It Must Be Heaven
d’Elia Suleiman

Les critiques ont tendance à reprocher aux films de Suleiman de ne pas être assez politisés… futile recherche de l’exotisme par l’occident si vous voulez mon avis. Que devrait être un film palestinien ? Aucune idée, et franchement je ne pense pas qu’un film « devrait » être quoi que ce soit. Avec légèreté, des jeux de comique de situation à la Keaton et une certaine chorégraphie des corps à la Tati, le réalisateur-acteur souligne, entre autres, l’absurdité des rapports humains d’un monde dont il est le spectateur.
Le petit + : qu’est ce qu’on y boit !
La vérité
de Hirokazu Kore-eda

Au sein d’une chronique familiale bourgeoise, les talentueuses Catherine Deneuve et Juliette Binoche se donnent la réplique pour la première fois. Si bien qu’elles évincent le reste du casting. Mais après Une affaire de famille, la claque est de mise. Pas de celles qui vous explosent au visage comme une vérité jusque là ignorée. Non, ici, point de révélation. Plutôt une claque qui donne envie de réexpédier manu militari Kore-eda au Japon, car c’est là-bas qu’il est le meilleur.
Le petit + : un genre de mise en abîme des divas du cinéma.
Tommaso
d’Abel Ferrara
Sortie le 8 janvier

J’ai souvent estimé à la fois un tantinet égocentrique, mais courageux de réaliser une oeuvre à caractère autobiographique. Parce que finalement, se regarder et trouver en soi ce que l’on est ou peut être n’est pas chose aisée. Ferrara ne boit plus. Son alter-ego Tommaso, interprété par le fabuleux Willem Dafoe non plus. Tous deux cinéastes, ils semblent se poser la même question, comment peut-on continuer à créer lorsque l’on a changé, pour le mieux semble-t-il.
Le petit + : la femme, la fille, et l’appartement du protagoniste sont ceux du cinéaste.