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Dès le 15 décembre, et ce, jusqu’au 3 mars 2019, Strasbourg servira de toile de fond à une grande manifestation internationale d’art contemporain.

Touch me, la première édition de la Biennale d’Art Contemporain de Strasbourg

Dès le 15 décembre, et ce, jusqu’au 3 mars 2019, Strasbourg servira de toile de fond à une grande manifestation internationale d’art contemporain.

Portée par la galerie associative IMPACT, la première Biennale d’Art Contemporain de Strasbourg a pour objet « l’Homme à l’ère du numérique », un questionnement fondamental au cœur de nos préoccupations actuelles.

Durant 11 semaines, au sein de l’Hôtel des Postes, l’exposition de la première édition, intitulée TOUCH ME, invitera le public à s’interroger sur nos rapports aux nouvelles technologies et sur la façon dont internet a profondément modifié nos comportements et notre société.

Ainsi, au travers de plus de 40 œuvres, près de 20 artistes de 9 nationalités livreront leur regard et ressenti… On pourra découvrir le travail de Sarah Ancelle-Schönfeld, Aram Bartholl, Vincent Broquaire, Paolo Cirio, Claude Closky, Alain Della Negra & Kaori Kinoshita, Constant Dullaart, Mark Farid, Jia, Philipp Lachenmann, Florian Mehnert, Harding Meyer, Adrien Missika, Trevor Paglen, Evan Roth, Anick Joyce Sadiq et Louis-Philippe Scoufaras.

LES ARTISTES :

Sarah Ancelle Schönfeld (DE) – Artiste plasticienne
Le travail de Sarah Ancelle Schönfeld s’amuse de l’imaginaire spirituel et scientifique. Il se reflète sur différents types de production en lien avec la connaissance, le contrôle et la vérité, constituant et reproduisant le “moi” humain dans le monde. Sa méthode consiste en l’appropriation des concepts avant de les recomposer. Afin de créer de nouvelles significations et de nouvelles perspectives, les structures sont découpées, analysées et reconstituées, grâce à des techniques et des expériences alchimiques.

Aram Bartholl (DE) – Artiste multimédia
Ses œuvres créent une interaction entre Internet, la culture et la réalité. Il s’interroge sur la manière dont nos canaux de communication nous influencent. Bartholl ne questionne pas seulement sur ce que les humains font des médias, mais aussi sur ce que les médias font de nous. Les tensions entre le public et le privé, online et offline, vie virtuelle et vie quotidienne sont au cœur de son travail. Ses interventions et installations publiques impliquent souvent des manifestations étonnamment matérielles du monde numérique, défient nos concepts de réalité et d’immatérialité.

Vincent Broquaire (FR) – Artiste illustrateur, dessinateur, vidéaste
Son travail se développe autour de dessins, films d’animations, sites internet, installations vidéo et livres. Après des études à l’école des Beaux-arts de Lorient et aux Arts Décoratifs de Strasbourg (HEAR), Vincent Broquaire participe à de nombreux projets d’exposition en France et à l’étranger. L’œuvre dessinée de Vincent Broquaire formule des rapports entre la nature et les nouvelles technologies, au centre desquels l’Homme s’impose comme le grand décideur et le grand manipulateur.
Le paysage joue un rôle moteur dans son œuvre, il y est considéré comme une construction technique que l’Homme transforme au gré de ses besoins et de ses caprices. L’artiste construit ainsi une vision critique, nourrie d’ironie et de poésie, portée sur l’Homme et son besoin insatiable de contrôle de son environnement où le réel et la fiction s’entremêlent. Vincent Broquaire fait du paysage, terrestre ou extraterrestre, un décor perfectible en fabrication constante. L’Homme, armé de ses appareils, module, déplace, amplifie, maintient, dévoile, augmente ou supprime chaque élément de son propre décor. Avec un regard à la fois conscient et décalé, Vincent Broquaire manipule l’espace de plus en plus réduit entre le réel et la (science)fiction.

Paolo Cirio (IT) – Artiste multimédia
Paolo Cirio s’intéresse aux systèmes juridique, économique et culturel de la société de l’information. Ses travaux portent sur les champs sociaux impactés par Internet, tels que la vie privée, le droit d’auteur, la démocratie et la finance. Il présente ses travaux de recherche et ses interventions à travers des photos, des installations, des vidéos et de l’art public. Cirio a exposé dans des musées internationaux et a remporté de nombreux prix prestigieux. Ses œuvres ont été couvertes par des centaines de médias et il donne régulièrement des conférences publiques et anime des ateliers dans les principaux festivals d’art et universités du monde entier.

