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© Denis Roth

Marie-Pierre Arpin et Denis Roth

Du 11 au 24 octobre 2018
Vernissage : samedi 13 octobre à partir de 15h

Cette exposition conjugue les encres et acryliques de Marie-Pierre Arpin avec les sculptures sur pierre du regretté Denis Roth, qui nous a quitté l’an dernier. Chacune des deux écritures est bien éloignée de l’autre et s’appuie sur un propos bien à elle : traduction spontanée, fluide et transparente des paysages, de ses couleurs et de ses lumières pour la première, illusionnisme des apparences et gageures statuaires pour le second. A l’évidence, elles sont pourtant parvenues à se séduire mutuellement, comme le traduit parfaitement notre expo.

Marie-Pierre Arpin (peintures)
Elle nous présente ses peintures acryliques et ses encres récente, avec pour thèmes : toujours des barques et des embarcations diverses aperçues au fil de l’eau, cette fois notamment en Italie; des silhouettes d’architecture romane saisies dans leur paysage d’Auvergne ; et pour finir, une quantité de fleurs d’été, coquelicots, bleuets, agapanthes et champs de lavande. La matière est toujours aussi fluide, mouillée et transparente, préservant tout leur éclat aux pigments des couleurs, affirmées franchement. La palette s’adapte à la lumière de l’été, et tend à délivrer des tons plus clairs, restituant la luminosité de la saison. Pour chacun des thèmes, encres et acryliques se confondent, à l’unisson de la même expression. Elles livrent un résultat visuel où presque plus rien ne les distingue les unes des autres.

Denis Roth (sculptures)
Denis Roth nous a quitté l’année dernière. Réaliser cette expo était pourtant son projet, désormais concrétisé à titre posthume. On lui doit la réalisation de commandes publiques, comme par exemple la tête de Janus imaginée par Tomi Ungerer et installée place Broglie pour le bimillénaire de Strasbourg. Les pièces plus personnelles réunies dans cette exposition ont en commun de contenir toutes, sous des formes diverses et à des degrés divers, une mise en question de la matière même dont elles sont faites. Certaines manifestent un goût évident pour le paradoxe, d’autres ont toute l’apparence d’une gageure de sculpteur.
Ainsi, plusieurs fixent dans la pierre des effets ou des jeux purement optiques : la pierre sculptée semble mettre en scène sa propre dématérialisation. Une pièce représente un bloc dans lequel une figure humaine a été taillée par le ciseau ; mais à peine sculptée, déjà elle ploie sous le poids de la pierre dont elle est pourtant issue, et qui semble l’écraser sous sa masse. D’autres pièces encore substituent leur réplique statuaire à des objets et des matières plus ou moins quotidiennes ou périssables : la pierre sous les ciseaux devient tissu de serviette, verre de bouteille, bois vernis, ou pâte à gâteau. Sans les légères veinures trahissant le minéral qui les constitue, leur réalisme serait littéralement confondant.
Difficile de ne pas percevoir derrière ces différentes expression toujours la même interrogation : que signifie et quelle peut bien être la place de l’art ancestral et plurimillénaire de la statuaire en pierre au cœur de notre monde contemporain, à l’heure des moulages hyper réalistes en résines et fibres de verre ?

AIDA Galerie
130 grand’rue – Strasbourg
www.aida-galerie.com

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