8 pistes sur l’EP, quasiment format album, quelles sont les différences avec un album?

Le batteur ! L’EP nous servait de carte de visite pour entreprendre une démarche afin de trouver des dates, c’est loin d’être une fin en soi, il s’agit de prendre la température. À la base, on était que deux (Gilles et Max), avec très peu de moyens, puis Yann et Benoît nous ont rejoint.

L’influence des couleurs ?

C’est un état d’esprit, on associe les choses et l’on sent la musique sous un angle visuel, en créant une atmosphère, pour lui donner de multiples sens.

Cela a-t-il quelque chose à voir avec les concerts ?

On a voulu aller à fond dans le concept de couleurs et de formes, comme les triangles (cf la pochette). L’un des membres est le graphiste du groupe, il s’agit d’une satisfaction personnelle de tout réaliser.

Ce n’est pas un projet à plein temps, on fait tous des choses à côté.

Rockers qui se sont mis à l’électro, ou l’inverse ?

Ni l’un ni l’autre. Nous sommes des amateurs de musiques qui s’y sont mis comme des geeks avec des ordinateurs et l’on s’est plus dirigé vers le côté ‘musicien’.

Comme l’on se connaît depuis longtemps et que l’on a eu des projets ensemble, on s’est mis à partir dans un autre projet, que l’on a commencé juste à deux. Les ordinateurs nous ont permis de ne pas être trop limités, le champ des possibles était ouvert à fond !

Quels logiciels utilisez vous ?

Music Pro surtout, puis aussi Live. L’on part de lignes mélodiques de guitare et l’on rajoute des claviers.

Maintenant on développe les idées à plusieurs en jouant, il y a moins de couches et de recherches. Quand on a du bosser pour l’EP, on a regardé ce qui devait être transcrit avec une nouvelle batterie, maintenant on regarde sans les ordinateurs et l’on fait des ajouts.

Pour le disque, on a envie de faire quelque chose qui tient la route en live, ce qui constitue quelque peu des limites, on attend que les progrès scientifiques nous permettent d’avoir un troisième bras ! (rires).

Quid du concept de l’album ?

L’on trouvait ça amusant, le concept des couleurs, c’est le début du projet que l’on a sorti en Belgique. L’aspect visuel a toujours été quelque chose qui nous a touché beaucoup.

Le label n’était pas une coïncidence (Jaune-Orange, ndlr), beaucoup de gens nous l’on souligné !

Le nom Pale Grey renvoyait à une certaine mélancolie, mais l’on a ajouté des nuances et une certaine énergie avec des morceaux un peu plus pétillants.
Lors des tournées en Belgique et en France, avez vous vu des différences ?

On joue dans des petits lieux et les retours sont assez positifs. Que ce soit en Belgique ou en France, on est dans des bars-concerts, où ce ne sont pas de grandes salles.

Au niveau du public, il n’y a pas grandes différences, mais la France étant plus grande, il n’y a pas de grosses connivences, contrairement à la Belgique.

Sinon, on a vu la Cathédrale, et la Fnac !

Venez-vous tous du même univers musical ?

Il y a 15 ans entre le plus jeune et le plus vieux ! Nous somes des amateurs de musique ! Cela fait une richesse quant à notre background musical.

Au niveau du son « Pale Grey » ?

Rock-indie. Animal Collective, Foals, Why?, Errors, Notwist, des chansons dans un format pop avec une petite touche originale !

À la base, notre truc, ce sont les mélodies qui nous guident. On est pas des grands ingénieurs du son, on ne prend pas de plaisir à ‘chipoter’ un son, par exemple !

Chacun des instruments a son importance, autant que la voix, qui arrive souvent en fin (on comble avec du yoghourt au milieu pendant le travail de création). Un groupe comme Phœnix, ce sont des fous des mélodies, des paroles, au niveau de tout ce que la musique peut représenter. Ce n’est pas un but, mais l’on y accorde de plus en plus d’importance.

Quand on était que deux, c’était presque un projet sans voix.

La scène Belge ?

Nous ne l’écoutons pas tant que ça, il y a des groupes comme Balthazar qui sont des références pour nous. Il y a beaucoup de choses qui se passent en Belgique. C’est un petit pays, l’on a fortement tendance à se tourner vers des groupes qui ne sont pas belges. Les groupes belges ne sont pas influencés par les autres groupes belges, c’est pour ça qu’il y a autant de groupes différents dans un si petit pays.

Il y a surtout une frontière linguistique. Malheureusement pour les wallons, il y a beaucoup de choses et de décisions qui sont prises par des néerlandophones. Ce n’est pas une priorité, mais il y a plus de moyens. C’est plus rapidement des groupes néerlandophones qui vont aller plus loin et être mieux encadrés.

Un exemple, c’est dans le collectif Jaune Orange, il y a The Experimental Tropic Blues Band, qui a fait son 3ème disque avec Jon Spencer (leader du Jon Spencer Blues Explosion, ndlr). Ils ont pleins de bons retours côté Wallonie, et même avec une carte de visite labellisée Jon Spencer, ils n’arrivent pas à faire la presse en Flandre. Dans notre pays, il y a déjà cette différence marquée entre Wallonie et Flandre.

Pour ceux qui veulent être endorsés, il faut courir …

Il y a deux pays au niveau culturel. Mais quand on a joué devant un public flamand, on a toujours eu de bons retours. À Ghent, on a participé au Deep in the Wood, on a été un coup de cœur des organisateurs, eux Flamands !

Ce n’est pas le peuple qui a amené à 500 jours sans gouvernement, mais bien une petite poignée de gens.

Le nom ?

C’est un peu comme Dr House, qui donne plusieurs versions pour la même maladie !

La grotte de mes parents, dans les Ardennes, à Botrange. Il y a un des plus gros taux de brouillard par an, c’est une référence au brouillard omniprésent. Il y a aussi sûrement de l’inconscient issu d’autres noms, ou de paroles de chansons, puis le côté visuel qui était déjà pré-existant. On voulait un nom avec une couleur sans trop la choisir. C’est marrant de dire qu’un gris est pâle !

C’était super de donner un nom à son groupe en fonction du lieu, sans trop abuser, mais donner une identification géographique à son groupe tout en restant dans le vague !

Benoît joue dans un autre groupe, Hollywood Pornstars, c’est un de ses autres projets et il a beaucoup roulé sa bosse dans tous les festivals Belges et surtout en France !

Texte : Sven & Sven, from Natugla .
Photos et images : www.myspace.com/palegreymusic
Pale Grey by palegreymusic

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