Du 14 janvier au 3 février 2015, l’Opéra National du Rhin accueillera « La Strada », un  ballet en six tableaux sur un sujet de Federico Fellini et Tullio Pinelli.

Gelsomina, jeune femme naïve et innocente est vendue par sa propre mère à l’effroyable Zampano. Ce forain peu recommandable se traîne de ville en ville pour exhiber la force de ses muscles en brisant toutes sortes de chaînes et autres barres de fer. Les jours passent et Zampano se fait toujours plus brutal, Gelsomina toujours plus triste. Pourtant la chance semble lui sourire lorsqu’elle croise le beau et doux violoniste, Matto. Les amoureux s’enfuient. Mais l’illusion ne dure qu’un temps, Zampano de se venger et Gelsomina de dépérir, abandonnée à son sort. Cruelle et sombre intrigue… mais ne nous y trompons pas, le scénario fellinien – typique du néoréalisme italien – offre une poésie irrésistible. Mario Pistoni a su s’en saisir pour créer le ballet le plus emblématique de la scène italienne. Immortalisée par l’interprétation de Carla Fracci, en 1967, la chorégraphie connaît un succès retentissant dès sa première représentation chaleureusement applaudie par Fellini et Giulietta Masina. Tournée dans le monde entier, La Strada, très peu reprise dans l’hexagone, est enfin remise à l’honneur par une compagnie française.

Univers du spectacle

Nous sommes dans une Italie d’après-guerre, c’est une période de grand changement : le monde ancien, rural, pauvre, en place depuis des siècles est en train de disparaître. La ville attire les jeunes, c’est l’exode rural, tout autour de Rome on construit des immeubles d’habitation au milieu des terrains vagues, la musique change, les jeunes dansent le jazz. Le monde de Fellini dans La Strada et son film contemporain. La note di Gabbiria nous parlent de ces changements, de cette confrontation. Au milieu des terrains vagues et des villes nouvelles qui alternent avec des campagnes ancestrales, des fragments du merveilleux d’avant persistent : le cirque vient toujours s’installer sur les terrains près des villes, les processions et la ferveur religieuse sont indemnes, les fanfares continuent de jouer et de défiler. C’est cet univers qui est représenté dans la scénographie. Dans un environnement gris abstrait et minimaliste, viennent s’installer au lointain en silhouette, des pins parasols, des silhouettes de ville nouvelle, des poteaux électriques qui racontent ces paysages italiens. Sur le plateau prennent place en volume et en couleur le cirque, le couvent, la moto-charrette. Des cintres arrivent les objets de lumière : les guirlandes du mariage, les guirlandes du cirque, la silhouette de l’église : toutes les lumières qui sont des étoiles dans les yeux de Gelsomina. L’ensemble de ces éléments créera l’univers de cette « Strada » en revisitant les thèmes de l’univers fellinien.

 

Les représentations : 

Strasbourg Opéra
– Me 14 janvier 20h
– Je 15 janvier 20h
– Ve 16 janvier 20h
– Sa 17 janvier 20h
– Di 18 janvier 15h

Mulhouse La Filature
– Sa 24 janvier 20h
– Di 25 janvier 15h
– Ma 27 janvier 20h

Colmar Théâtre municipal
– Di 1er février 15h
– Ma 3 février 20h *

Ou ça? 

STRASBOURG, Opéra
19 place Broglie – BP 80320
67008 Strasbourg cedex
Tél. : +33 (0)825 84 14 84 (0,15 € / min)
Prix des places : de 12€ à 48€

MULHOUSE, La Filature
20 allée Nathan-Katz
68090 Mulhouse cedex
Tél. : +33 (0)3 89 36 28 29
Prix des places : de 22€ à 48€

COLMAR, Théâtre
3 rue des Unterlinden
68000 Colmar
Tél. : +33 (0)3 89 20 29 02
Prix des places : de 14€ à 32€

Plus d’infos : www.operanationaldurhin.eu

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