Jeudi 6 juin, c’était le début de la 10e édition du festival Contretemps de Strasbourg, organisé chaque année par l’association Dodekazz. Un apéro Welcome a donc été proposé à partir de 17 heures à l’Abattoir Café pour démarrer tranquillement les hostilités. Ensuite, place au premier concert de ce festival, juste à côté, à l’auditorium du Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg. Deux jeunes filles, prénommées Nadège et Lucile, étaient présentes pour un Live. Il s’agit du groupe électro-pop Andromakers, venu d’Aix-En-Provence et pour la première fois à Strasbourg.
Souvent, par les chaudes journées ensoleillées, à l’approche du soir, il est bon de prendre un petit apéro en terrasse. L’apéritif une tradition populaire ancrée dans tous les mœurs, un moment convivial à partager en famille et entre amis. Les organisateurs du festival l’ont bien compris, et le premier évènement de cette 10e édition du festival Contretemps, était donc un apéro convivial à prendre en terrasse à l’Abattoir Café, histoire d’être bien rodé pour les 10 jours à venir.
Ambiance détendue, légère, finalement très estivale, la terrasse de l’Abattoir Café s’est ainsi transformée en une sorte de récréation très animée, enjolivée par le chant des oiseaux, les quelques arbres planant au dessus de la tête des participants, et bien entendu le soleil très présent.
Enfants, parents, amis ou amoureux, tous sont venus ensemble se détendre et passer un bon moment dans ce que l’on pourrait appeler « La convivialité par excellence ». Les bières et autres boissons désaltérantes, accompagnées d’olives et de petits bretzels, étaient également de rigueur pour se rafraichir.
Et parce qu’un fond sonore est toujours agréable, 2 DJ Set, par Jayyfe et Missoless, se faisaient entendre sur l’ensemble de la terrasse, accompagnant les nombreuses discussions de quelques mix festifs.
Et puisque Contretemps est aussi et avant tout un festival de cultures urbaines, des graffeurs étaient à l’œuvre et réalisaient une fresque sur l’un des murs de la terrasse, participant à l’ambiance cet apéro résolument très sympathique et ouvert.
A ce moment là, une chose était d’ors et déjà certaine : Le festival Contretemps, c’est bien parti !
Et puis juste après, pas loin, à l’auditorium du Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg, c’était l’heure du premier concert de ce festival Contretemps. Beaucoup de participants de l’apéro Welcome s’y sont bien sûr retrouvés, pour profiter du Live d’Andromakers, ces deux jeunes filles venues tout droit d’Aix-En-Provence.
A peine arrivé dans l’auditorium, le décor était posé. Ou plutôt les instruments. En effet, les instruments des chanteuses étaient disposés sur scène avant même que celles-ci n’arrivent. Batterie, synthétiseur, clavier, grelots, un mélange d’instruments assez intéressant. L’Auditorium d’ailleurs, ce n’est pas très grand, mais c »est très beau. La scène est proche du public, les chanteuses l’étaient aussi, ce qui donnait une ambiance assez intimiste pour ce premier Live du festival Contretemps.
Au début du concert, les haut-parleurs ont soudain commencé à cracher de la musique, sans que personne ne soit sur scène. Cela a duré quelques instants avant que deux jeunes filles n’arrivent comme n’importe quel autre spectateurs, montent rapidement sur scène et commencent à jouer avec les instruments en complétant le son des haut-parleurs.
Oui, ce sont bien elles! Ces deux jeunes filles, venues pour la première fois jouer à Strasbourg et ravies d’être là sous ce beau soleil rendant la ville magnifique, c’est Andromakers.
Elles sont souriantes, légères, innocentes, et impressionnent très vite les spectateurs. De par la puissance de leur voix, la variété de leurs compositions, leurs sons aussi extraordinaires qu’originaux. Des chansons en anglais, une en français (« La mer », de Charles Trenet, mais mixé à leur façon), des notes et des sons ramenant souvent à l’enfance, au rose bonbon, aux chambres d’adolescentes.
Dur de trouver un qualificatif pour cette musique électro-pop , agrémentée de formidables jeux avec la batterie, le tambour, les grelots, le synthétiseur, et portée par deux filles très énergiques, qui aiment leur musique et varient avec brio leurs instruments, passant des notes douces du synthétiseur aux tapages tonitruants et pourtant coordonnés sur la batterie. Ce concert et Andromakers, c’est un peu le doux et le fort à la fois, un subtil mélange de ces deux sensations. Non, c’est sûr maintenant, le qualificatif pour résumer la musique d’Andromakers, c’est « Acidulé ».
Acidulé comme le monde enchanté dans lequel Andromakers propose de rentrer grâce aux notes de leur musique, acidulé par la différence et la variété de leurs instruments, certains étant même des jouets de petites filles, acidulé finalement par leur propre caractères à elles, ces deux jeunes musiciennes venues d’Aix-En-Provence et ayant apporté à Strasbourg un monde particulier, unique, fantastique et numérique, mais surtout enchanteur et inoubliable pour les spectateurs.
Rendez-vous vendredi 7 juin à partir de 22 heures pour plusieurs soirées dans divers endroits de Strasbourg. Divers DJs y seront présents pour différents types de soirées et sauront satisfaire tous les goûts. Rendez-vous donc au Mudd Club, Au Rafiot, A La Java, Au Fat Black Pussycat et Au Living Room.
Quoi? Comment aller à tous ces évènements en même temps dites-vous?
Mais c’est ça l’intérêt, c’est qu’ils soient en même temps, pour pouvoir varier sans cesse les plaisirs.
Vendredi 7 juin, vous l’aurez bien compris, c’est un BAR2BAR DARKDOG !
Programme du festival : www.contre-temps.net
Article et photo : Philippe Schnee