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Il est fort probable que vous ne connaissiez pas encore le jeune peintre strasbourgeois Régis Fauquet. C’est pour cette bonne et simple raison que nous avons souhaité lui donner un petit coup de projecteur en le mettant à l’honneur au mois de février.
© Bartosch Salmanski

Régis Fauquet, le bâtisseur de toiles

Il est fort probable que vous ne connaissiez pas encore le jeune peintre strasbourgeois Régis Fauquet. C’est pour cette bonne et simple raison que nous avons souhaité lui donner un petit coup de projecteur en le mettant à l’honneur au mois de février. Celui qu’on pourrait qualifier d’autodidacte, avec un parcours artistique plutôt atypique, porte un regard original et innovant sur le monde de l’Art, mêlant ses connaissances plastiques et pratiques issues d’une voie entrecoupée entre le domaine artistique et son expérience dans le bâtiment. Avec ses œuvres modernes et générationnelles, il partage, à travers ses productions, de belles valeurs, mais également ses propres expériences et sa vision de ce qui l’entoure. Plein de rêves, ce jeune homme a tout quitté pour se consacrer à un domaine qui le passionne depuis toujours et a pour objectif de suivre les traces des artistes emblématiques alsaciens Hans Arp et Tomi Ungerer.

Comme de nombreux artistes, la passion de Régis pour le dessin remonte à son enfance. Un penchant mis de côté durant quelques années pour laisser place à des activités sportives, comme le football, qui a marqué la grande partie de son adolescence. Après une scolarité générale, il revient vers son premier amour, l’Art, et intègre une mise à niveau en arts appliqués avant de prendre la route pour Marseille, où il rejoint la faculté d’arts plastiques. Après un an au sein de celle-ci et malgré son fort intérêt pour le domaine artistique, Régis commence à s’interroger sur son avenir. C’est alors qu’il prend une toute autre direction et se lance dans le bâtiment, un secteur qui lui permet de gagner sa vie, mais aussi de passer du temps aux côtés de son père. Il y consacre la majeure partie de son temps, mais attend impatiemment la fin de ses journées pour pouvoir rentrer et s’atteler à son envie première : la peinture. Six ans plus tard, il remet tout en question et décide de revenir en Alsace, à Strasbourg, pour se consacrer au 3e art.

Son travail
Régis a toujours eu un rapport très fort à l’identité et au figuratif. Un attrait dû à sa fascination pour les affiches publicitaires (mode et parfum de luxe), qui l’ont beaucoup inspiré dans ses œuvres. Dès ses débuts, il représentait, à la peinture, des icônes sous forme de portraits. Parmi elles, des célébrités du monde de la musique ou du sport comme Michael Jackson, Michael Jordan ou encore Zinédine Zidane. Ses toiles ont été exposées pour la première fois il y a 10 ans, au restaurant Le Cèdre situé dans le quartier de la Krutenau à Strasbourg. Des peintures dans lesquelles il jouait avec les couleurs et avec les ombres qui ont remporté un franc succès. Une première victoire qui lui a donné de la confiance et qui l’a poussé à continuer dans cette voie. Quelques années plus tard, il a créé sa marque de vêtements, Belsa. Une griffe devenue une vitrine pour ses peintures, sérigraphiées sur des t-shirts.

Je me suis mis à la peinture à l’huile parce que je voulais me prouver des choses techniquement.

Le jeune artiste mélange les techniques, entre illustration et peinture, passant du crayon au feutre à alcool, mais également aux aquarelles, à l’acrylique et surtout à la peinture à l’huile. Parmi ces différents outils, c’est bien la peinture à l’huile qui se démarque, de par son côté noble et vif. Il représente de nombreux personnages et s’amuse à transformer les visages en valorisant certaines parties avec les couleurs, mais aussi en mixant les caractéristiques de certaines régions, voir certaines parties du monde. En bref, il présente un savant mélange de cultures avec ses différents personnages.

Durant ces quelques années passées à œuvrer dans l’univers du bâtiment, Régis a touché à tout, travaillé différentes matières et utilisé de nombreux outils. Une expérience différente, mais qui lui a apporté un nouveau rapport, une valeur ajoutée, tant au niveau des techniques que de sa vision de l’Art. Un apprentissage qu’il décrit comme la « meilleure des écoles ». Bricoleur, il confectionne également ses propres châssis. Pour faire la part belle à cet univers, il a travaillé sur une série de toiles autour des métiers du bâtiment, en s’inspirant du film Les Temps Modernes de Charlie Chaplin. Des tableaux qui étaient destinés à être exposés avant son départ de Marseille, mais qui sont restés dans son intimité.

J’ai créé une super-héroïne alsacienne pour rendre hommage à ma région

Actuellement, Régis travaille sur différents projets. Parmi eux, l’un de ses rêves d’enfant : une bande-dessinée dans laquelle il met en scène une super-héroïne alsacienne. Une sorte de dédicace à cette région riche en culture et en histoire, chère à son cœur. Pour son personnage, il s’est inspiré de l’impact de certaines figures iconiques, comme les Geishas et tente de retranscrire à travers cette jeune femme d’une vingtaine d’années des valeurs qu’il partage, comme la place de la femme dans la société. Il la présente comme une « badass » et lui a donné des traits de personnalité (caractère, répartie, humour) qui lui sont propres, et qui ressemblent à ceux de sa maman, à qui il rend hommage à travers cette héroïne. Il la met en scène dans des lieux connus de la capitale européenne, mais également dans des espaces qui ont une connotation personnelle, comme le club de l’AS Pierrot Vauban, équipe dans laquelle il a évolué étant jeune. Pour ce projet, il travaille autant le scénario que le dessin et la mise en couleur. À noter, cette super-héroïne n’hésite pas à glisser quelques mots et expressions en alsacien !

Ses actualités
Dans les prochains mois, il sera possible de découvrir quelques œuvres de Régis, notamment à l’occasion de l’exposition Flàmmekueche ìsch Bombisch’, présentée par COLORS dans le cadre du OFF du NL Contest 2019 et visible du 4 au 27 avril à la  Galerie Art’ Course ainsi que lors de l’exposition de sneakers customisées qui sera présentée sur le stand Coze Magazine au NL Contest 2019, du 24 au 26 mai, en partenariat avec DC Shoes et Sneakers Empire.

Parallèlement, Régis souhaite s’ouvrir à de nombreux médiums : la gravure, la sculpture ou encore la lithographie… Pour un jeune homme ambitieux et talentueux comme lui, on n’a aucun doute sur la réussite de ses futurs projets !

Sitewww.regisfauquet.fr
Instagram : @regis_14

La couv’ vue par l’artiste :

« J’ai choisi de représenter une alsacienne pour la couverture du magazine Coze. Pour ce qui est de la technique, c’est de la peinture à l’huile. J’ai décidé de peindre cette alsacienne en hommage à ma région, étant donné que je suis natif d’Alsace et puis ça rentre bien dans le contexte vu que Coze est strasbourgeois. J’ai essayé de remasteriser l’alsacienne, la mettre dans l’air du temps, proposer autre chose que ce qu’on connaît tous, comme les assiettes traditionnelles qu’on a tous eu dans la cuisine de nos grands-mères. »

Test du tac au tac :

> Quel est ton endroit préféré dans le monde ? La Polynésie
> Si tu devais garder une seule musique, ça serait laquelle ? Charles Aznavour – La bohême
> Quel est ton plus gros défaut ? Tête en l’air et râleur
> Si tu devais crier quelque chose dans la rue, ça serait ? Allez Racing !

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