Claude Closky (FR) – Artiste multimédia
Claude Closky n’a pas de formation artistique. Il entre en 1982 à l’Ecole des arts décoratifs (ENSAD, Paris) qu’il quittera à la fin de la première année pour co-fonder le groupe de street artistes Les Frères Ripoulin. Vers 1988, il s’en sépare pour développer un travail indépendant, avec des moyens volontairement pauvres, à partir du dessin et de l’imprimé. À première vue, Claude Closky est un artiste qui fraye avec l’immatérialité. Il est à l’aise avec les supports électroniques, et certains objets qu’il fabrique ne se donnent pas à voir immédiatement, les livres par exemple. Le langage est son modèle pour articuler les matériaux qu’il utilise : images, textes, chiffres, et sons prélevés dans notre environnement, ou fabriqués dans son atelier. Son travail n’en est pas moins concerné par sa spécificité matérielle, son degré de visibilité, et la manière dont il occupe l’espace. Les projets de Claude Closky trouvent systématiquement des biais pour s’émanciper des formats – souvent spécifiques aux sites – qui leur sont imposés. Il cherche à pointer les contradictions de la société contemporaine et de ses représentations ainsi qu’à remettre en cause le rôle de l’art dans la production d’un consensus culturel et de valeurs. Dans son travail, il aborde frontalement et questionne les contextes, les conditions et les retombées de la production artistique, les relations au public.

Kaori Kinoshita & Alain Della Negra (JP) – Réalisateurs, scénographes, artistes visuels
Alain Della Negra est né en France en 1975. Il rencontre Kaori Kinoshita, née à Tokyo en 1970, au Fresnoy et a engagé un travail de collaboration depuis une dizaine d’années, mêlant expositions vidéo et cinéma : leur travail, à la frontière entre le documentaire et la fiction, interroge les identités virtuelles notamment à travers les communautés numériques et appréhende les nouvelles pratiques (jeux vidéos, jeux de rôle, Internet) comme une réponse à la solitude contemporaine. Leur premier long métrage The Cat, the Reverend and the Slaveest sorti en France en 2010. Ils participent à des expositions (Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Centre Pompidou, Palais de Tokyo…) et, parallèlement, réalisent en 2016 le film Bonheur Académie filmé lors de l’université d’été des Raëliens en Croatie.

Constant Dullaart (NL) – Artiste multimédia
Le travail de Constant Dullaart porte sur les vastes effets culturels et sociaux des technologies de la communication et du traitement d’images. Il travaille principalement avec Internet comme un autre espace de présentation et de déformation. Son approche, souvent politique, élabore une critique du contrôle que les systèmes globalisés ont sur notre perception du monde, et de la façon dont nous adoptons passivement leur langage. La pratique artistique de Dullaart inclut notamment des sites Internet, des performances réalisées sur le web, des estampes numériques, des vidéos diffusées sur YouTube, des remaniements de noms de domaines et des publications sur des blogs. La manipulation des images fait partie intégrante de sa démarche artistique, quels que soient leurs réseaux de diffusion.

Mark Farid (GB) – Artiste conceptuel
Farid s’interroge sur la projection que nous avons de notre identité et la manière dont elle est façonnée en fonction des attentes culturelles, sociales et politiques. Il attire l’attention sur l’érosion de la vie privée et sa relation avec l’avènement des médias sociaux, mais aussi sur le rôle qu’à Internet sur la manière dont la perception du public est façonnée.

Jia (CN) – Artiste peintre
Dans son opposition aux propositions de l’histoire de l’art récente adoptée sans discernement par la précédente génération d’artistes contemporains chinois, le travail de Jia, dans son caractère conceptuel, traite souvent d’idées généralement développées dans la culture occidentale, comme l’art basé sur les mots, et de l’adaptation du ready-made à la photographie, inspirée par l’École de Düsseldorf. Mais dans son aspect formel, son travail réinterprète souvent les paradigmes chinois, tels que les modèles de composition de la calligraphie chinoise et des systèmes de projection du paysage chinois traditionnel. Ce choc des cultures entre les éléments formels et conceptuels de l’œuvre permet une critique plus spécifique des conditions entre la Chine et l’Occident. Le plus souvent, l’artiste choisit pour ses œuvres un rendu esthétique pour aborder une réalité atroce. Le travail de Jia interroge sur la communication et le langage à l’ère du numérique.

