons. Et il s’agit de modèles récents, car oui, de nombreuses personnes l’ignorent, mais il existe toujours des entreprises qui produisent des flippers, sur des thèmes modernes.


Coze : Combien de flippers sont actuellement en fonctionnement et où ça ?
Benoit Petit-Demouliere
: Nous avons actuellement deux flippers en fonctionnement depuis près de 2 ans au CHU de Strasbourg (Hautepierre) avec plus de 20 000 parties jouées, c’est un vrai succès. Un troisième aurait du être installé le mois dernier dans la maison des familles jouxtant l’établissement et accueillant les parents et fratries des enfants provenant de loin. Il devait remplacer le flipper que nous avions placé pour tester le lieu.

Coze : D’où proviennent les flippers ?
Benoit Petit-Demouliere : Au début du projet, ma femme et moi avons placé deux flippers que nous avions retapés avec nos enfants. Le but était de voir si cela fonctionnait. Le succès a été rapidement au rendez-vous et nous avons reçu le soutien de certaines associations et municipalités qui nous ont menés à monter une association pour formaliser les choses et permettre l’achat de flippers neufs, sous garantie. Grâce à nos actions, aux dons de municipalités ou d’associations et des particuliers, nous avons réussi à investir dans un flipper neuf placé en consultation pédiatrique de jour. Le second flipper que nous avons acheté ira dans la maison des familles dès que le confinement sera levé. Un partenariat avec l’ARAME (Association régionale d’action médicale et sociale pour les enfants atteints d’affections malignes) nous a permis de placer un autre flipper dont nous assurons l’entretien dans la salle des ados du service d’onco-hématologie.

Coze : Quels sont les prochains projets et actions de l’association ?
Benoit Petit-Demouliere : Nous souhaitons poursuivre nos actions en testant d’autres emplacements comme nous l’avons fait au préalable. Notre idée est toujours de valider un emplacement avant d’investir dans une machine neuve. La garantie couvre les pièces durant deux ans et nous essaierons de faire tourner les machines pour éviter l’usure liée au très grand nombre de parties jouées par les enfants ! Nous avions plusieurs actions de notoriété planifiées mais les plannings ont été bouleversés. Nous espérons pouvoir communiquer rapidement pour être présents sur des rassemblements arcade ou autre de notre région. Nous avons aussi un superbe partenariat avec une artiste alsacienne Camille Epplin qui doit se poursuivre, elle re-décore notre flipper emblématique, celui qui a lancé l’aventure !


Coze : Si nos lecteurs veulent vous soutenir, comment peuvent-ils faire ?
Benoit Petit-Demouliere : Plusieurs solutions, la première est la plus évidente. Les parties de flipper étant bien évidemment gratuites et nos actions bénévoles, le nerf de la guerre permettant d’investir dans de nouveaux flippers est l’argent. Nous pouvons recevoir des dons de particuliers et d’entreprises et émettre des attestations pour les déductions fiscales en vigueur. La seconde aide est liée à la communication, n’hésitez pas à parler de nous, à vous tenir au courant de notre actualité par notre site web ou notre page Facebook . La troisième, très terre à terre, consiste à nous signaler si vous constatez une panne sur le flipper accessible au public. En effet, nous avons tous des vies bien remplies et connaitre cette information sera toujours utile. Et enfin, nous sommes aussi preneur de vos idées, de votre temps libre, bref, rejoignez-vous en tant que membre pour développer notre action !

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