© OMAW © Alice-Films

Dans le cadre de la nouvelle édition de l’événement « Cauchemars du passé », qui explore les côtés les plus sombres de la culture régionale, le Musée Alsacien revient sur l’horreur des tranchées. En marge de cette exposition, Vidéo Les Beaux Jours propose deux rendez-vous autour des questions des traumatismes de guerre.

Rendez-vous le 9 octobre à 19h à l’auditorium des Musées pour la projection du film Of Men and War de Laurent Bécue-Renard, en présence du réalisateur et le 11 octobre à la Maison de l’Image pour la projection de Let There Be Light de John Huston, en présence du docteur Georges Federmann.

Ces films s’attachent à d’autres conflits et à d’autres soldats, mais soulèvent pourtant les mêmes questions : les blessures, autant physiques que psychologiques, la difficulté du retour au foyer, l’incompréhension et parfois l’hostilité de la part de ceux restés « à l’arrière », la culpabilité d’être revenu quand d’autres ont perdu la vie…

Of Men and War (Des Hommes et de la guerre)
Laurent Bécue-Renard, 2014, 142’
Alice Films, 
Louise Productions, Radio Télévision Suisse

Ils auraient pu s’appeler Ulysse, ils s’appellent Justin, Brooks ou Steve. Ils auraient pu revenir de Troie, ils reviennent d’Irak ou d’Afghanistan.
Pourtant, pour eux aussi, le retour au pays est une longue et douloureuse errance.
Partis combattre pour l’Amérique, les douze guerriers de Of Men and War (Des hommes et de la guerre) sont rentrés du front sains et saufs mais l’esprit en morceaux, consumés de colère, hantés par les réminiscences du champ de bataille. Leurs femme, enfants et parents ne les reconnaissent plus et les regardent, impuissants, se débattre contre d’invisibles démons.
Guidés par un thérapeute pionnier des traumatismes de guerre, ils vont peu à peu tenter ensemble de mettre des mots sur l’indicible et de se réconcilier avec eux-mêmes, leur passé, leur famille.

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Let There Be Light (Que la lumière soit)
John Huston, 1946, 59’
United States Army Pictorial Services

A la fin de la seconde guerre mondiale, des soldats, choqués nerveusement par les combats, sont soignés par hypnose au Mason General Hospital, à Long Island.
« Nous filmions sans interruption les traitements et surtout les entretiens entre médecins et patients… À mesure qu’ils guérissaient, les malades acceptaient la caméra comme faisant partie du traitement. Les docteurs remarquèrent même qu’elle semblait les stimuler… Je compris que l’essentiel de la santé psychique, c’est l’amour que l’on donne et que l’on reçoit. »

Mobilisé par l’U.S. Army dans le détachement Signal Corps à partir de 1942, John Huston (Les DésaxésLes Racines du cielLes Gens de Dublin) réalisera trois documentaires produits par l’armée américaine.
Témoignage des blessures psychologiques et les stress post-traumatiques ressentis par les soldats revenus du front, Let There Be Light avait créé une vive polémique et fut censuré. Il n’a été montré publiquement pour la première fois qu’en 1981 lors du festival de Cannes, et reste aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs films jamais réalisés sur les conséquences psychologiques de la guerre.

Entrée libre dans la limite des places disponibles

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