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KOTOVSK - PARC DES CHEMINOTS - 19 DÉCEMBRE 2013 - 14H39 La statue de Lénine a été détruite dans la nuit du 8 au 9 Décembre 2013. KOTOVSK - CHEMINOTS PARK- DECEMBER 19 2013 - 2:39PM The Lenin statue was destroyed in the night of December 8-9, 2013.

Ukraine, de Maïdan à la guerre de Guillaume Herbaut

Du 18 janvier au 31 mars 2019
Vernissage : vendredi 18 janvier à partir de 18h

« Les révolutions ne sont jamais écrites d’avance. Lorsqu’elles s’éternisent, le temps joue contre l’événement – peu à peu les héros s’épuisent et livrent des personnages aux destins de plus en plus incertains. Depuis des années, Guillaume Herbaut se rend en Ukraine pour y suivre les tensions entre les partisans d’un pays tourné vers l’Europe et ceux qui sont attirés par sa composante russe.

Cette lutte qui commence par l’occupation héroïque d’une place de Kiev se transforme en une guerre de tranchées dans l’est du pays : comment traduire cette installation d’un peuple dans ce qui devient aux yeux de tous une époque maudite ? Peut-être en donnant à chaque être révolté la figure d’un combattant, et le faire entrer dans la légende de l’actualité.

Comment ne pas rappeler que c’est là, à cet endroit précis du monde, au milieu du XIXe siècle, que la photographie s’est pour la première fois affrontée à la guerre ? Guerre de Crimée (1853-1856) : l’Anglais Roger Fenton avance avec son van-laboratoire tiré par six chevaux et dans lequel il développe ses plaques de verre au collodion. Elles serviront à faire graver « d’après photographie » les premières images de presse de l’histoire.

Herbaut retrouve quelque chose d’archaïque dans la guerre du Donbass : figures taciturnes, paysages figés, atmosphère gelée. Herbaut fraternise avec ses ancêtres photographes comme les séparatistes et l’armée ukrainienne rejouent l’antique dispute de l’Europe et de l’Asie. »
Michel Poivert

« De Tchernobyl à la guerre. L’Ukraine est un marqueur dans mon parcours photographique. Par ce pays, je suis passé du photojournalisme classique en noir et blanc, à une photographie documentaire qui relate le drame invisible d’une catastrophe nucléaire. En 2001, Dès les premiers instants je me suis senti lié à ce territoire. Les couleurs, me rappelaient celle de mon enfance. Les gens m’acceptaient dans leur quotidien. Je découvrais la zone interdite contaminée. Un monde parallèle, un rapport au réel différent, une interrogation sur la manière de photographier les traces de l’Histoire.

Depuis je vais chaque année dans ce pays. 2004, la révolution Orange et le Donbass. Puis, le retour des cosaques, symboles d’une identité ukrainienne. 2008, la crimée et ses tensions intercommunautaires. Des séries de reportage, comme un puzzle qui me préparait à suivre la révolution Maïdan et la guerre. L’histoire de ce pays m’a permis d’explorer différentes narrations, de casser des repères pour au final me remettre dans l’actualité et réfléchir sur le photojournalisme aujourd’hui. À l’image de la contamination en tâches de léopard de Tchernobyl, l’Ukraine est partagée actuellement en différentes zones : des zones contaminées, des zones de guerres, des zones de paix comme un miroir du futur de nos sociétés. Une raison qui me pousse à continuer. »
Guillaume Herbaut

Guillaume Herbaut, né en 1970, vit et travaille à Paris. Parallèlement à des commandes pour la presse, son travail documentaire le conduit dans des lieux chargés d’histoire dont il interroge les symboles et la mémoire afin d’en révéler les drames invisibles : Tchernobyl, Auschwitz, Nagasaki et plus récemment le conflit en Ukraine. Ses photographies ont été exposées au Jeu de Paume, à la Maison rouge ou encore dans de nombreux festivals. Il a reçu plusieurs récompenses, dont deux World Press, un Visa d’or, le prix Niépce 2011 et, en 2016, le prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre, catégorie web journalisme, pour son carnet de route en Ukraine produit par Arte Info. La même année, il publie 7/7, l’ombre des vivants aux éditions de La Martinière. En 2018, son travail est exposé à la Grande Arche du Photojournalisme à Paris sous le titre « Pour Mémoire ».

Stimultania
33 rue Kageneck – Strasbourg
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