Philipp Lachenmann (DE) – Artiste multimédia
Dans sa pratique artistique conceptuelle, Lachenmann s’intéresse aux conditions et aux mécanismes de l’imagerie collective et à leur rôle sur les conflits, les vides et les fractures de la société. Il a étudié à l’Université du Film et de la Télévision (HFF) de Munich et à l’Université Louis-et-Maximilien (LMU) de Munich, ainsi qu’à l’Academy of Media Arts (KHM) de Cologne.

Florian Mehnert (DE) – Artiste conceptuel
Florian Mehnert est un artiste conceptuel post-média. Dans son travail, il traite de la réalité de plus en plus technologique, en forte accélération, et de thèmes sociaux et politiques actuels. Il propose une conception élargie de l’art qui met souvent l’accent sur la participation. Dans son projet artistique Waldprotokolle(Protocoles Forestiers) en 2013, en réaction à l’affaire de la NSA, il a mis des forêts sur écoute à l’aide de microphones cachés dans les chemins et les clairières. Dans l’expérience artistique 11DAYS (2015), il a fait piloter une arme de paintball par des visiteurs d’un site web, qui menaçait un rat dans une boîte blanche avec un clic de souris. Son projet photographique REFUGEE STACK (2015) est une réaction et une confrontation avec la situation actuelle des flux de réfugiés. L’expérience sociale à grande échelle LIBERTÉ 2.0 (2016 – jusqu’à aujourd’hui) est une installation d’art participative dans l’espace public qui interroge l’influence de la société sur le Big Data. LIBERTÉ 2.0 traite des interactions entre le monde numérique et le monde analogique, génère un discours public et offre à travers des colloques un accès plus approfondi au débat sur la numérisation de nos vies. Ses œuvres ont acquis une reconnaissance nationale et internationale. En 2016, il a été en résidence au Museumsquartier de Vienne. Ses œuvres ont été exposées au Museum Angewandte Kunst de Francfort, au Kunstverein Wolfsburg, à la Kulturstiftung Vögele, Suisse, au Disseny Hub, Barcelone, à OK Linz, Autriche et au C/O Berlin. Il donne des conférences sur son travail dans des environnements économiques ainsi que dans des universités et des musées en Allemagne et à l’étranger. Ses œuvres font partie de collections publiques telles que la Staatsgalerie Stuttgart, le Regierungspräsidium Freiburg, l’Universtität Darmstadt, le Morat Institute for Art and Art Science à Freiburg i.Br., ainsi que de collections privées en Allemagne et en Suisse.

Harding Meyer (DE) – Artiste peintre
Harding Meyer est un artiste brésilien contemporain connu pour ses portraits photoréalistes à grande échelle réalisés à l’aide de grands coups de pinceaux et de grattage effectué au couteau à palette. Il s’intéresse au visage humain à travers des gros plans sur fonds monochromes provenant de magazines, de films ou de la télévision. Son style reflète la structure linéaire horizontale des images capturées par la télévision ou les couches pixellisées géométriques issues d’Internet. Né en 1964 à Porto Alegre au Brésil, Meyer étudie à la Staatliche Akademie der Bildenden Künst de Karlsruhe en Allemagne où il vit et travaille.

Adrien Missika (FR) – Photographe, vidéaste, installation
Adrien Missika est un artiste que l’on pourrait qualifier de neo-romantique contemporain de par sa capacité à pousser l’observateur à se confronter à un point de vue contenant des éléments spatio-temporels proches et lointains à la fois. La pratique artistique de Missika allie habiletés technologiques et manuelles, mêlant souvent l’attrait du passé à l’époque contemporaine. Les résultats peuvent être vitaux ou décadents, rassurants ou inquiétants, et ils comportent toujours un élément de mélancolie. Il utilise des vidéos de basse résolution, des photos volontairement surexposées, des process d’impression en perpétuelle évolution, des sculptures réalisées avec des objets réutilisés et de nouveaux matériaux, des images de lieux désolés et magnétiques, associées à des bandes sonores artificielles créées spécialement pour chaque occasion. Il ne manque jamais de créer un effet d’aliénation fascinante et hypnotique chez l’observateur. Bien que les œuvres de Missika apparaissent immédiatement interprétables, elles sont en réalité bâties en multiples strates de références historiques, anthropologiques, alchimiques, scientifiques, et particulièrement culturelles et expérientielles. Animé par sa vocation personnelle pour l’exotisme, il effectue ses recherches in-situ, l’occasion d’assimiler, de démolir et de reconstruire à nouveau, incluant le facteur temps, les clichés à travers lesquels chacun de nous construit inconsciemment une certaine image, souvent stéréotypée, ce ce qui nous semble lointain.

