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© Angèle Miss

Empreintes et gravures

Du 7 au 27 février 2019

L’exposition est consacrée aux techniques traditionnelles d’impression et de reproduction : lithographies, monotypes, xylogravures, gravures sur zinc et sur cuivre et autres épreuves obtenues à partir de matrices mises sous presse pour effectuer des tirages. C’est tout un univers très matériel qui se trouve ainsi convoqué, avec ses nombreuses et diverses qualités de papiers, ses plaques de métal, bois et autres matériaux patiemment attaqués à l’aide de burins, gouges et pointes sèches, ou encore mordus à l’eau-forte et à l’aquatinte, encrés puis fortement pressés.

Grâce à ces artistes, cet univers laborieux et pré-numérique se perpétue au cœur de notre environnement contemporain. Notre exposition témoigne surtout de la plasticité de ces techniques, qui se révèlent particulièrement bien adaptées aux expressions et expérimentations contemporaines.

Michel Colin
Il présente pour cette expo des eaux fortes et des pointes sèches en couleurs ou en noir et blanc rehaussé d’aquatinte. Il aborde avec ces techniques d’estampe un éventail de sujets très divers : scénettes, personnages, situations, postures, attitudes, figures animales…, toujours dans un style vif et robuste et avec sens certain de la narration et de l’illustration.

Liz Gartz
Elle pratique un large éventail de disciplines graphiques et picturales, qu’elle se plaît à marier et mixer avec beaucoup de savoir-faire et une grande unité de style. Elle présente dans cette exposition un ensemble d’estampes ou dominent le noir et blanc, parfois rehaussé de couleurs. Son expression y combine des effets de transparences, d’assemblages et de contrastes forts entre matières et textures d’un côté, avec d’un autre côté la représentation de figures diverses, rendues dans une facture très figurative, dégageant le plus souvent une dimension symbolique ou allégorique. Les compositions à figures alternent avec des compositions plus abstraites, toujours réalisée avec lyrisme, sans dédaigner parfois quelques emprunts au fantastique, le tout sans la moindre rupture de style.

Charles Goetz
Pour lui, la gravure est un médium parmi d’autres, comme la peinture, la sculpture ou la photo. De fins sillons sont tracés au mince burin dans une fine plaque de cuivre ou de zinc. L’encre prend possession des creux et le papier s’en nourrit. Parfois le graveur utilise des procédés plus complexes pour obtenir des rendus plus subtils… eau forte et aquatinte offrent une véritable alchimie de nuances. La gravure exige de la patience, ce qui laisse au graveur le loisir d’épancher son cœur de poète. Charles Goetz aimait se promener dans la nature pour se ressourcer. La campagne et la forêt voisines de son atelier de Brumath ont été pour lui des sources de belle inspiration. Les gravures sélectionnées par son fils Marc Goetz pour cette exposition sont pour l’essentiel réalisées avec la technique virtuose de la taille douce.

Angèle Miss
Elle a apporté pour cette exposition une série homogène de monotypes de 60×80 cm prenant pour thème « la bibliothèque ».
L’évocation de ce thème fait référence à l’écriture et à son aptitude à stocker la mémoire et les clés de compréhension des civilisations qui depuis le monde antique se sont succédées jusqu’à l’actualité contemporaine. En un sens, les techniques de l’estampe perpétuent la pratique de ces cultures de l’empreinte visiblement déchiffrable, confiée à un support durable et matériel directement marqué par elle. Les compositions qu’elle a réalisé pour cette série de « bibliothèques » emboîtent et imbriquent de nombreuses textures et trames, chacune prise à une échelle différente, symbolisant cette convergence de traces laissées sur des
supports variables selon les âges qu’est une bibliothèque. Avec tout de même toujours la même interrogation, qui manifestement inquiète de nombreux artistes d’aujourd’hui : cette pratique n’est-elle pas de nature à se dissoudre dans le numérique et le virtuel, et le fil de sa transmission plus que millénaire ne risque-t-il pas de se casser ?

Dominique Pery
Elle a apporté pour cette exposition une série de gravures réalisées à l’aide de la technique dite « au sucre » qui, à l’aide d’un mélange au sucre appliqué sur la plaque d’impression, permet une mise en œuvre souple et intéressante de l’eau forte et de l’aquatinte. Avec cette technique, elle a réalisé quelques séries d’estampes en majorité non figuratives et en noir et blanc.

Robert Pfeiffer
La diversité des techniques de l’estampe ouvre un large répertoire d’expérimentations qu’il tente avec délices : la diversité des matrices utilisables (pierre à litho, linoleum, bois, plaques de métal, contreplaqué…), l’ordre, le nombre et le sens des passages pour chaque tirage ainsi que l’utilisation de différentes couleurs à l’encrage ouvrent autant de possibilités. Jongler avec toutes ces variables permet de risquer de multiples aventures. Il nous présente un ensemble d’estampes récentes, gravées à la gouge ou au burin selon les matrices, qu’il a tirées sur les presses de son atelier. C’est avec ces différentes techniques qu’il réalise des compositions librement abstraites, faisant la part belle aux dynamiques de mouvement et aux effets de matière, de superposition et de transparence.

AIDA Galerie
130 Grand’rue – Strasbourg
www.aida-galerie.com

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