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© Emmanuel Sanz

Territoires de Django Ettori, Sophie Larroche et Emmanuel Sanz

Du 19 septembre au 2 octobre 2019
Vernissage : samedi 21 septembre à partir de 15h

Le titre « territoires » est là pour donner à cette expo la note tribale, archaïque et
animale qui convient aux œuvres rassemblées : couleurs, matières et lumières pour les
pièces abstraites de Django Ettori, figures animales modelées en terre pour Sophie
Larroche, trames, profondeurs et transparences pour les toiles d’Emmanuel Sanz, tel
est le programme de l’expo. Chacun donne ici en partage et livre accès à ses
territoires personnels, pour certains intérieurs et parfois intimes.

Django Ettori – peintures
Il revient pour cette exposition à la couleur et à l’expression abstraite, retenant de ses précédents travaux en noir et blanc la dimension graphique et l’utilisation du peigne, cette fois appliquées aux couleurs. Les supports sont de nature diverse, alternant les surfaces lisses, comme le PVC et les surfaces plus texturées, comme la toile. Les travaux se caractérisent par les amples respirations qu’apportent les contrastes de densité et de matière : amas opaques de couleur alternent avec coulures transparentes et voiles diaphanes réalisés à l’encre. Les références à l’espace et à la lumière restent par ailleurs au cœur de l’expression.

Sophie Larroche – sculptures
Elle présente ici une sélection de ses modelages en terre cuite patinée. Une part importante de son activité se consacre à la représentation animalière. D’un côté, les figures animales qu’elle réalise peuvent apparaître dans la plénitude de leurs formes, passant pour cela par la simplification et la stylisation des lignes afin de magnifier la dimension volumique du sujet. Dans ce cas, les figures apparaissent comme un hommage apaisé rendu à un monde animal perçu comme intemporel. Elle réalise également d’un autre côté des figures dont les volumes semblent comme creusés jusqu’à l’os, le travail privilégiant l’expression nerveuse de l’attitude ou du mouvement. Dans ce cas, les figures ne sont plus représentées qu’en partie, évoquant la vivacité de l’esquisse. Ici, le regard sur l’animal est aux aguets, plus inquiet et plus interrogatif, suggérant la précarité du vivant.

Emmanuel Sanz – peintures
Il a apporté pour cette exposition un ensemble de toiles abstraites réalisées à la peinture acrylique et à l’encre. Elles se présentent toutes avec un fond fluide et comme en mouvement, sur lequel se détachent des formes simples, souvent proches du cercle, disposées dans un ordre régulier et systématique, comme pour prendre force de mantra : l’artiste évoque à leur sujet les formes moléculaires et les cycles lunaires… La régularité de cette grille formelle subit de place en place des altérations qui génèrent une part vivante d’irrégularité dans l’uniformité de la répétition. Les couleurs sont d’une douceur extrême, les gammes chromatiques sont restreintes et volontairement resserrées. En fait, chaque pièce de cette série semble nous livrer la représentation ultrasensible d’un espace mental. Chacune propose une forme d’expérience de pensée.

AIDA Galerie
130 Grand’rue – Strasbourg
www.aida-galerie.com

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