Trevor Paglen (US) – Artiste géographe, photographe et auteur
Trevor Paglen est un artiste dont le travail s’étend de la création d’images à la sculpture, du journalisme d’investigation et de l’écriture à l’ingénierie et à de nombreuses autres disciplines. Parmi ses principales préoccupations : apprendre à voir et comprendre le moment précis de l’histoire que nous vivons et développer les moyens d’imaginer des avenirs alternatifs. Le travail de Trevor Paglen a rejoint les collections du Metropolitan Museum of Art, du San Francisco Museum of Modern Art, du Smithsonian American Art Museum, du Whitney Museum of American Art, du Berkeley Art Museum, du Solomon R. Guggenheim Museum de New York, du Victoria and Albert Museum à Londres et du Nevada Museum of Art. Il a expédié une oeuvre en orbite autour de la Terre en collaboration avec Creative Time et le MIT, contribué aux recherches et à la cinématographie pour le film-documentaire Citizenfour couronné par un Oscar, et créé une sculpture radioactive exposée au sein de la zone interdite de Fukushima au Japon. Il est l’auteur de plusieurs livres et de nombreux articles traitant de sujets variés comme la géographie expérimentale, les secrets d’Etat, la symbologie militaire, la photographie et la visualité. On a écrit sur le travail de Paglen dans the New York Times, the New Yorker, the Economist et Art Forum. Il a été récompensé à plusieurs reprises et entre autres, par le Nam June Paik Art Center Prize en 2018 et le MacArthur Fellowship en 2017. Paglen détient un Bachelor of Art de l’Université de Berkeley (Californie), un Master of Fine Arts du Art Institute of Chicago, ainsi qu’un Ph.D. en géographie de Berkeley.

Evan Roth (US) – Artiste multimédia
Depuis 14 ans, Evan Roth travaille dans des institutions artistiques, des espaces publics et sur Internet. Il en résulte des photographies, des sculptures, des vidéos et des sites Web. Son travail est lié à des perceptions stimulantes, souvent par le biais d’utilisations accidentelles d’outils et de technologies. Au cours des quatre dernières années, il s’est concentré sur son projet Red Lines, une initiative artistique et de recherche en cours à l’occasion de laquelle il se rend sur des sites du monde entier où se trouvent des câbles à fibres optiques sous-marins. Ce projet a reçu une subvention Creative Capital et la première commission Artangel Everywhere. Les œuvres de cette série ont été exposées à la Biennale de Sydney, au Musée d’art moderne et contemporain de Rijeka et lors d’une exposition personnelle au Mona Bismarck American Center à Paris. Roth a également lancé deux collectifs d’art, Graffiti Research Lab (LED Throwies, étiquette L.A.S.E.R.R.) et le Free Art and Technology Lab (EyeWriter). Les collections publiques contenant les œuvres de Roth comprennent le Museum of Modern Art de New York, le Israel Museum et le National Media Museum (UK).

Anike Joyce Sadiq (DE) – Artiste vidéaste
Diplômée de la Staatliche Akademie der Bildenden Künste de Stuttgart en 2013, Anike Joyce Sadiq présente depuis son travail dans le monde entier, via des expositions personnelles ou collectives. En 2018, Sadiq expose au NGO de Johannesburg, au Vox Populi de Philadelphie et pendant the Black History Month en coopération avec Sinethemba Twalo à Florence (Italie). Elle a également participé à la Dakar Biennale 2018, à l’exposition Invisible de l’ifa-Gallery de Berlin, à l’exposition Touch à NGBK Berlin et à no stop non stop à la galerie Lothringer 13 de Munich. En 2018, l’artiste est également membre du Kunststiftung Baden-Württemberg et résidente à la Cité Internationale des Arts de Paris.

Louis-Philippe Scoufaras (CA) – Artiste vidéaste, installations, performances
Son travail exprime une relation entre des compositions sonores et des représentations formelles, avec un focus sur le temps et ses possibles transformations en termes monumentaux.

PROGRAMME DES ANIMATIONS ET ÉVÉNEMENTS :

Vendredi 14 décembre, de 19h à 23h : Vernissage
Samedi 15 décembre, de 11h à 19h : Ouverture de la Biennale
Samedi 21 décembre, 20h30 : Concert du groupe Encore (Electro – Strasbourg) @ Café de la Biennale
Jeudi 27 décembre, 20h30 : Concert de Solaris Great Confusion (Indie folk – Strasbourg)
Vendredi 15 février, 20h30 Concert d’Omar Souleyman (Electro world – Syrie)

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