Le jeu vidéo est-il un art ?
A ceux qui doutent encore, je leur demanderai simplement de jouer quelques heures à Ori and the Blind Forest; le débat qui en découlerait serait sûrement très intéressant. Incarnant Ori, petite créature mi-chaton mi-lapin, le joueur est invité à traverser des paysages 2D tous plus beaux les uns que les autres. Mais sous ses apparences de Limbo au pays des bestioles poilues, Ori and the Blind Forest cache bien plus qu’un simple jeu de plates-formes, il s’agit en fait d’un vrai Metroidvania, un pur, un vrai, de ce genre qui marie exploration, montée en niveau et capacités à débloquer. Si la formule exige généralement un véritable savoir-faire en matière de level design, Ori and the Blind Forest ne rate pas le coche et s’avère même brillant, tous les éléments de la structure s’imbriquent d’eux-mêmes tant ils semblent réfléchis et maîtrisés. Mélancolique, amer et ampli d’un doux désespoir, ce conte pour enfants est une création pleine d’intelligence, maline et tout simplement belle, que l’on quittera l’âme en peine une fois l’aventure terminée.
Article réalisé en partenariat avec Ludus Académie .
logoLUDUS2015.indd

L’agenda culturel alsacien dans ta boîte mail. S'inscrire à la newsletter Coze

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation des cookies pour disposer de services et d'offres adaptés à vos centres d'intérêts.