CE QU’IL NE FALLAIT PAS MANQUER :

La mort de Staline
de Armando Iannucci

Une comédie satirique qui traite avec humour noir et rire jaune la guerre de succession après la mort du tyran. Mais la force du film se trouve en ce qu’il ne cherche pas inlassablement le gag, par des traits d’esprit et le travail des acteurs, on oscille entre farces et quelque chose de glaçant d’une sombre URSS. Si la délité historique n’est pas à toute épreuve, le film n’en reste pas moins une réussite, drôle et subtile.

Le petit + : quasi à la Monty Python

CE QUE VOUS AURIEZ DÛ MANQUER

Don’t Worry, He Won’t Get Far on Foot
de Gus Van Sant

Après le désastre cannois de Sea of Trees, on trouve un Gus Van Sant en semi convalescence. Il signe le biopic de John Callahan, alcoolique devenu tétraplégique qui trouve la rédemption dans le dessin satirique. Seulement le leitmotiv « pardonner et se par- donner » semble un peu simplet de la part du cinéaste, le scénario manque de profondeur et tourne au pathos mielleux.

Le petit + : Jonah Hill très bon en second rôle apporte une note de finesse

À NE PAS MANQUER

La Révolution silencieuse
de Lars Kraume

Sortie le 2 mai

En 1956 un groupe de lycéens d’Allemagne de l’Est observe une minute de silence en hommage aux insurgés hon- grois réprimés par les russes. Acte de résistance qui devient une affaire d’Etat. Au travers l’exaltation de la jeunesse en quête de vérité, le lm analyse avec intelligence et beauté les mécanismes de l’adhésion et les conséquences de la protes- tation au temps où elle est de fait condamnable.

Le petit + : adaptation de l’autobiographie de Dietrich Garstka

Lauriane Albouy

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