Jusqu’au 12 septembre 2018

C’est une très belle harmonie qui réunit dans cette expo deux univers pourtant très différents
mais tout autant vibrants de vie l’un que l’autre. Partant d’assemblages de matériaux
modestement ramassés au rebut, Pinto nous offre des figures très vivantes et criantes de
vérité. Anne-Marie Reeb révèle de son côté notre lien mystérieux et ancestral à la forêt,
fouillant inlassablement avec sa brosse l’infini des feuillages et des frondaisons. Une expo à
voir comme un hymne à la vie sous toutes ses formes !

Sergio Pinto (sculptures)
C’est pour l’essentiel à partir de matériaux de récupération que son travail s’élabore : métal, bois, pierre, objets manufacturés, toujours assemblés avec un sens de l’à-propos qui fait mouche. En les ramassant, il entrevoit déjà ce qu’ils contiennent de possibilités d’expression, de vie et de mouvement. Ses assemblages consistent en fait à mettre au jour et faire éclater l’étincelle de vie que cette matière collectée semble d’emblée déjà contenir. Car pour lui, aucun matériau n’est jamais totalement inerte. Toujours vivantes et porteuses de possibilités d’évolution, les matières qu’il collecte l’invitent à jouer et à dialoguer avec elles en permanence. Ce qu’il fait avec une grande économie de moyens, une absolue fluidité de style et une parfaite justesse d’expression. C’est de cette manière qu’il réalise des pièces très diverses représentant le plus souvent des figures ou silhouettes humaines, saisies dans le contexte de la vie quotidienne, ainsi que tout un bestiaire de figures animales, oiseaux et mammifères.

Anne-Marie Reeb (peintures)
Pour l’essentiel fidèle dans ses derniers travaux à ses thèmes de prédilection, les couleurs, textures et ambiances de la forêt, elle nous présente un ensemble de toiles restituant les atmosphères sylvestres qu’elle affectionne tout particulièrement. Entre toutes reconnaissable, l’écriture picturale d’Anne-Marie Reeb s’identifie totalement à la forêt, à ses arbres et à ses frondaisons, thème décliné inlassablement dans une grande variété de compositions, d’ambiances et de couleurs. La forêt, ses feuillus, ses futaies, les multiples apparences des feuillages selon les saisons, les périodes du jour, les jeux engagés avec la lumière, tout cela alimente la source à partir de laquelle l’artiste renouvelle sans cesse, au fil de ses travaux, les rapports de contraste ou de valeur et les gammes chromatiques. Mais c’est surtout par sa force métaphorique que le thème de la forêt s’impose avec tant de persistance : présence à la fois rassurante et inquiétante, à la fois mystérieuse et accueillante, la forêt nous relie avec notre propre monde intérieur (notre « forêt intérieure ») et nous connecte en même temps mystérieusement à la nature, au temps et au reste de l’univers. C’est ce mystère que la démarche de l’artiste nous restitue avec force.
AIDA Galerie
130 grand’rue – Strasbourg
www.aida-galerie.com
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