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Théo Sauer

L’art de l’eau – 4 regards

Du 5 au 18 septembre 2019

Pour cette première exposition de la rentrée, AIDA Galerie a invité quatre aquarellistes, tous représentants de la Société d’Aquarelle du Grand Est (SAGE). L’aquarelle est par excellence un médium de la transparence, le plus respectueux aussi des pigments de couleur… C’est dans ce sens d’ailleurs qu’elle est un art de l’eau. Car l’eau est le médium par lequel les pigments de couleurs sont déposés sur le papier, si bien que l’aquarelle c’est d’abord savoir conduire et maîtriser l’eau. Il s’ensuit en retour que les aquarellistes, par affinité avec cet élément, affectionnent tout particulièrement de représenter la fluidité de l’eau et de ses milieux…

François Malnati
Les jeux optiques auquel se livrent les objets qui forment notre environnement le plus banalement quotidien excitent tout particulièrement son attention. Les transparences du verre ou de l’eau sont naturellement très souvent à leur origine, générant toutes sortes de fantaisies optiques. C’est en toute cohérence que les ressources de l’aquarelle sont pour cela mobilisées. Elles restituent avec fluidité ces jeux de lumières et ces géométries labyrinthiques qu’engendrent les surfaces concaves et convexes de verres et de bouteilles tout à fait usuels.

Catherine Mithouard
Son univers se nourrit d’expression gestuelle, de signes, traces et éléments d’écriture, ainsi que d’un répertoire d’ambiances, de couleurs et de mises en espace tiré du paysage. Elle a apporté pour cette exposition des aquarelles exploitant davantage le registre graphique de sa palette visuelle, que valorisent des gammes de couleurs resserrées, proches du monochrome. Les séries qu’elle nous montre ont pour titre : « sentinelles du vent », « ombres », « silence » ou « arbres ». Ces ambiances évoquent des silhouettes à peine perceptibles dans le vent et le sable, peut-être des arbres, peut-être des figures Massaï…

Pierre Rossi
C’est du paysage qu’il livre sa vision très personnelle, forgée par la pratique d’une aquarelle travaillée très mouillée. Les ambiances sont aux rideaux d’arbres, aux frondaisons et feuillages découpés en ombres chinoises, saisis à contre-jour. La force des contrastes de valeurs qui en résulte ne laisse que peu de place aux jeux de couleurs, au profit des jeux de lumière et aux jeux de reflets pour les paysages d’eau. Une part de l’inspiration est puisée dans le répertoire des phénomènes optiques rencontrés en photo, certaines aquarelles ressemblant à des prises de vues partiellement solarisées. Il résulte de cette approche que ces aquarelles semblent livrer de ces arbres et de ces feuillages une trace infiniment éphémère, comme dérobée au réel par le sortilège de quelque procédé mystérieux.

Théo Sauer
La parenthèse désormais presque fermée de l’activité industrielle a légué à nos paysages de nombreux espaces naguère industrieux et désormais abandonnés à leur destin de friche. La fréquentation de ces espaces délaissés alimente le répertoire visuel de Théo Sauer. Il restitue à l’aquarelle le chaos apparent de ces installations désaffectées où se joue et se met en scène le lent démantèlement des artéfacts humains face aux forces vives de la nature environnante. Nostalgie, réflexions sur le temps qui passe, sur la fragilité des constructions humaines ou encore plaidoyer pour la nature… ? L’artiste ne livre pas de commentaire. Il se limite à donner son témoignage et en fixe les images avec la précision, la fidélité et l’acuité sensible qu’autorise l’aquarelle.

AIDA Galerie
130 Grand’rue – Strasbourg
www.aida-galerie.com

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