© Sarah Jérôme Collision - Fugue 5 25,5 x 33,5 cm

Du 18 janvier au 15 mars 2020

L’espace d’art contemporain André Malraux vous invite à venir découvrir l’exposition de Sarah Jérôme « À la santé du serpent » qui sera visible du 18 janvier au 15 mars 2020 !

Note d’intention

« Les humeurs jouent un grand rôle dans la peinture de Sarah Jérôme, et il faut envisager ce terme dans toute son ambiguïté, comme elle le fait pour les mots « Fugues », « Clichés » ou « Éclats ». À la fois le genre musical et la fuite, les photographies et les lieux communs, la lumière éblouissante et les fragments dus à une explosion »
Richard Leydier, critique d’art et commissaire d’exposition

À la santé du serpent

Ce titre, au delà d’être celui du texte éponyme de René Char, a une saveur toute particulière pour moi car il est aussi le nom d’une courte nouvelle d’Andrée Jérôme, ma mère. « Une loi veut qu’un serpent se glisse au coeur de toute chose » écrit-elle.

Il y a dans ses mots comme une résonnance, un effet miroir entre son verbe et mes images comme un jeu de kyrielles ou d’associations formelles.

À travers différentes séries de dessins, de peintures et de sculptures, je souhaite montrer le corps comme un territoire/laboratoire à l’intérieur duquel il est l’outil principal et le sujet d’étude. Dans le corpus proposé il sera question de rapports dualistes entre hommes et femmes dans de poreuses frontières entre le bien et le mal. La tendresse flirte bord à bord avec l’ombre d’une menace et les corps glissent de la danse à la fuite et de la chrysalide à la mue.

Le parcours de l’exposition se déploie dans l’espace en deux univers.
• La salle principale comme une salle de bal : la danse, le mouvement dans l’espace et le temps.
• La mezzanine comme une chambre à soi : le corps intime et ses blessures, ses mutations.

Sarah Jérôme

Entre l’âge de sept ans et vingt ans, Sarah Jérôme exerce la danse quotidiennement. Au fil des étirements, des enchaînements et des efforts, elle parvient à sculpter et à modeler son corps. La danse classique appelle à un dressage du corps, une discipline que l’artiste a peu à peu refusée et abandonnée. En 2008, elle décide de se plonger dans le dessin, la peinture et la sculpture. Le corps constitue la colonne vertébrale de sa réflexion plastique. Des ramifications s’opèrent vers d’autres territoires comme le temps, la mémoire, le paysage et la matière. Ses œuvres génèrent des impressions contradictoires. Si la danse représente une source de jouissance et de beauté, elle renferme aussi la douleur, la privation et la soumission. La grâce y est synonyme de torture.

Sarah Jérôme est née en 1979 à Rennes, elle vit et travaille à Montreuil. Diplômée du conservatoire national supérieur de danse de Paris en 1998, elle fait un passage à l’Opéra national de Lyon puis se tourne vers les arts plastiques et étudie à l’école nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Son travail est montré en France, en Italie, en Angleterre, en Suisse, en Belgique aussi bien dans des galeries que dans des foires ou des Musées.

Espace d’art contemporain André Malraux
4 Rue Rapp – Colmar
www.colmar.fr/espace-malraux

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