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© Nina Davitachvili

Candidats

Du 20 juin au 3 juillet 2019
Vernissage : jeudi 20 juin à partir de 17h

AIDA Galerie présente les réalisations proposées par plusieurs candidats aux Artistes Indépendants d’Alsace (AIDA), pour une expo associant peinture, céramiques et autres formes d’art visuel. 5 artistes s’exposent aux regards du public en même temps qu’à l’avis du Comité de l’association, chargé d’évaluer les candidatures. Une occasion pour les amateurs de découvrir de nouveaux talents… Après cette expo, les artistes dont la candidature aura été approuvée seront membres de l’AIDA. Elles seront représentées par AIDA Galerie, où elles pourront, si elles le souhaitent, régulièrement exposer leurs travaux.

Géraldine Darriet (peinture)
Elle a apporté des toiles réalisées à l’acrylique et à l’encre de Chine, de formats divers, représentant les unes différentes facettes des paysages de l’Ile de Malte, les autres des souvenirs des lieux de son enfance dans le sud de la France. Son écriture visuelle marie couleurs affirmées et graphismes divers. Elle assume des sources d’inspiration diverses telles que le cinéma, la bande dessinée, le dessin animé ou encore l’esthétique des arts numériques. Il résulte des ressources mises en œuvre une conception très imaginative du paysage, qui lui donne par les accents de couleurs et des apports graphiques, une dimension fantastique et onirique.

Nina Davitachvili (peinture)
Originaire de Georgie, elle a apporté une série de peintures abstraites intitulée « Volcan Ethna ». Cet intitulé est le fruit de la contraction entre le nom du volcan sicilien bien connu pour son activité éruptive et le mot grec « ethnos » désignant la notion de peuple, dans le sens d’un peuplement humain réuni par son lien à un territoire bien identifié et partageant une même culture. Elle apporte ainsi à sa pratique picturale une dimension toute symbolique, associant l’évocation concrète des bouleversements actuellement visibles à la surface du monde avec l’évocation plus souterraine des forces telluriques qui menacent en secret de se libérer.

Yulia Goetsch (peinture)
Elle a apporté une série de peintures à l’huile sur toile représentant chacune un personnage de race féline humanisé, vu dans son décor intérieur. Ce décor est généralement opulent par sa densité, l’intensité et la richesse de ses couleurs : on peut très exactement en dire qu’il respire absolument le luxe, le calme et la volupté. Assis à sa table ou surpris dans son bain, l’animal humanisé qui habite ce décor semble en revanche pris d’une incurable tristesse, ou bien d’une inconsolable frustration, à moins que ce ne soit d’un insondable ennui. Ces pièces volontairement trompeuses tendent à flatter l’œil par le soin apporté aux formes et aux couleurs et en même temps, elles dérangent par leur caractère manifestement désenchanté.

Margareta Goyk-Galvan (sculptures)
Elle a apporté pour cette expo une série de céramiques comportant toutes un décor émaillé réalisé en couleurs vives. Les thèmes de ces céramiques sont divers : masques, têtes, totems, figures inspirées des poupées russes, formes décoratives abstraites… Les formes de départ sont volontairement simples et stylisées, évoquant parfois des objets usuels ou familiers. Leur simplicité les prépare à recevoir leur décor peint, qui forme une part décisive de leur création. Ce décor comprend un mélange de figures géométriques et de motifs figuratifs. Il est généralement net, tranché, contrasté, réalisé en couleurs franches, dont éclat se trouve encore avivé par l’émaillage.

Michèle Klausser (compositions visuelles)
C’est à l’entomologie qu’elle emprunte le mode de présentation des collections d’objets divers avec lesquels elle compose ses pièces. Elle applique ce dispositif non pas à des collections de papillons ou de scarabées, mais à des objets divers ramassés ici et là : coquillages, cailloux, aiguilles de pin et autres productions naturelles et artéfactuelles. Elle classe et dispose ensuite ses collectes par taille, forme et couleur, obtenant de savantes et géométriques déclinaisons du même objet, générant un incontestable impact visuel. Appliqué aux objets naturels, ces dispositifs semblent l’inventaire d’espèces éteintes après une raréfaction drastique du vivant sur terre. Appliqué aux objets manufacturés, ils semblent sortir de la vitrine d’un musée consacré à l’archéologique de notre civilisation, comme si elle avait depuis longtemps déjà disparu…

AIDA Galerie
130 Grand’rue – Strasbourg
www.aida-galerie.com

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