Faire germer la note « ré », tel est le dessein de cette formation rassemblant des musiciens de tout horizon et de tout âge. Cette diversité fait tout le charme et l’attrait du groupe qui s’attèle à éveiller les ouïes les plus réservées. L’improvisation est leur outil, le partage, leur crédo.

Conçue comme une œuvre évolutive, « Can you hear me » s’enrichit des savoirs de sa conceptrice et de l’incroyable technique de ses acteurs. La voix joue ici avec les sons, tour à tour sourde, grasse, fluette puis apaisante, elle s’entrelace aux cordes et rythme les percussions.  Joëlle Léandre et son nonet sont d’humeur à communiquer. La collaboration de Jazzdor, Musica et France 3 Alsace leur en a donné la possibilité à Strasbourg cette année.

Si la réputation de la contrebassiste n’est plus à faire, cette femme du Jazz poursuit aujourd’hui son « chantier », celui de l’improvisation. Ses compagnons des cordes, Théo Ceccaldi, Sèverine Morfin, Valentin Ceccaldi sont présents pour l’épauler, avec l’aide des quatre cuivres représentés par Jean-Brice Godet, Jean-Luc Cappozzo, Christiane Bopp et Alexandra Grimal. Enfin le percussionniste Florian Satche et le guitariste Guillaume Aknine constituent de solides alliés dans cette quête musicale que l’écriture a su orienter.

Riches de leurs collaborations antérieures, les interprètes servent la cause de Joëlle Léandre avec brio. Chacun y apporte son expérience issue de parcours et de projets respectifs. Elèves d’éminentes personnalités du jazz ou autodidactes comme Guillaume Atkine, chercheurs en musicologie ou spécialiste de la saqueboute (ancêtre du trombone) tous illuminent cette œuvre qui revisite les codes de l’orchestration classique.

Une histoire est comptée, des émotions sont véhiculées au travers de cette recherche musicale, si bien que l’univers audio-visuel du plateau de France Télévision ne semble pas si lointain. Ainsi, certains thème sembleront relatés la vie d’un héros de film des années 30 ou dépeindre un animé de Tex Avery. Qu’on y voit la grimace du fameux loup en smoking, gueule béante ou toute autre chose, la finesse du jeu et la complicité des musiciens suffit à nous transporter.

Valentin Ceccaldi au violoncelle,
Jean-Luc Cappozzo à la trompette,
Christiane Bopp au trombone,
Alexandra Grimal aux saxophones
Jean-Brice Godet aux clarinettes,
Théo Ceccaldi au violon,
Sèverine Morfin à l’alto,
Guillaume Aknine à la guitare électrique ,
Florian Satche aux percussions.

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Texte  : Emile Rennoir
Image : Musica

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