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Dans le cadre du Cycle Mémoriel de Transmission du Centenaire de la Première Guerre Mondiale, la compagnie Mémoires Vives présentera deux spectacles au Point d’Eau, au mois d’octobre.

Deux spectales de la compagnie Mémoires Vives au Point d’Eau, à l’occasion du Centenaire de la Première Guerre Mondiale

Dans le cadre du Cycle Mémoriel de Transmission du Centenaire de la Première Guerre Mondiale, la compagnie Mémoires Vives présentera deux spectacles au Point d’Eau, au mois d’octobre.

Rendez-vous le mardi 16 octobre pour Pointu-Poilu, un voyage dans les tranchées, les paysages et les visages lacérés, les espoirs et les désillusions d’une humanité sacrifiée sur l’autel de la gloire, entre rap et théâtre, burlesque et gravité, rires et larmes, silences et fracas.

Le vendredi 19 octobre, la compagnie nous plongera dans une aventure humaine et artistique qui, au-delà des questions qu’elle pose et des cris qu’elle tente de faire entendre, se construit collectivement sur la rencontre, l’échange, le croisement des arts et des personnes à l’occasion du spectacle Sous leurs cendres, nos braises.

LES SPECTACLES :

> Pointu / Poilu

Peut-on réellement mêler en vrac, l’assassinat de François-Ferdinand à Sarajevo, le système bancal des alliances entre Etats (bipolarisation entre triple alliance et triple entente), la montée des nationalismes et la création de nouveaux pays au XXème siècle (Belgique, Italie, Allemagne,…), l’esprit de revanche des Français après 1871 et même parfois la nature humaine éternellement guerrière ? Si rien de cela n’est totalement faux, il serait intellectuellement plus juste de relier ces causes à un développement plus profond des sociétés européennes, au risque de ne rien comprendre ou de devoir s’en tenir à une sorte de fatalisme multiforme.

Entre rap et théâtre, burlesque et gravité, rires et larmes, silences et fracas, POILU/POINTU est un voyage dans les tranchées, les paysages et les visages lacérés, les espoirs et les désillusions d’une humanité sacrifiée sur l’autel de la gloire.
Deux personnages liés par l’Histoire et les rapports de domination : Mr Kapital, bonimenteur illusionniste et Mr Poilu-Pointu, outil de production et instrument de destruction, nous content ce que fût la Première Guerre mondiale, ses mythes et ses réalités…
Mr Kapital, homme en frac, bonimenteur illusionniste, voyage de ville en ville pour raconter la légende de « La Der des Der », qui d’ailleurs ne s’est appelée « Der des Der » qu’après, parce qu’avant personne n’était vraiment sûr que ce soit la dernière… à part lui bien sûr… sûr qu’elle n’ait pu, sûr qu’elle ne puisse être la dernière… Il raconte et montre une histoire mythifiée qu’il impose comme une vérité par la ruse et la séduction. Il donne à voir l’intime de la guerre à travers le destin de deux soldats… l’un français, l’autre allemand, Mr Poilu-Pointu , l’un et l’autre ne faisant qu’un. Soldat marionnette, ouvrier ou paysan, instituteur ou musicien, père de famille… deux humains, pareils, envoyés des deux côtés se jeter l’un contre l’autre…

> Sous leurs cendres, nos braises

À l’heure où l’ancien monde, moribond, agonisant, malade, use de ses derniers recours pour cacher et minimiser ses barbaries, ruse encore avec les principes et les valeurs universelles, un nouveau monde peine à naître. Sur les décombres passés et présents, il peine à fleurir. Et sous les cendres des guerres passées et présentes, il y a nos braises incandescentes, nos charbons ardents. Il y a nos feux dans la nuit.
Il y a nos corps en mouvement, nos voix libérées, nos mots scandés et chantés. Il y a nos notes de musique comme autant de gouttes de sang versées, comme autant de gouttes de pluie irrigants nos champs de ruines, nos chants de batailles. Il y a l’harmonie de nos instruments de vie. Et il y a nos parcours, nos œuvres… nos respirations pour que nous gardions vivantes les mémoires de nos voix étouffées…
C’est bien 14-18, ses horreurs, ses blessures profondes, ses cicatrices et leurs conséquences futures, ses infamies, ses gaz, sa mort industrielle de masse qui préfigurent et dessinent les contours de ce que sera 39-45, ses déportations, ses génocides. Comme 70 ans plus tard, les guerres d’Afrique ou du Moyen Orient feront naître les monstres et leurs bourreaux, les victimes innocentes et leurs souffrances, qui causeront les mêmes exodes et les mêmes situations d’urgences humanitaires.
Nous ne sommes que ceux parmi tant d’autres, les sombres héritiers de ceux qui nous ont précédés, les illustres anonymes, spectateurs des désastres passés et présents… descendants des sans-dents fracassés des guerres de 14-18 et de 39-45, des insoumis des anciennes et des perpétuelles colonies, des prisonniers des camps de rétention et de déportations, des enchaînés des champs de coton et de canne à sucre, des gueules noires et jaunes du fond des mines de charbon, de fer et de diamants… des victimes collatérales des guerres économiques et impérialistes d’hier et d’aujourd’hui.

SOUS LEURS CENDRES NOS BRAISES puise dans les œuvres d’auteurs et de compositeurs qui durant les guerres modernes, de la première à la dernière nous interpellent sur la condition humaine et l’état du monde. Ce monde qui s’abandonne presque sans broncher à la destruction et à la mort de toute chose. Ce monde qui malgré une technologie qui lui permette matériellement d’offrir à tous une vie digne, se perd dans une course mortifère, une compétition suicidaire, le rendant aveugle et sourd à l’humanité.

SOUS LEURS CENDRES NOS BRAISES est une aventure humaine et artistique qui au-delà des questions qu’elle pose et des cris qu’elle tente de faire entendre, se construit collectivement sur la rencontre, l’échange, le croisement des arts et des personnes.
Un projet qui réunit artistes en devenir, en cours de professionnalisation, parcours fragiles et précaires, carrières en chantier, parcours en construction, artistes en attente… Un projet de création pluridisciplinaire qui doit pouvoir les montrer au monde.

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